{"id":3198,"date":"2012-09-11T11:37:00","date_gmt":"2012-09-11T10:37:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lettre-a-d-s\/"},"modified":"2013-08-30T18:28:08","modified_gmt":"2013-08-30T17:28:08","slug":"lettre-a-d-s","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lettre-a-d-s\/","title":{"rendered":"lettre \u00e0 D.S."},"content":{"rendered":"<p>Ce sont des co\u00efncidences qui ne font peut-\u00eatre au fond qu\u2019accuser la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9vidente de certaines connexions. Toujours est-il qu\u2019apr\u00e8s vous avoir contact\u00e9 j\u2019ai attrap\u00e9 un de ces livres qui sont de vous et que j\u2019ai dans mes rayonnages\u00a0; un peu au hasard, pour me replonger. Un ancien\u00a0: <i>La lumi\u00e8re du deuil<\/i>. Et je ne crois pas sur l\u2019instant avoir port\u00e9 une attention<br \/>\nparticuli\u00e8re au titre\u00a0: seulement relire un Sampiero pour retrouver le go\u00fbt, peut-\u00eatre au fond chercher \u00e0 anticiper le fragment qui viendrait s\u2019ins\u00e9rer dans le livre en projet.<!--more--> Il se trouve que j\u2019ai la f\u00e2cheuse habitude de me laisser aller \u00e0 entamer plusieurs livres \u00e0 la fois, tra\u00eenant un peu dans l\u2019un, cherchant dans un autre la r\u00e9ponse \u00e0 une question du moment, c\u00e9dant \u00e0 la curiosit\u00e9 d\u2019un troisi\u00e8me qui vient de sortir et ainsi de suite. Alors que j\u2019avance doucement le dernier tome des <i>Carnets de note<\/i> de Pierre Bergounioux, que je r\u00e9siste \u00e0 entamer (j\u2019ai pourtant mordu un jour dans les premi\u00e8res pages pour un avant-go\u00fbt) un vieux Fran\u00e7ois Bon qui manquait \u00e0 ma bibliographie (<i>Limite<\/i>), que je remets \u00e0 plus tard quelques essais dont je suis curieux et qui s\u2019accumulent sans que j\u2019ai le temps d\u2019y plonger, j\u2019avance dans l\u2019\u0153uvre de Bernard No\u00ebl, tentant de combler mes lacunes gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9\u00e9dition en cours de POL. Conjointement aux <i>Larmes d\u2019Eros<\/i> donc, j\u2019ai en cours <i>Les premiers mots<\/i>, texte qui comme le votre attrap\u00e9 sans y prendre garde dans la biblioth\u00e8que, entend fouiller la question du deuil (le langage dans le corps etc.). Je dois pr\u00e9ciser encore que je ne savais pas que cette question se cachait derri\u00e8re ce titre simple qui aurait plut\u00f4t \u00e9voqu\u00e9 le d\u00e9but d\u2019une vie que sa fin. Co\u00efncidence donc que de me retrouver en vacances pour un week end avec deux livres dans mon sac serrant si fort la mort. L\u00e0 o\u00f9 j\u2019ai commenc\u00e9 un peu \u00e0 me sentir cern\u00e9, c\u2019est lorsque j\u2019ai re\u00e7u vos <i>fragments en miette de l\u2019inqui\u00e9tude\u00a0<\/i>: \u00ab\u00a0on ne dit jamais au revoir \u00e0 celui qui part\u2026\u00a0\u00bb (&#8230;) \u00ab\u00a0Le deuil est un long retour de l\u2019\u00e2me dans le corps de celui qui reste.\u00a0\u00bb. Vous r\u00e9pondez par ce texte \u00e0 cette s\u00e9rie d\u2019images sombres que vous avez choisi sur mon site et qui, comme vous l\u2019avez lu, s\u2019intitule \u00ab\u00a0<i>images inqui\u00e8tes\u00a0<\/i>\u00bb.<br \/>\nSaviez vous alors que la prochaine exposition personnelle que j\u2019aurais \u00e0 Paris en septembre porte le titre de \u00ab\u00a0l\u2019inqui\u00e9tude\u00a0\u00bb\u00a0? Vous ne pouviez pas savoir qu\u2019apr\u00e8s avoir c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019invitation d\u2019Armand Dupuy de r\u00e9aliser un petit livre en commun sur mes images aux triangles (<i>faire-monde&#038;papillons<\/i>), j\u2019avais propos\u00e9 \u00e0 Bernard No\u00ebl d\u2019\u00e9crire sur cette seconde s\u00e9rie, les \u00ab\u00a0images inqui\u00e8tes\u00a0\u00bb pr\u00e9cis\u00e9ment. De vous savoir conjointement r\u00e9agir \u00e0 ces images m\u2019\u00e9voque cet autre livre que j\u2019ai dans ma biblioth\u00e8que et qui vous r\u00e9uni dans un long entretient sur <i>l\u2019espace du po\u00e8me,<\/i> et cela m\u2019amuse un peu. Vous savez, c\u2019est Philippe Massardier qui, alors qu\u2019il m\u2019avait invit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser une exposition pour le lab labanque \u00e0 B\u00e9thune, m\u2019avait offert le premier livre que j\u2019ai lu de vous. Nous avons publi\u00e9 un catalogue de l\u2019exposition et j\u2019avais demand\u00e9 \u00e0 Armand Dupuy d\u2019en r\u00e9diger le texte (<i>Lyon-B\u00e9thune \/ l\u2019\u00e9vidence feuillet\u00e9e d\u2019un monde<\/i>). Et si vous voulez du vertige je peux vous pr\u00e9ciser aussi que tr\u00e8s prochainement sortira le dernier recueil d\u2019Armand, et qu\u2019il sera pr\u00e9fac\u00e9 par Bernard No\u00ebl. Et que le catalogue du lab labanque, nous l\u2019avions \u00e9dit\u00e9 chez Nuit Myrtide, le m\u00eame que j\u2019ai sollicit\u00e9 pour ce projet que nous<br \/>\navons ensemble. Une chose que vous ne pouviez pas savoir en revanche, c\u2019est que le dernier texte que j\u2019ai en cours d\u2019\u00e9criture et que j\u2019imagine comme un compl\u00e9ment \u00e0 celui que j\u2019ai publi\u00e9 en juillet (<i>l\u2019\u00eatre&#038;le passage<\/i>) a pour titre \u00ab\u00a0fragments\u00a0\u00bb. Hier je r\u00e9digeais dans un carnet en compl\u00e9ment d\u2019un paragraphe de ce petit essai\u00a0: \u00ab\u00a0On peut expliquer\u00a0: faire le deuil de quelqu\u2019un ou de quelque chose ne consiste en rien d\u2019autre que s\u2019expliquer la disparition, la s\u00e9paration, la perte ou le manque. C\u2019est remplacer la chose, sa brutalit\u00e9 inconcevable, par des mots. C\u2019est initier la d\u00e9gradation du souvenir dans la<br \/>\nfabrique de son r\u00e9cit, du r\u00e9el dans l\u2019image.\u00a0Mourir, c\u2019est passer du r\u00e9el \u00e0 la fiction. \u00bb.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce sont des co\u00efncidences qui ne font peut-\u00eatre au fond qu\u2019accuser la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9vidente de certaines connexions. Toujours est-il qu\u2019apr\u00e8s vous avoir contact\u00e9 j\u2019ai attrap\u00e9 un de ces livres qui sont de vous et que j\u2019ai dans mes rayonnages\u00a0; un peu au hasard, pour me replonger. Un ancien\u00a0: La lumi\u00e8re du deuil. 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