{"id":3214,"date":"2012-03-04T19:38:00","date_gmt":"2012-03-04T18:38:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/transparence\/"},"modified":"2014-05-04T21:25:15","modified_gmt":"2014-05-04T20:25:15","slug":"transparence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/transparence\/","title":{"rendered":"transparence"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<div><span><span>Retrouv\u00e9 sur mon bureau ce texte inachev\u00e9 que j&rsquo;avais r\u00e9dig\u00e9 suite \u00e0 un appel \u00e0 contribution dans une revue. Et puis j&rsquo;ai laiss\u00e9\u00a0<\/span><span>tra\u00eener<\/span><span>, c&rsquo;est jamais parti. Je ne compte pas les fragments interrompus, phrases not\u00e9es dans un coin de fichier et perdues. <!--more--> A croire que je suis incapable de pousser \u00e0 terme, de finir. Qu&rsquo;est ce blog sinon un mouvement circulaire qui n&rsquo;en fini pas de buter aux m\u00eames choses. Plus de 550 posts \u00e0 ce jour, une vrai friche. Les images qui accompagnent ces br\u00e8ves r\u00e9flexions sont tir\u00e9es du diaporama de David Claerbout intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<\/span><span>Sections of a Happy Moment\u00a0\u00bb vu en septembre dernier \u00e0 Venise dans la fondation Pinault.<\/span><\/span><\/div>\n<div><span><span>\u00a0<\/span><\/span><\/div>\n<div><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-u9LF3-J14ic\/T1O2X_iDuAI\/AAAAAAAACE4\/8KbXSndWb3o\/s1600\/0508RU-Claerbout.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-u9LF3-J14ic\/T1O2X_iDuAI\/AAAAAAAACE4\/8KbXSndWb3o\/s320\/0508RU-Claerbout.jpg\" width=\"320\" height=\"240\" border=\"0\" \/><\/a><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-ZSbVoiXwZFw\/T1O2Yj50GkI\/AAAAAAAACE8\/tndzvqOa7Qo\/s1600\/claerbout.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-ZSbVoiXwZFw\/T1O2Yj50GkI\/AAAAAAAACE8\/tndzvqOa7Qo\/s320\/claerbout.jpg\" width=\"320\" height=\"240\" border=\"0\" \/><\/a><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-Dj4YX_03AKY\/T1O2ZtkxvLI\/AAAAAAAACFI\/zHHUi7-pj-M\/s1600\/davidclaerbout_thealgierssections.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-Dj4YX_03AKY\/T1O2ZtkxvLI\/AAAAAAAACFI\/zHHUi7-pj-M\/s320\/davidclaerbout_thealgierssections.jpg\" width=\"320\" height=\"240\" border=\"0\" \/><\/a><\/div>\n<div><span><span>\u00a0<\/span><\/span><\/div>\n<div><span>\u00a0<\/span><\/div>\n<div><span>Un<br \/>\njour poser abruptement\u00a0: <i>l\u2019art<br \/>\nest-il transparent\u00a0?<\/i> Question issue d\u2019une exp\u00e9rience r\u00e9p\u00e9t\u00e9e\u00a0:<br \/>\ncelle de voir le myst\u00e8re de l\u2019\u0153uvre s\u2019\u00e9chapper dans une \u00e9vidence qui ne le<br \/>\ncernait jamais tout \u00e0 fait. <\/span><\/div>\n<div><span><span>On<br \/>\na fr\u00e9quent\u00e9 des \u0153uvres qui nous ont happ\u00e9 durablement, nous ont retenu dans une<br \/>\nfascination hallucinante. Elles sont all\u00e9es toucher en nous des territoires que<br \/>\nl\u2019on ignorait, qui \u00e9taient parts de nous tues, tapies dans nos ventres. Qui<br \/>\n\u00e9taient notre nuit. On a \u00e9t\u00e9 subjugu\u00e9 par un sentiment d\u2019\u00e9vidence opaque avec<br \/>\ncette sensation que l\u2019art entrouvrait une porte sur un monde lointain ou sur<br \/>\nnotre monde propre avec ses familiarit\u00e9s qui se constituait comme lointain,<br \/>\nhabit\u00e9 d\u2019une pr\u00e9gnance particuli\u00e8re, d\u2019un souffle ou d\u2019un \u00e9lan. C\u2019\u00e9tait<br \/>\nconnivence avec ce que Benjamin d\u00e9signait comme la toute proche pr\u00e9sence d\u2019un<br \/>\nlointain\u00a0: <\/span><i>l\u2019aura<\/i><span>[1]<\/span><span>.<br \/>\nCar de nous toucher, les oeuvres n\u2019en demeuraient pas moins insaisissables. On<br \/>\na pens\u00e9 aussi au <\/span><i>sublime<\/i><span> que Kant<br \/>\nrecevait \u00e0 la contemplation d\u2019un spectacle terrible et beau, <\/span><i>\u00ab\u00a0Le surplomb audacieux de rocher<br \/>\nmena\u00e7ants\u2026 des volcans dans toute leur violence destructrice\u2026\u00a0\u00bb<\/i><span><span>\u00a0<\/span><span>[2]<\/span><\/span><i>, <\/i><span>jusqu\u2019au sentiment d\u2019insignifiance qui<br \/>\nnous frappe,<\/span><i> \u00ab\u00a0compar\u00e9 \u00e0 leur<br \/>\nforce\u00a0\u00bb<\/i><span>. Quelque chose qui r\u00e9sistait si bien \u00e0 se dire que l\u2019on devait<br \/>\nen recourir \u00e0 l\u2019oxymore et \u00e0 ce qu\u2019elle ouvre de vertigineux par la mise en<br \/>\ntension de deux termes. Beaut\u00e9 terrible, violente de nous dessaisir. Toute<br \/>\nbeaut\u00e9 est-elle violente en ce qu\u2019elle ne s\u2019explique pas, en ce qu\u2019elle r\u00e9siste<br \/>\n\u00e0 se laisser dire\u00a0? On en \u00e9tait l\u00e0. On a voulu en cerner le<br \/>\nmouvement\u00a0: Simplement quelque chose avait lieu qui nous d\u00e9saisissait, et<br \/>\ndont on voulait se saisir. Que l\u2019on voulait rendre \u00e0 sa transparence. <\/span><\/span><\/div>\n<div><span><span>C\u2019\u00e9tait<br \/>\nsous la voute de la chapelle que peignit Giotto<br \/>\n\u00e0 Padoue, devant une pala de Giorgione ou une vid\u00e9o de David Claerbout,<br \/>\ndevant tel portrait photographique de Weegee ou une autre photographie<br \/>\nd\u2019anonyme. Tout autant \u00e0 la lecture d\u2019un texte juste et beau, \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019une<br \/>\nmusique, peut-\u00eatre \u00e0 la contemplation de tel morceau du monde. Se rapprocher,<br \/>\nscruter chaque d\u00e9tail, analyser la surface pour pouvoir se dire de quoi l\u2019image<br \/>\nest faite. D\u00e9nombrer les \u00e9l\u00e9ments qui en sont constitutifs. On en sait<br \/>\nl\u2019histoire, la mati\u00e8re, on a des radios d\u00e9voilant les sous-couches et les<br \/>\nrepentirs. On peut nommer les choses. Et dans cette mise \u00e0 nu \u00e0 travers<br \/>\nlaquelle l\u2019\u0153uvre se donne en toute transparence nous ne pouvons constater autre<br \/>\nchose qu\u2019une aveuglante \u00e9vidence\u00a0: un support, un dessin, des pigments,<br \/>\nune touche, une lumi\u00e8re, une r\u00e9action chimique, deux ou trois traits s\u2019emm\u00ealant,<br \/>\ndes formes et des couleurs s\u2019accolant sommairement ou la simple pr\u00e9sence sur<br \/>\nune photographie d\u2019une femme un peu d\u00e9coiff\u00e9e se d\u00e9tachant sur l\u2019incertain&#8230;. A<br \/>\nrevenir \u00e0 cette v\u00e9rit\u00e9 qu\u2019\u00e9non\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 Maurice Denis en 1890\u00a0: <\/span><span><span><span>\u00ab\u00a0Se rappeler qu\u2019un tableau, avant<br \/>\nd\u2019\u00eatre un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est<br \/>\nessentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre<br \/>\nassembl\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/span><span>[3]<\/span><\/span><\/span><span><span>, on ne gagne<br \/>\nrien, sinon \u00e0 r\u00e9pudier les muses et leur magie, les rayons de lumi\u00e8re et les<br \/>\npluies d\u2019or. Non l\u2019\u0153uvre d\u2019art n\u2019\u00e9tait pas toute enti\u00e8re dans ce dont je<br \/>\npouvais voir qu\u2019elle \u00e9tait constitu\u00e9e. Elle exc\u00e9dait la simple somme de ses<br \/>\nparties. Elle \u00e9chappait \u00e0 ce qui la mat\u00e9rialisait. Ce que l\u2019on voit n\u2019est pas<br \/>\nce que l\u2019on voit. Du moins, ce que l\u2019on voit n\u2019est pas moins dans l\u2019objet que<br \/>\ndans le regard. Et ce que l\u2019on nomme r\u00e9alit\u00e9 est cet aller-retour de l\u2019un vers<br \/>\nl\u2019autre. Est-ce \u00e0 dire que l\u2019\u0153uvre est un chemin\u00a0? Que l&rsquo;oeuvre est par le chemin qu&rsquo;elle fait en nous? <\/span><\/span><\/span><\/div>\n<div><span><span><span>Sans doute<br \/>\nne peut-on la r\u00e9duire, en scientifique positiviste et comme certains veulent le<br \/>\nfaire, \u00e0 un \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nement neuronal complexe\u00a0\u00bb dont elle serait le<br \/>\nproduit. C\u2019est un premier point. Car il semblerait que, m\u00eame \u00e0 celui qui en est<br \/>\nl\u2019ouvrier, l\u2019origine de l\u2019\u0153uvre \u00e9chappe. En remonter le chemin s\u2019av\u00e8re<br \/>\nimpossible, les id\u00e9es pleines de po\u00e9sie et de pens\u00e9e surgissent et<br \/>\ns\u2019assemblent, fruits d\u2019une \u00ab\u00a0intransmissible donation\u00a0\u00bb conclue Bergson<\/span><span>\u00a0[4]<\/span><\/span><span><span>. Elle<br \/>\nreste de l\u2019ordre de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Elle advient. La raison bute \u00e0 ce<br \/>\nraisonnement\u00a0: <\/span><\/span><span>la pens\u00e9e ne dit pas tout de ce<br \/>\ndont elle rend raison. <\/span><\/span><\/div>\n<div><span>\u00a0<\/span><\/div>\n<div><span>Si<br \/>\nl\u2019on doit en rester \u00e0 cette naissance r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, son actualit\u00e9 toujours<br \/>\nrecommenc\u00e9e dans le regard de qui y est confront\u00e9, \u00e0 ce <i>\u00ab\u00a0jaillissement continu d\u2019impr\u00e9visibles nouveaut\u00e9s\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nqu\u2019\u00e9voque Bergson dans <i>l\u2019Evolution<br \/>\ncr\u00e9atrice<\/i>, c\u2019est qu\u2019aucune r\u00e9duction ni aucun d\u00e9montage ne s\u2019av\u00e8re<br \/>\nsatisfaisant. L\u2019\u0153uvre ne peut se d\u00e9composer sans se perdre. Celui qui, fascin\u00e9<br \/>\npar la majest\u00e9 d\u2019un oiseau en vol, voulant se saisir de l\u2019image ne ram\u00e8nera \u00e0<br \/>\nlui qu\u2019un \u00eatre ch\u00e9tif, un corps emplum\u00e9 sans aucune mesure avec la vision qu\u2019il<br \/>\navait surprise au ciel. Il en d\u00e9nombrera les parties sans atteindre le vol. Et<br \/>\nla chose diss\u00e9qu\u00e9e n\u2019est pas la chose vive. Et sans doute l\u2019art a \u00e0 voir avec<br \/>\nla vie. Sans doute qu\u2019il y a une vie de l\u2019\u0153uvre. <\/span><\/div>\n<div><span>\u00a0<\/span><\/div>\n<div><span>Parfois<br \/>\nvous vient cette impression\u00a0: que c\u2019est dans le souvenir qu\u2019on en a que<br \/>\ntient l\u2019\u0153uvre. Qu\u2019elle serait comme tapie dans son surgissement qui en serait l\u2019apparition<br \/>\net la fuite. Elle ne serait qu\u2019un mouvement d\u2019\u00e9clipse. Une rencontre furtive et<br \/>\ntenace au souvenir. Sans doute est-ce \u00e7a\u00a0: l\u2019\u0153uvre dans son apparition va<br \/>\nrencontrer en nous quelque chose qui se l\u00e8ve<br \/>\nfurtivement. Elle est un d\u00e9clencheur. Elle appelle le vertige de l\u2019inconnu<br \/>\nen nous comme un claquement bref saisi tout le corps et l\u2019appuie sur lui-m\u00eame. Et<br \/>\ncomme le fond ces illusionnistes qui escamotent des objets, elle attire l\u2019attention<br \/>\n\u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle pour masquer son esquive. <\/span><\/div>\n<div>\n<p>\u00a0(&#8230;)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<div align=\"left\"><span><span>1\u00a0<\/span>Walter Benjamin, <i>petite histoire de la photographie<\/i>,<br \/>\n1931. <\/span><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"left\"><span><span>2\u00a0<\/span>Emanuel Kant, <i>critique de la facult\u00e9 de juger<\/i> \u00a747. <\/span><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"left\"><span><span><span>3\u00a0<\/span><span>Maurice<br \/>\nDenis, revue<\/span><\/span><span><span>\u00a0<\/span><\/span><i><span>Art et Critique<\/span><\/i><span><span>, 30 ao\u00fbt 1890.<\/span><\/span><\/span><\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div align=\"left\"><span><span><span>4\u00a0<\/span>Henri Bergson, <i>Mati\u00e8re et m\u00e9moire<\/i>.<\/span> <\/span><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Retrouv\u00e9 sur mon bureau ce texte inachev\u00e9 que j&rsquo;avais r\u00e9dig\u00e9 suite \u00e0 un appel \u00e0 contribution dans une revue. 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Je ne compte pas les fragments interrompus, phrases not\u00e9es dans un coin de fichier et perdues.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3214","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3214"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3214\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6403,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3214\/revisions\/6403"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3214"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}