2011 – Jérémy Liron, peintre en bâtiments.

2011 – Jérémy Liron, peintre en bâtiments in Var Mag.

Jérémy Liron peint des paysages urbains avec une prédilection pour les lignes graphiques et les courbes épurées des constructions contemporaines. Leur cadrage, leur contraste, leur profondeur, leur réalisme, donnent aux tableaux de Jérémy Liron un rendu quasi photographique. Architectural. Sans jamais peindre aucun personnage, entre ville et nature, lignes te courbes, matière et espace, Jérémy Liron rend pourtant vibrante la présence humaine. Une interprétation mystérieuse du réel que l’artiste revendique. « Comme la plupart des peintres de sa génération, Jérémy Liron aujourd’hui âgé de trente ans, a dû au cours de ses études aux Beaux-Arts de Toulon, puis à l’école Nationale des Beaux-Arts de Paris, s’accommoder du désintérêt manifesté par nombre d’enseignants à l’égard de la peinture » explique Gilles Altieri, directeur de l’Hôtel des Arts et commissaire de l’exposition. « Cette marginalité forcée a sans doute eu pour seul résultat de renforcer sa conviction d’avoir fait le bon choix. Jérémy Liron a choisi de s’intéresser au paysage urbain contemporain.
En se confrontant à la réalité de notre environnement quotidien pour le traduire de manière à la fois littérale et sensible, il s’appuie sur une longue tradition qu’on peut faire remonter au tableau d’architecture caractéristique de la peinture hollandaise du XVII siècle, avec des artistes considérables comme Vermeer, Jan Van der Heyden et les frères Berckheyde qui ont pris pour sujet des vues urbaines (alors) contemporaines. Par les cadrages qu’il adopte, Jérémy Liron alterne les vues banales et les compositions extrêmement sophistiquées qui approchent la pure abstraction. Mais au lieu d’en conserver seulement de vagues signes comme peuvent le faire aujourd’hui certains peintres expressionnistes, Jérémy Liron porte une attention scrupuleuse au réel. Il serait pourtant erroné de croire qu’il fait de la fidélité au modèle une religion. Bien qu’il utilise la photographie comme point de départ pour sa peinture, il s’accorde beaucoup de liberté par rapport au modèle initial ; car seule la vérité de la peinture guide sa main ».

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