{"id":3391,"date":"2009-02-13T22:44:00","date_gmt":"2009-02-13T21:44:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/j-a-m-m-s-e-s-s-i-o-n-1-2\/"},"modified":"2013-08-16T11:13:40","modified_gmt":"2013-08-16T10:13:40","slug":"j-a-m-m-s-e-s-s-i-o-n-1-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/j-a-m-m-s-e-s-s-i-o-n-1-2\/","title":{"rendered":"J.A.M.M.S.E.S.S.I.O.N.1.2"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SZXqN1g93gI\/AAAAAAAAA-U\/aJhOgX4Q7X4\/s1600\/ligne.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SZXqN1g93gI\/AAAAAAAAA-U\/aJhOgX4Q7X4\/s400\/ligne.JPG\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SZXqISkbQZI\/AAAAAAAAA-M\/irzHpBT_Ekk\/s1600\/La_petite_mort2.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SZXqISkbQZI\/AAAAAAAAA-M\/irzHpBT_Ekk\/s400\/La_petite_mort2.jpg\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a>\n<link rel=\"File-List\" href=\"file:\/\/\/C:\/DOCUME%7E1\/julie\/LOCALS%7E1\/Temp\/msoclip1\/01\/clip_filelist.xml\">\n<!--[if gte mso 9]><xml>  <w:worddocument>   <w:view>Normal<\/w:View>   <w:zoom>0<\/w:Zoom>   <w:hyphenationzone>21<\/w:HyphenationZone>   <w:donotoptimizeforbrowser\/>  <\/w:WordDocument> <\/xml><![endif]--><\/p>\n<p>A un certain point de leur entortillement, les choses ne se laissent plus trancher. Et ce qu\u2019elles perdent en clart\u00e9 d\u2019\u00e9nonciation elles le gagnent dans l\u2019\u00e9paisseur qu\u2019elles m\u00e9nagent en elles m\u00eames, dans la confusion pl\u00e9thorique qu\u2019elles entretiennent et qui n\u2019est pas tant une d\u00e9mission qu\u2019une exigence. Aussi, d\u00e9cider en ce 14 f\u00e9vrier d\u2019aborder l\u2019amour et son ar\u00e9opage de pulsions (il est question de petite mort), c\u2019\u00e9tait comme inviter une temp\u00eate de contradictions et de tiraillements, les plus d\u00e9licats entrem\u00ealement, les ambiances les plus suaves, et les rapports les plus crus. C\u2019\u00e9tait aussi d\u00e9passer toute intellection froide pour faire parler la langue souterraine des t\u00e2tonnements intuitifs, du sensible. Et puisque sept artistes on pr\u00eat\u00e9 la main au projet on imagine un ballai compliqu\u00e9 de contrepoints, de renvois, une dissolution de chaque voix propre en une volupt\u00e9 collective glissant et se rattrapant sur elle-m\u00eame. C\u2019est un des points de la d\u00e9marche : chaque ego, chaque style personnel se fond en une \u0153uvre collective, une \u00e9nergie commune maintenue en cet \u00e9tat d\u2019ind\u00e9termination par les intrusions et les retraits de chacun. On peut y voir, \u00e0 l\u2019image du livre monument de Musil, un jeu d\u2019id\u00e9es, un brassage de fragments, la tourmente aussi o\u00f9 tout essaie d\u2019\u00eatre dit par chacun des protagonistes sans jamais qu\u2019une chose puisse conclure par dessus les autres : seulement, que le monde r\u00e9el est un jeu trivial auquel on n\u2019\u00e9chappe pas sans, comme Ulrich, l\u2019antih\u00e9ros de Musil, risquer la st\u00e9rilit\u00e9. Le travail plastique initi\u00e9 ici par Michael Eric Dietrich, Nelli David, Yann Eouzan, Nicole Cuglievan, Guillaume Sarda, Esther Klaes et Matteo Rovesciato, parce qu\u2019il fait retour sur ces aspects du monde et joue de l\u2019\u00e9cart au sein m\u00eame de l\u2019\u0153uvre m\u00ealant po\u00e9sie et chaos, s\u2019impose alors comme une mise \u00e0 distance de l\u2019art par rapport \u00e0 lui m\u00eame et par rapport au monde dont il entreprend le tableau.<\/p>\n<div>\n<span>Concr\u00e8tement, deux espaces ont \u00e9t\u00e9 investis parmi les salles de l\u2019ancienne manufacture. Deux espace similaires par leurs volumes mais habit\u00e9s de mani\u00e8re singuli\u00e8rement diff\u00e9rentes, comme deux tableaux distincts feraient pendant. Et dans le trajet de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre se cr\u00e9e un tiraillement, une gravitation sensible. Ces inconciliables sont en fait face et revers d\u2019une m\u00eame chose, ou deux moments de cette m\u00eame chose. Chaque partie qui pourrait \u00eatre en soi path\u00e9tique se d\u00e9joue par la pr\u00e9sence de l\u2019autre qui l\u2019appuie et la nie. C\u2019est une dynamique assur\u00e9ment paradoxale et \u00e9quilibriste qui semble jouer en boucle de contradictions consomm\u00e9es. Une fa\u00e7on qui \u00e9voque en vrac Nietzsche et son sape, Beckett ou Kafka dans la mani\u00e8re d\u2019aborder \u00e0 des territoires d\u00e9sert\u00e9s par le sens qui continuent pourtant d\u2019essayer.<\/span>\n<\/div>\n<p><span><br \/>\n<\/span><link rel=\"File-List\" href=\"file:\/\/\/C:\/DOCUME%7E1\/julie\/LOCALS%7E1\/Temp\/msoclip1\/01\/clip_filelist.xml\">\n<!--[if gte mso 9]><xml>  <w:worddocument>   <w:view>Normal<\/w:View>   <w:zoom>0<\/w:Zoom>   <w:hyphenationzone>21<\/w:HyphenationZone>   <w:donotoptimizeforbrowser\/>  <\/w:WordDocument> <\/xml><![endif]--><span><b><span>M\u00c8RE, P\u00c8RE, NOUS DEVONS PARTIR&#8230; CE MONSTRE VA D\u00c9VASTER TOUT NOTRE  ROYAUME.<\/span><\/b><span><span><br \/>\n<\/span><span><i>Exposition J.A.M.M.S.E.S.S.I.O.N.1.2<\/i><\/span><i> du 14 au 16 f\u00e9vrier 2009 &#8211; Avec Michael Eric Dietrich, Nelli David, Yann Eouzan, Nicole Cuglievan, Guillaume Sarda, Esther klaes et Matteo Rovesciato. La G\u00e9n\u00e9rale en Manufacture, S\u00e8vres.<\/i><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A un certain point de leur entortillement, les choses ne se laissent plus trancher. Et ce qu\u2019elles perdent en clart\u00e9 d\u2019\u00e9nonciation elles le gagnent dans l\u2019\u00e9paisseur qu\u2019elles m\u00e9nagent en elles m\u00eames, dans la confusion pl\u00e9thorique qu\u2019elles entretiennent et qui n\u2019est pas tant une d\u00e9mission qu\u2019une exigence. 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