{"id":3194,"date":"2012-09-26T13:44:00","date_gmt":"2012-09-26T12:44:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lire-les-amis\/"},"modified":"2013-08-30T18:00:00","modified_gmt":"2013-08-30T17:00:00","slug":"lire-les-amis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lire-les-amis\/","title":{"rendered":"lire les amis"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est un geste qui va de soi, tout comme de prendre des nouvelles, trainer quelques minutes sur le blog d\u2019un ami ou embrasser les mouvements de groupe sur son mur facebook. Bien s\u00fbr que je sais d\u2019avance que j\u2019en ach\u00e8terais les livres, parfois je les recevrais avant m\u00eame et avec un petit mot qui scellera quelque chose entre celui qui l\u2019a \u00e9crit et moi <!--more-->qui le lirait comme s\u2019il se confiait \u00e0 moi. <br \/>Parfois les piles s\u2019attardent et puis en quelques jours \u00e0 la faveur de trajets de train, je mange trois romans d\u2019un coup. Ce mois-ci, il y a eu le petit recueil de Philippe B., compagnon de route depuis long et \u00e0 qui je dois beaucoup de mon parcours en litt\u00e9rature. Il n\u2019a jamais oubli\u00e9 de m\u2019envoyer son dernier avec quelques mots d\u2019amiti\u00e9 et c\u2019est pour le lire mieux que je suis all\u00e9 vers d\u2019autres et que j\u2019empoignerais un jour les russes et Joyce un peu s\u00e9rieusement. Premier catalogue, il \u00e9tait l\u00e0. Et depuis, plusieurs fois encore. Pour s\u00fbr, dans quelques poign\u00e9es de jours j\u2019irais acheter ce petit essai dont il m\u2019avait confi\u00e9 des \u00e9preuves. J\u2019attends m\u00eame d\u00e9j\u00e0 ceux dont il m\u2019a parl\u00e9 avant m\u00eame d\u2019en avoir \u00e9crit un chapitre.<br \/>>>Philippe Blanchon, <i>Etr\u00e8nes \u00e0 Strenia<\/i>, \u00e9ditions La Termiti\u00e8re.<br \/>\n>>Philippe Blanchon, <i>Joyce, une lecture amoureuse<\/i>, \u00e9ditions Golias.<\/p>\n<p>Il y a quelques jours, ou quelques semaines,<br \/>\nje n\u2019\u00e9tais pas peu fier, et touch\u00e9 de recevoir de Pierre B. en r\u00e9ponse \u00e0 mon dernier petit essai dont je lui avais envoy\u00e9 un exemplaire, un de ses livres qu\u2019il m\u2019avait d\u00e9dicac\u00e9. L\u00e0 aussi, je crois ne pas en avoir manqu\u00e9 beaucoup au fil des sorties depuis que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 le lire. J\u2019ai en cours d\u2019ailleurs le dernier tome de son journal que j\u2019avance doucement, couvrant la d\u00e9cennie 2001\/2010. C\u2019est en 2004 que je l\u2019avais rencontr\u00e9 aux Beaux arts. Dans mon premier livre (<i>le livre l\u2019immeuble le tableau<\/i>), j\u2019avais plac\u00e9 cette anecdote d\u2019un auteur refilant un morceau de ferraille \u00e0 un autre, le revoyant dans les couloirs des Beaux arts. Amus\u00e9 dans les pages de ce journal d\u2019en trouver le contre-point\u00a0; lui, racontant comme il lui cisaille la hanche \u00e0 le porter sur la route, ce bout de bastingage re\u00e7u du copain. <br \/>>>Pierre Bergounioux, <i>Carnet de notes Tome 3<\/i>, \u00e9ditions Verdier.<br \/> >>Pierre Bergounioux, <i>30 ann\u00e9es<\/i>, \u00e9ditions Fata Morgana.<\/p>\n<p>La ferraille c\u2019\u00e9tait Fran\u00e7ois B. qui lui avait refil\u00e9 (qui m\u2019avait invit\u00e9 \u00e0 le faire ce livre sur l\u2019immeuble et le tableau, pour \u00e7a qu\u2019en clin d\u2019\u0153il j\u2019y avais ins\u00e9r\u00e9 cette histoire de bout de fer au minium \u00e9caill\u00e9). Et l\u00e0 non plus pas manqu\u00e9 beaucoup de ses bouquins. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 d\u2019occasion derni\u00e8rement un des rares qu\u2019il me manquait alors que je venais de terminer celui qu\u2019il venait de sortir. Longtemps aussi que son site\/blog est dans les marges du mien comme un point de rep\u00e8re. Souvent r\u00eav\u00e9 qu\u2019on ferait un livre ensemble et plusieurs fois pass\u00e9 pas loin. De lui aussi beaucoup appris, sur comment \u00e9crire mais pas que.<br \/> >>Fran\u00e7ois Bon, <i>autobiographie des objets<\/i>, \u00e9ditions du Seuil.<br \/>\n<br \/>>>Fran\u00e7ois Bon, <i>conversation avec Keith Richard<\/i>, \u00e9ditions Publie.net\/publiepapier.<\/p>\n<p>Parfois je prend le train en route et m\u2019occupe de rattraper\u00a0: derni\u00e8rement me suis dit que j\u2019allais lire ou relire tout Bernard No\u00ebl. Toujours frapp\u00e9 de la justesse des mots, de l\u2019\u00e9paisseur des phrases, de ce travail de fond qui le fait poursuivre \u00e0 quatre vingt ans pass\u00e9s avec une simplicit\u00e9 d\u00e9concertante. J\u2019ai re\u00e7u une belle lettre de lui il y a peu en r\u00e9ponse \u00e0 une encre, touch\u00e9 par son \u00e9criture fine, ces quelques mots humbles et sensibles. J\u2019avais re\u00e7u en cadeau de la part d\u2019Armand D. un portrait film\u00e9 de lui parmi ses livres\u00a0; on le voyait tourner entre les rayons, la fen\u00eatre et la charpente. Dehors la pluie sur le verger et puis ce petit bureau o\u00f9 il \u00e9crit ses lettres. L\u2019impression de toucher quelque chose d\u2019avoir pu faire le lien.<br \/> >>Bernard No\u00ebl, <i>les larmes d\u2019Eros<\/i>, \u00e9ditions POL.<br \/> >>Bernard No\u00ebl, <i>les premiers mots<\/i>, \u00e9ditions Flammarion\/L\u00e9o Scheer.<\/p>\n<p>Armand D. aussi est de ceux dont je suis les avanc\u00e9es et nous nous \u00e9changeons nos livres quand nous ne les \u00e9crivons pas ensemble. H\u00e2te de d\u00e9couvrir son dernier, pr\u00e9fac\u00e9 par Bernard N. M\u00eame g\u00e9n\u00e9ration que moi, l\u2019impression de faire chemin en parall\u00e8le. Cette langue au rythme syncop\u00e9 qui bute aux choses comme une mouche \u00e0 la vitre, le travail de la langue dans son tuyau.<br \/>>>Armand Dupuy, <i>la t\u00eate pas vite<\/i>, \u00e9ditions Potentille.<br \/> >>Armand Dupuy, <i>\u00eatre et<\/i>, \u00e9ditions Mots Tessons.<\/p>\n<p>Mais je disais les retards et cette semaine, apr\u00e8s avoir termin\u00e9 ce livre de Bernard N., je me suis dis que j\u2019allais reprendre tout Duras. Trop entendu parler et dans tout les sens, pas vraiment forg\u00e9 d\u2019avis personnel. Longtemps pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9, mais trop de chemins qui se croisent pour ne faire qu\u2019en lire quelques passages distraitement. Du coup, repris <i>L\u2019Amant<\/i>, pour commencer. La suite est sur la pile. <br \/>>>Margueritte Duras, romans, cin\u00e9ma, th\u00e9\u00e2tre, Quatro Gallimard.<br \/>>>Margueritte Duras, magazine hors s\u00e9rie du Monde.<br \/>>>Margueritte Duras, <i>l\u2019Amant<\/i>, \u00e9ditions de Minuit.<\/p>\n<p>Puis en une heure, sur la m\u00eame logique, empoign\u00e9 un Eric Pessan. Qu\u2019on ait un projet ensemble invite \u00e0 se plonger dans son \u0153uvre, \u00e0 suivre. Compt\u00e9 pas moins de 4 livres sortis cette ann\u00e9e\u00a0: Monde profond, N, plus haut que les oiseaux, \u00f4ter les masques. Comment suivre son rythme effr\u00e9n\u00e9\u00a0? Toujours cette sobri\u00e9t\u00e9, une allure simple qui donne l\u2019impression d\u2019\u00eatre \u00e9crite au fil de la plume, mais dans le d\u00e9tail \u00e7a tient, c\u2019est pens\u00e9. L\u00e0 o\u00f9 quelques autres (Bon, S\u00e9r\u00e9na\u2026 p\u00e9riode \u00e9ditions de Minuit) demandent qu\u2019on y entre et vous emportent progressivement apr\u00e8s avoir pass\u00e9 50 pages, Les livres d\u2019Eric Pessan savent poser des postulas narratifs, des intrigues qui vous prennent d\u00e8s les premiers mots.<br \/> >>Eric Pessan, <i>plus haut que les oiseaux<\/i>, \u00e9ditions L\u2019\u00e9cole des loisirs (jeunesse).<br \/> >>Eric Pessan, <i>Oter les masques<\/i>, \u00e9dition C\u00e9cile Defaut.<\/p>\n<p>Un peu comme de Thomas V. Le premier livre lu de lui c\u2019\u00e9tait par l\u2019interm\u00e9diaire de Dimitri qui l\u2019avait publi\u00e9. Me suis demand\u00e9 tout de suite ce que \u00e7a pourrait donner en \u00e9criture dense. Pens\u00e9 \u00e0 lui pour un de nos livre chez Publie.net, command\u00e9 quelques uns. Puis un jour son premier roman. Un v\u00e9ritable graphomane, quelqu\u2019un qui \u00e9crit comme il respire. L\u00e0 aussi, ce qui rapproche, c\u2019est une affaire de g\u00e9n\u00e9ration\u00a0: \u00e9videmment nous connaissons ces histoires qu\u2019il \u00e9voque, du moins les grandes lignes. Nous aussi on en est \u00e0, \u00e0 peu pr\u00e8s 30 ans, \u00e0 l\u2019aventure de l\u2019installation avec plus ou moins de travaux (pens\u00e9es pour Armand), la naissance des enfants. On est sur ce m\u00eame point de pivot. Quand j\u2019ai achet\u00e9 ici \u00e7a va, la libraire m\u2019a dit\u00a0: \u00ab\u00a0tout le monde aime\u00a0\u00bb, comme pour m\u2019assurer que mon investissement\u00e9tait sans risque. Oui, somme toute, cette attention  sensible et douce aux choses ordinaires, sans pr\u00e9tention, est quelque chose qui se laisse ais\u00e9ment partager. C\u2019est comme avec certains films qu\u2019on regarde avec l\u2019envie de se faire du bien, de s\u2019apaiser. S\u00fbr que l\u2019on poursuivra quelques choses ensemble, avec Dimitri V. et Guillaume S., en imagistes. Command\u00e9 ce matin ses bricolages hopperiens.<br \/> >>Thomas Vinau, <i>Ici \u00e7a va<\/i>, \u00e9ditions Alma.<br \/> >>Thomas Vinau, <i>Nos cheveux blanchirons avec nos yeux<\/i>, \u00e9ditions Alma\/r\u00e9d\u00e9dition en<br \/>\npoche 10\/18.<\/p>\n<p>Surprise enfin hier de recevoir de Dominique S. deux livres gentiment d\u00e9dicac\u00e9s. Touch\u00e9 de ce cadeau tomb\u00e9 du ciel. De lui, un premier livre re\u00e7u des mains de Philippe M. qui m\u2019avait invit\u00e9 \u00e0 exposer dans le Nord, puis quelques autres achet\u00e9s au hasard. Cet entretient avec Bernard N. achet\u00e9 \u00e0 Philippe B. lorsqu\u2019il avait la librairie. Jamais vraiment<br \/>\nfouill\u00e9 ces correspondances. Tellement de questions que l\u2019on ne prend pas m\u00eame le temps de formuler et qui restent dans les limbes \u00e0 attendre de vagues plages de disponibilit\u00e9. Un livre \u00e0 venir pour rassembler un peu, un bon d\u00e9part d\u00e9j\u00e0.<br \/> >>Dominique Sampiero, <i>B\u00e9gaiement de l\u2019impossible et de l\u2019impensable<\/i>, \u00e9ditions Lettres<br \/>\nVives.<br \/>\n>>Dominique Sampiero, <i>Carnet d\u2019un buveur de ciel<\/i>, \u00e9ditions Lettres Vives.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019\u00e9tat de la pile aujourd\u2019hui et<br \/>\npourtant il faudrait ajouter. Arnaud Ma\u00efsetti, fr\u00e8re de route et le texte poignant et hant\u00e9 qu\u2019il vient d\u2019\u00e9crire depuis les sous sols de ma derni\u00e8re exposition. L\u00e0 aussi, beaucoup appris \u00e0 le lire du maniement de la langue. Vient \u00e0 l\u2019instant de sortir chez Publie.papier son essai sur Kolt\u00e8s. S\u00fbr qu\u2019il sera dans ma prochaine livraison m\u00eame si d\u00e9j\u00e0 lu en num\u00e9rique. <br \/> >>Arnaud Ma\u00efsetti, <i>seul comme on ne peut pas dire<\/i>, \u00e9ditions Publie.net<br \/>Dont j\u2019attends chaque livre aussi, Fabienne<br \/>\nSwiatly, son \u00e9criture sobre, \u00e9conome, juste et accroch\u00e9e au r\u00e9el. Des livres que j\u2019ai plusieurs fois offerts. Et heureux qu\u2019elle soit du prochain projet que j\u2019ai en chantier. <br \/>>>Fabienne Swiatly, <i>unit\u00e9 de vie<\/i>, \u00e9ditions La fosse aux ours.<\/p>\n<p>Petite pens\u00e9e au passage pour B\u00e9atrice Rilos et ses chantiers en cours. Textes toujours poignants, sans concession, attach\u00e9s \u00e0 l\u2019intime avec leur musique lancinante. Elle aussi, on l\u2019a suivi sur son blog et crois\u00e9 souvent. Embarqu\u00e9e sur le m\u00eame bateau. <br \/>>>B\u00e9atrice Rilos, <i>nous aurions dormi vingt ans<\/i> (\u00e0 para\u00eetre). <\/p>\n<p>Parait aussi que Dimitri a quelque chose sous le coude. (\u2026)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est un geste qui va de soi, tout comme de prendre des nouvelles, trainer quelques minutes sur le blog d\u2019un ami ou embrasser les mouvements de groupe sur son mur facebook. 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