{"id":3257,"date":"2011-07-22T22:15:00","date_gmt":"2011-07-22T21:15:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lucian-freud\/"},"modified":"2013-08-16T11:12:30","modified_gmt":"2013-08-16T10:12:30","slug":"lucian-freud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lucian-freud\/","title":{"rendered":"Lucian Freud"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<div>\n<a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-1U_kg0cLUJM\/TinoWMmG7vI\/AAAAAAAABxA\/h8ztSg6ilIE\/s1600\/Lucian-Freud.jpg\" imageanchor=\"1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" height=\"200\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/-1U_kg0cLUJM\/TinoWMmG7vI\/AAAAAAAABxA\/h8ztSg6ilIE\/s320\/Lucian-Freud.jpg\" width=\"320\"><\/a>\n<\/div>\n<div>\n\n<\/div>\n<div>\n<\/div>\n<div>\n<i>A l\u2019annonce de la mort de<br \/>\nLucian Freud des r\u00e9actions fusaient sur Facebook et qui n\u2019\u00e9taient pas toujours<br \/>\ntendres *(voir en fin d\u2019article). Moi je ne pensais trop rien du bonhomme, j\u2019avais<br \/>\ntourn\u00e9 autour de ses images un temps mais m\u2019en n\u2019\u00e9tais jamais vraiment nourri.<br \/>\nJ\u2019avais visit\u00e9 une r\u00e9trospective il y a quelques ann\u00e9es mais qu\u2019il ne m\u2019en<br \/>\nreste rien de vif. Je voulais comprendre le pourquoi de cette d\u00e9testation.<br \/>\nAlors, en r\u00e9ponse, h\u00e2tivement, j\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 ces quelques lignes. C\u2019\u00e9tait aussi<br \/>\nme r\u00e9pondre \u00e0 moi-m\u00eame.<\/i>\n<\/div>\n<div align=\"left\">\n\n<\/div>\n<p><\/p>\n<div>\nLucian Freud \u00e9tait-il<br \/>\nacad\u00e9mique\u00a0? R\u00e9pondant par le choix de ses sujets, leur mise en \u0153uvre et<br \/>\npar la posture g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 ce qui caract\u00e9risait l\u2019artiste du XIXe si\u00e8cle il<br \/>\n\u00e9tait aussi de ce fait m\u00eame en parfait d\u00e9calage avec la conception g\u00e9n\u00e9rale de<br \/>\nl\u2019art aujourd\u2019hui. On n\u2019a eu de cesse, en France particuli\u00e8rement, de voir dans<br \/>\ncette peinture frontalement figurative \u00e0 la palette restreinte et rabattue, caract\u00e9ris\u00e9e<br \/>\npar de nombreux nus, une r\u00e9gression. Et ce sentiment insupportable s\u2019amplifiait<br \/>\nde ce que son \u0153uvre, plus accessible et imm\u00e9diate que ne l\u2019\u00e9taient les avant-gardes<br \/>\nles plus conceptuelles, recevait les faveurs du public et de quelques riches<br \/>\ncollectionneurs par le jeu desquels sa c\u00f4te atteignait des recors. Si on s\u2019en<br \/>\ntenait \u00e0 une certaine histoire de l\u2019art, les efforts des artistes les plus novateurs<br \/>\n\u00e9taient tous all\u00e9s dans le sens d\u2019une autonomisation de l\u2019art sur la n\u00e9cessit\u00e9<br \/>\nde r\u00e9alisme puis de figuration. Toujours il s\u2019\u00e9tait agit de se positionner<br \/>\ncontre, au moins dans la forme, ce qui avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 quitte \u00e0 d\u00e9plaire, \u00e0<br \/>\nchoquer, \u00e0 demeurer pour beaucoup incompr\u00e9hensible. C\u2019\u00e9tait dans ce sens que se<br \/>\npouvait un certain d\u00e9passement de l\u2019art\u00a0<br \/>\npar lui-m\u00eame. Souvent, si on faisait appel \u00e0 l\u2019histoire, c\u2019\u00e9tait dans<br \/>\ndes formes tout \u00e0 fait neuves ou h\u00e9rit\u00e9es elles m\u00eames des grands gestes des avant-gardes.<br \/>\nAu contraire, la peinture de Freud empreinte aux impressionnistes ses formats<br \/>\nqui la qualifie de \u00ab\u00a0peinture de chevalet\u00a0\u00bb, son sujet de<br \/>\npr\u00e9dilection, le nu, renvoie \u00e0 ce qui s\u2019\u00e9talait d\u00e9j\u00e0 sur les murs des lupanars<br \/>\nantiques, qui donnait pr\u00e9texte \u00e0 quantit\u00e9 de muses et de v\u00e9nus avant de se<br \/>\ndonner pour figure de la sensualit\u00e9 et du d\u00e9sir chez Goya puis Manet. Ses mises<br \/>\nen sc\u00e8ne intimes prolongent la tradition du portrait bourgeois, ressassent l\u2019histoire<br \/>\ndu peintre et de son mod\u00e8le. On comprend que \u00e7a g\u00eane. Encore que ces nus l\u00e0, dans leur r\u00e9alisme sale,<br \/>\ndans la pr\u00e9\u00e9minence de la chair sur la courbe renvoient davantage \u00e0 la Nouvelle<br \/>\nObjectivit\u00e9 d\u2019Otto Dix qu\u2019au raffinement sensuel d\u2019Ingres. L\u2019apparence d\u00e9sirable<br \/>\ndes corps \u00e0 laiss\u00e9 chez lui la place \u00e0 une mise \u00e0 nu r\u00e9aliste, presque<br \/>\ncaricaturale mais rattrap\u00e9e par une certaine sensualit\u00e9 plastique de ses<br \/>\nmod\u00e8les, une palette chaude. Que ce soient les rondeurs g\u00e9n\u00e9reuses de \u00ab\u00a0Big<br \/>\nSue\u00a0\u00bb ou l\u2019articulation d\u2019un corps voisinant avec un l\u00e9vrier, tous g\u00e9n\u00e8rent<br \/>\nun certain contentement du regard. Simplement ces corps sont et peut-\u00eatre que ce qu&rsquo;ils montrent ce ne sont pas des personnes nues, mais la nudit\u00e9 de personnes.\u00a0Ainsi<br \/>\nc\u2019est ce qui caract\u00e9rise la peinture de Freud\u00a0: un respect de l\u2019apparence<br \/>\nglobale des sujets, une repr\u00e9sentation photographique et quelque peu expressive<br \/>\nde l\u2019espace (alors qu&rsquo;il ne peint pas d&rsquo;apr\u00e8s photos), \u00e0 la mise en sc\u00e8ne \u00e9quilibr\u00e9e, brouill\u00e9s par une p\u00e2te \u00e9paisse, \u00e9c\u0153urante,<br \/>\ncrevassant les chairs. Les s\u00e9ductions et les r\u00e9pulsions de l\u2019\u0153uvre tiennent l\u00e0.<br \/>\nDu c\u00f4t\u00e9 de l\u2019amateur ordinaire, c\u2019est tout pour plaire\u00a0: l\u2019apparence<br \/>\nacceptable et l\u2019atteinte mod\u00e9r\u00e9e au bon go\u00fbt en font une peinture limpide, raffin\u00e9e<br \/>\net quelque peu sauvage. \u00a0Leur efficacit\u00e9<br \/>\nvisuelle s\u2019apparente \u00e0 celle de photographies de studio, de celles dont on peut<br \/>\nfaire des albums et de cartes. On reconnait, on comprend, on appr\u00e9cie la ma\u00eetrise. La r\u00e9p\u00e9tition des portraits, sans r\u00e9elle<br \/>\ninvention formelle, sans ruptures, selon une recette \u00e9prouv\u00e9e tout \u00e0 la fois<br \/>\n\u00e9tabli une identit\u00e9 indubitable et lasse un peu. Les r\u00e9f\u00e9rences qu&rsquo;on peut y lire dans une pose, une tournure n&rsquo;ouvre pas de r\u00e9els tunnels. On peut y voir une \u0153uvre bien<br \/>\nti\u00e8de. Leur manque quelque part une bizarrerie incernable qui les rendrait<br \/>\nin\u00e9puisables. Du c\u00f4t\u00e9 des tenants de l\u2019art contemporain c\u2019est peinture vulgaire<br \/>\net on oppose volontiers au geste de Freud l\u2019ampleur autre, la folie vraie de<br \/>\nBacon. Si tous deux ont des anc\u00eatres fameux et ont pour sujet de pr\u00e9dilection<br \/>\nla figure humaine et tout deux incarnent la peinture anglaise moderne, peu de choses rapprochent les deux compatriotes. Autant la<br \/>\npeinture de Freud s\u2019appuie sur un espace perspectif convenable, anecdotique, dynamis\u00e9<br \/>\npar les raccourcis ou les effets de grand angle de la photographie, autant les<br \/>\nar\u00e8nes que mettent en sc\u00e8ne les compositions de Bacon s\u2019imposent imm\u00e9diatement<br \/>\ncomme des espaces fictifs ou mentaux. Autant les rendus chez Freud sont raffin\u00e9s,<br \/>\n\u00e9voquant dans les reflets l\u2019attention \u00e0 la lumi\u00e8re d\u2019un Caillebotte peignant les<br \/>\nraboteurs de parquet, autant les aplats de Bacon sont crus, excessifs, bruts et<br \/>\npresque brutaux. L\u00e0 o\u00f9 la touche de l\u2019un atteint le sale par l\u2019accumulation d\u2019infinies<br \/>\nnuances pass\u00e9es les unes par-dessus les autres qui donnent \u00e0 la peinture sa<br \/>\nsensualit\u00e9, l\u2019autre m\u00eale grossi\u00e8rement les formes un coup de brosse vigoureux<br \/>\nen croisant un autre, d\u00e9coupe un volume avec maladresse, r\u00e9\u00e9quilibre par une<br \/>\nvilaine fl\u00e8che, nuance par quelques z\u00e9brures si bien que sa peinture en devient<br \/>\npareillement \u00e9c\u0153urante. Ce qui les oppose encore plus radicalement c&rsquo;est cette homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 chez Freud, cette fa\u00e7on froide de traiter chaque chose avec un r\u00e9alisme consciencieux, seulement troubl\u00e9 par l&rsquo;exag\u00e9ration de la mati\u00e8re alors que l&rsquo;approche de Bacon, comme celle de Picasso est toute dans l&rsquo;expressivit\u00e9, dans la convulsion des formes. Je me souviens avoir \u00e9t\u00e9 souvent tent\u00e9 d&rsquo;acqu\u00e9rir un catalogue de Freud dans mes premi\u00e8res ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudes, sans jamais y c\u00e9der. J&rsquo;ai visit\u00e9 en 2004 ou 2005 une r\u00e9trospective de son oeuvre \u00e0 Venise, notant mieux que d&rsquo;apr\u00e8s les reproduction l&rsquo;\u00e9volution de sa mani\u00e8re, mais n&rsquo;ai ramen\u00e9 de ce voyage qu&rsquo;une \u00e9motion v\u00e9ritable \u00e0 la vue d&rsquo;une pala de Giorgione. J&rsquo;avais davantage \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par une exposition Bacon au mus\u00e9e Picasso alors que ses reproductions en catalogue me sont la plus part du temps insupportable.Tous deux sont peut-\u00eatre au fond pass\u00e9 tout pr\u00e8s du gouffre<br \/>\net c\u2019est parce qu\u2019ils voisinent avec le mauvais go\u00fbt, l\u2019exc\u00e8s, l\u2019effet de style<br \/>\n(Freud est sans doute plus pr\u00e8s que Bacon de ce ravin l\u00e0) qu\u2019ils nous g\u00eanent et<br \/>\nqu\u2019ils existent alors n\u00e9cessairement.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\n*exemple de commentaires trouv\u00e9s sur facebook et qui ont motiv\u00e9s cette r\u00e9flexion.<\/p>\n<div align=\"left\">\n<i><span><span>C&rsquo;est le lendemain de la mort de<br \/>\nLucian Freud et je suis encore plus content qu&rsquo;hier !<\/span><\/span><\/p>\n<p><span><span><\/span><\/span><span>Lucian Freud est mort ! Champagne !<\/span><\/p>\n<p><span><span><\/span><\/span><span><span>Vous<br \/>\n\u00eates lib\u00e9r\u00e9 du joug du mauvais go\u00fbt ! Enfin vos yeux pourront se d\u00e9ciller !<br \/>\nGloire \u00e0 nos amis affranchis encore effray\u00e9s par leur soudaine lib\u00e9ration mais<br \/>\nbient\u00f4t gambadeurs, papillonneurs ! Le ma\u00eetre des cro\u00fbtes est mort ! Le ma\u00eetre<br \/>\ndes vieux moches ob\u00e8ses mal peint est mort ! Le ma\u00eetre des couleurs mortes est<br \/>\nmort ! Qu&rsquo;on apporte aussi du Beluga ! La bo\u00eete d&rsquo;1 kg !<\/span><\/p>\n<p><span><\/span><\/span><span><span>De la<br \/>\ncro\u00fbte au sens propre, le fadasse \u00e9rig\u00e9 en principe chromatique, des sujets<br \/>\nd\u00e9biles trait\u00e9s grossi\u00e8rement, le tout sur un lit de principes r\u00e9actionnaires<br \/>\nstyle peinture d&rsquo;apr\u00e8s mod\u00e8le vivant seul horizon. De la vieille peinture morte<br \/>\navant que d&rsquo;\u00eatre peinte et sur-morte apr\u00e8s. Freud c&rsquo;est le peintre de la<br \/>\nscl\u00e9rose, c&rsquo;est le Sali\u00e9ri de Francis Bacon, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tron que la place des<br \/>\nVosges a cal\u00e9 dans le cul du march\u00e9 de l&rsquo;art mondial. Lucian Freud, c&rsquo;est<br \/>\nl&rsquo;anti-Bacon, le rem\u00e8de que les anglais puis le monde de l&rsquo;art a trouv\u00e9 pour<br \/>\nchasser le dernier grand g\u00e9nie des esprits et disposer d&rsquo;une \u00e9chelle<br \/>\n\u00ab\u00a0raisonnable\u00a0\u00bb, avec Lucian en premier de la classe, le petit Lucian,<br \/>\ncelui qui chie sa peinture l\u00e0 o\u00f9 on lui dit et comme il a toujours \u00e9t\u00e9 bien vu<br \/>\nde la chier. Lucian Freud, c&rsquo;est aussi l&rsquo;anti-Sigmund, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9crasement a<br \/>\npriori de tout instinct, de tout espace laiss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;erreur magique, aux lapsus<br \/>\nde l&rsquo;image, aux \u00e9motions incontr\u00f4l\u00e9es. En ce sens et pour tout ce que je viens<br \/>\nde dire, c&rsquo;est \u00e0 la fois un peintre important pour l&rsquo;\u00e9poque et un peintre<br \/>\npath\u00e9tique de nullit\u00e9. Il est \u00e0 un bout de l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;art certes, mais pas<br \/>\n\u00e0 celui o\u00f9 le march\u00e9 croit qu&rsquo;il se trouve. Lucian Freud, c&rsquo;est le zombi<br \/>\n(grotesque) du 19\u00e8me si\u00e8cle.<\/span><br \/><\/span><span><span><\/p>\n<p><\/span><\/span><\/i>\n<\/div>\n<p><span><i>Il y a une diff\u00e9rence entre la nullit\u00e9 de croisi\u00e8re et la nullit\u00e9<br \/>\noscaris\u00e9e, voil\u00e0 tout. Personnellement c&rsquo;est le festival d&rsquo;hommages<br \/>\nd\u00e9goulinants d&rsquo;adjectifs grotesques \u00e0 la mort de ce tartouilleur qui me fait<br \/>\nmonter sur mes grands chevaux multicolores. Cela me fait la m\u00eame impression que<br \/>\nsi l&rsquo;on organisait des fun\u00e9railles nationales pour Framboisier (le guitariste<br \/>\ndes \u00ab\u00a0muscl\u00e9s\u00a0\u00bb)&#8230; Quoi que Framboisier ait un certain talent&#8230; il<br \/>\nsavait tailler sa moustache&#8230; alors ma comparaison ne fonctionne pas mais on<br \/>\naura compris l&rsquo;id\u00e9e.<\/i><\/span>\u00a0\u00a0<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019annonce de la mort de Lucian Freud des r\u00e9actions fusaient sur Facebook et qui n\u2019\u00e9taient pas toujours tendres *(voir en fin d\u2019article). Moi je ne pensais trop rien du bonhomme, j\u2019avais tourn\u00e9 autour de ses images un temps mais m\u2019en n\u2019\u00e9tais jamais vraiment nourri. 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