{"id":3235,"date":"2011-11-29T12:55:00","date_gmt":"2011-11-29T11:55:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/une-terrible-beaute-est-nee_lyon-1\/"},"modified":"2011-11-29T12:55:00","modified_gmt":"2011-11-29T11:55:00","slug":"une-terrible-beaute-est-nee_lyon-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/une-terrible-beaute-est-nee_lyon-1\/","title":{"rendered":"une terrible beaut\u00e9 est n\u00e9e_Lyon (1)"},"content":{"rendered":"<p><span><br \/><\/span><\/p>\n<div>\n<span><br \/><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/ulla+von+brandenbourg1.jpg\" imageanchor=\"1\"><span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" height=\"250\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/ulla+von+brandenbourg.jpg\" width=\"400\"><\/span><\/a>\n<\/div>\n<div>\n<span><br \/><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/kusmirowski1.jpg\" imageanchor=\"1\"><span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" height=\"125\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/kusmirowski.jpg\" width=\"200\"><\/span><\/a><span><span lang=\"FR\">Arriv\u00e9e<br \/>\ncomme on rentrerait dans un th\u00e9\u00e2tre, sans que l\u2019on sache comme chez Don<br \/>\nQuichotte si c\u2019est aller de la r\u00e9alit\u00e9 vers la fiction, s\u2019engouffrer dans la<br \/>\nfolie des r\u00eaves ou \u00e0 l\u2019inverse prendre alors tout ce que l\u2019on avait v\u00e9cu<br \/>\njusqu\u2019ici pour une illusion : L\u2019art peut-\u00eatre serait traverser le voile des<br \/>\napparences ordinaires, <i>le voile de Maya<\/i>,<br \/>\npour aller atteindre dans l\u2019improbable de ses formes une forme de v\u00e9rit\u00e9 ou de<br \/>\nr\u00e9alit\u00e9.\u00a0Des rideaux de diverses couleurs tendus en travers de l\u2019espace,<br \/>\nfaisant comme des strates desquels se d\u00e9gage un passage. Passage qui n\u2019est pas<br \/>\nde l\u2019ordre de l\u2019ouverture ou de la porte orgueilleuse mais \u00e9voquerait plut\u00f4t<br \/>\nune fente, un acc\u00e8s d\u00e9rob\u00e9, une d\u00e9chirure ou un trou dans une cl\u00f4ture\u00a0:<br \/>\nquelque chose \u00e0 travers lequel on se glisse et qui s\u2019affirme alors de mani\u00e8re<br \/>\npresque organique comme passage. Cette entr\u00e9e, sc\u00e9nographi\u00e9e par Ulla von<br \/>\nBrandenbourg est \u00e0 la fois tr\u00e8s simple, na\u00efve dans ce qui la fonde, f\u00e9conde<br \/>\ndans l\u2019imaginaire qu\u2019elle transporte et ambitieuse dans ce qu\u2019elle se laisse<br \/>\npromettre. Elle s\u2019en retrouve un peu d\u00e9ceptive, ouvrant sur une sc\u00e9nographie<br \/>\nconfuse, d\u2019apparence d\u00e9cousue. Seule la rotonde monumentale avec ses allures de<br \/>\nd\u00e9cors et son univers narratif semble y r\u00e9pondre. Encore fait-on l\u2019erreur de<br \/>\npenser imm\u00e9diatement au travail de Louise Bourgeois, ce qui n\u2019est pas \u00e0<br \/>\nl\u2019avantage de celui de Robert Kusmirowski qui nous semble alors trop sage, trop<br \/>\nconvenu.<\/span><span>\u00a0Quel terrible th\u00e9\u00e2tre de m\u00e9moire \u00e7\u2019aurait \u00e9t\u00e9 de d\u00e9couvrir, dans la<br \/>\nm\u00eame p\u00e9nombre, ses cellules, cages et araign\u00e9es. Oui, une \u00ab\u00a0terrible<br \/>\nbeaut\u00e9\u00a0\u00bb, pour reprendre le titre qu\u2019a donn\u00e9 la commissaire Victoria<br \/>\nNoorthoorn mais qui a du mal \u00e0 rejoindre ce que l\u2019on voit expos\u00e9. Comme lors de<br \/>\nl\u2019\u00e9dition pr\u00e9c\u00e9dente avec son \u00ab\u00a0spectacle du quotidien\u00a0\u00bb, l\u2019oxymore<br \/>\nsemble vouloir laisser la place \u00e0 l\u2019entre-deux de son apparente<br \/>\ncontradiction\u00a0: le vers, emprunt\u00e9 \u00e0 un po\u00e8me de W.B. Yeats, renvoyant dans<br \/>\nl\u2019esprit de la commissaire \u00e0 \u00ab\u00a0une incapacit\u00e9 \u00e0 juger de l\u2019\u00e9vidence du<br \/>\npr\u00e9sent\u00a0\u00bb. Sentiment de confusion face au tumulte et aux contradictions,<br \/>\ndifficult\u00e9 \u00e0 conjuguer une pr\u00e9sence active au monde et un recul suffisant pour<br \/>\nen juger clairement, extr\u00e9mit\u00e9 terrifiante parce qu\u2019extr\u00eame, de toute beaut\u00e9\u2026<br \/>\nautant de pistes f\u00e9condes que l\u2019on peine \u00e0 suivre dans les \u0153uvres tant chacune<br \/>\nd\u2019elle semble s\u2019ing\u00e9nier \u00e0 \u00e9chapper au propos du commissaire pour parler seule.<br \/>\nSans doute est-ce une des difficult\u00e9s ou contradictions du travail de<br \/>\ncommissariat\u00a0: une trop grande lisibilit\u00e9 du propos tendrait sans doute \u00e0<br \/>\ninstrumentaliser les \u0153uvres, voire \u00e0 leur faire jouer un r\u00f4le illustratif, mais<br \/>\nen rester \u00e0 leur autonomie et leur singularit\u00e9 peut transformer une exposition<br \/>\nen une v\u00e9ritable cacophonie. A moins que ce soit le tumulte qui soit \u00e0<br \/>\nconsid\u00e9rer comme t\u00e9moignage de la confusion dans laquelle nous plonge l\u2019actuel.<br \/>\nC\u2019est la \u00ab\u00a0terrible beaut\u00e9\u00a0\u00bb qui nous \u00e9chappe alors. Il est amusant<br \/>\nde voir d\u2019ailleurs, pass\u00e9 l\u2019imposante rotonde et pas forc\u00e9ment \u00e0 l\u2019avantage<br \/>\ndans un coin mal \u00e9clair\u00e9 de l\u2019exposition, une vid\u00e9o de Zbynek Baladr\u00e0n sur<br \/>\nlaquelle l\u2019artiste multiplie les esquisses de diverses intensions curatoriales<br \/>\ncomme un Dieu, sur sa table \u00e0 dessin envisagerait les diff\u00e9rentes complexions<br \/>\ndu monde. Le commissaire partagerait-il avec l\u2019artiste, cette fa\u00e7on sublime et<br \/>\nridicule du d\u00e9miurge\u00a0?<\/span><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<span lang=\"FR\">Peu de<br \/>\npi\u00e8ces m\u2019ont marqu\u00e9, au rez-de-chauss\u00e9e du b\u00e2timent, sinon la performance de<br \/>\nLaura Lima montrant un homme nu, harnach\u00e9 par de longues lani\u00e8re \u00e9lastiques \u00e0<br \/>\ndeux poteaux de sout\u00e8nement\u00a0: on le voit remuer avec lassitude,<br \/>\nabsurdement sans savoir s\u2019il \u00e9voque l\u00e0 une entrave \u00e0 laquelle il essaie de se<br \/>\nd\u00e9faire ou une grotesque tentative pour desceller les structures du b\u00e2timent<br \/>\nqui l\u2019abrite. Entreprise d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de l\u2019art\u00a0? De l\u2019homme tentant<br \/>\nd\u2019\u00e9chappe \u00e0 sa condition\u00a0?\u00a0 <\/p>\n<p><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<a href=\"http:\/\/1.bp.blogspot.com\/-DOG2PXdcjnk\/TtTIso9ovKI\/AAAAAAAAB_w\/3U9K4EcWHS4\/s1600\/lynette+yiadom+boakye.jpg\" imageanchor=\"1\"><span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" height=\"125\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/lynette+yiadom+boakye.jpg\" width=\"200\"><\/span><\/a><span><span lang=\"FR\">Les<br \/>\ncommentaires que propose l\u2019audio guide, les m\u00eames que ceux que l\u2019on peut lire<br \/>\ngratuitement sur le guide papier, sont parfois d\u00e9sesp\u00e9rant par leur m\u00e9lange de<br \/>\nna\u00efvet\u00e9 pompeuse, flirtant avec le m\u00e9taphysique. Il faut dire que certaines \u0153uvres paraissent extr\u00eamement pauvres<br \/>\ndans leurs formes et les propos\u00a0: que ce soient les 55 cercueils de<br \/>\nBartelemy Toguo, artiste Camerounais dont j\u2019ai suivi pourtant longtemps le<br \/>\ntravail apr\u00e8s l\u2019avoir d\u00e9couvert \u00e0 la galerie Villepoix en 2004\u00a0: <\/span><span lang=\"FR\">\u00ab\u00a0<i>un ensemble de 55 cercueils qui repr\u00e9sentent les 55<br \/>\npays africains dans la souffrance, dans la pauvret\u00e9 et avec ses douleurs \u00bb<\/i> ce qui me semble aller un peu vite en besogne<i>.<br \/>\n<\/i>Les peintures de Lynette<br \/>\nYadom-Boakye invitant \u00e0 nous pencher sur une histoire dont les principaux<br \/>\nprotagonistes seraient noirs : un homme en t-shirt ray\u00e9 \u00e9voquerait un \u201cPicasso<br \/>\nnoir\u201d, des enfants noirs jouant sur la plage, peut-\u00eatre un tableau<br \/>\nimpressionniste de Cassat ou de Boudin si leur entourage avait \u00e9t\u00e9 plus fourni<br \/>\nen personnes \u201cde couleur\u201d.<\/span><span>\u00a0Le commentaire nous annonce une peinture raffin\u00e9e et<br \/>\nsubtile et nous voil\u00e0 devant une dizaine de grands tableaux de facture<br \/>\nm\u00e9diocre, d\u2019un r\u00e9alisme h\u00e2tif et entendu. Pr\u00e9cis\u00e9ment, il est dit : \u00ab\u00a0\u00e0 la fois raffin\u00e9e et provocante (&#8230;) \u00a0d&rsquo;ne grande intensit\u00e9 psychique\u00a0\u00bb. Le propos, comme dans l\u2019oeuvre de<br \/>\nToguo, reste trait\u00e9 de mani\u00e8re superficielle, sa mise en \u0153uvre peu pertinente.<br \/>\nSouvent l\u2019on est un peu d\u00e9\u00e7u par ces \u0153uvres un peu faciles, ne tenant la plus<br \/>\npart du temps que sur les s\u00e9ductions du format, de l\u2019apparence ou du discours.<br \/>\nUne ou deux autres choses m\u2019ont fait le m\u00eame effet. Les sculptures d\u2019Erika<br \/>\nVerzutti, flirtant parfois avec l\u2019esth\u00e9tique des ann\u00e9es 80, le design d\u2019Ettore<br \/>\nSottsass, parfois avec l\u2019art povera, ou encore avec l\u2019art conceptuel affichent<br \/>\nune ligne si d\u00e9cousue que l\u2019on ne sait si elles t\u00e9moignent d\u2019un peu postmoderne<br \/>\nde r\u00e9f\u00e9rences, d\u2019une mollesse de caract\u00e8re ou du plus parfait opportunisme. Et<br \/>\nl\u00e0 encore, au lieu de terrible beaut\u00e9, on pense plut\u00f4t \u00e0 une terrible<br \/>\nconfusion. Mais je suis un peu s\u00e9v\u00e8re, car l&rsquo;ensemble est in\u00e9gal et certaines sculptures, individuellement, tiennent bien l&rsquo;espace.<\/span><span>Dans un coin, un personnage en carton p\u00e2te, en cage, tenant une boite o\u00f9<br \/>\nest inscrit Hiroshima, fait davantage penser \u00e0 l\u2019animation populaire des f\u00eates<br \/>\nforaines qu\u2019\u00e0 une \u0153uvre. Et si dans ce contexte l\u2019\u0153uvre de Michel Huisman serait<br \/>\nd\u2019une na\u00efvet\u00e9 touchante qui attendrirait les enfants, elle semble tout \u00e0 fait<br \/>\nincongrue et anecdotique ici.<\/span><span>\u00a0Je passe les vid\u00e9os punk de Tracey Rose, contestataires mais qui ne<br \/>\nme touchent pas. La pi\u00e8ce de Beckett que l\u2019on conna\u00eet mais qui ici s\u2019ins\u00e8re mal<br \/>\ndans le parcours.\u00a0<\/span><span><span>Apr\u00e8s cette premi\u00e8re salle, \u00e0 l\u2019organisation \u00e9clat\u00e9e, le silence des<br \/>\nSir\u00e8nes, \u0153uvre paysage d\u2019Eduardo Basualdo \u00e0 quelque chose de s\u00e9duisant\u00a0:<br \/>\ndans une atmosph\u00e8re cr\u00e9pusculaire, un crat\u00e8re se remplie progressivement d\u2019une<br \/>\neau couleur d\u2019encre jusqu\u2019\u00e0 former un bassin glauque, \u00e9trange. Bient\u00f4t, l\u2019eau<br \/>\nanim\u00e9e de mouvements semble se retirer et la forme\u00a0appara\u00eet\u00a0vide. Cela n\u2019est<br \/>\npas sans \u00e9voquer une respiration ou un de ces mouvements naturel dont on ignore<br \/>\nle principe et qui dans leur obscurit\u00e9 nous apparaissent fascinants et<br \/>\nterrifiants. La \u00ab\u00a0terrible beaut\u00e9\u00a0\u00bb que l\u2019on entrevoit ici serait<br \/>\ncelle du sublime kantien, la beaut\u00e9 de quelque chose qui nous d\u00e9passe, nous<br \/>\nrend \u00e0 notre fragile \u00e9chelle. <\/span><\/span><i>\u00ab\u00a0Le<br \/>\nsurplomb audacieux de rocher mena\u00e7ants\u2026 des volcans dans toute leur violence<br \/>\ndestructrice\u2026\u00a0\u00bb, <\/i><span>jusqu\u2019au sentiment d\u2019insignifiance qui nous frappe,<\/span><i> \u00ab\u00a0compar\u00e9 \u00e0 leur force\u00a0\u00bb<\/i><span>.<\/span><span>\u00a0Passe \u00e0 l\u2019\u00e9tage.<\/span><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/sirenes1.jpg\" imageanchor=\"1\"><span><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" height=\"200\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/sirenes.jpg\" width=\"320\"><\/span><\/a>\n<\/div>\n<p><span><br \/><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<span><span lang=\"FR\">(\u00e0 suivre\u2026)<\/span><span lang=\"FR\"><\/p>\n<p><\/span><\/span>\n<\/div>\n<div>\n<span><br \/><\/span>\n<\/div>\n<p><span><br \/><\/span><\/p>\n<div>\n\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arriv\u00e9e comme on rentrerait dans un th\u00e9\u00e2tre, sans que l\u2019on sache comme chez Don Quichotte si c\u2019est aller de la r\u00e9alit\u00e9 vers la fiction, s\u2019engouffrer dans la folie des r\u00eaves ou \u00e0 l\u2019inverse prendre alors tout ce que l\u2019on avait v\u00e9cu jusqu\u2019ici pour une illusion : L\u2019art peut-\u00eatre serait traverser le voile des apparences ordinaires, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3235","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3235","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3235"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3235\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}