{"id":3425,"date":"2008-10-23T13:11:00","date_gmt":"2008-10-23T12:11:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/les-terrains-vagues-de-jm-alberola\/"},"modified":"2013-08-16T11:13:50","modified_gmt":"2013-08-16T10:13:50","slug":"les-terrains-vagues-de-jm-alberola","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/les-terrains-vagues-de-jm-alberola\/","title":{"rendered":"les terrains vagues de JM Alberola"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SQBq2kcUpNI\/AAAAAAAAAyg\/ViIWnPzZtV0\/s1600\/Alberola_Heitmatlos.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SQBq2kcUpNI\/AAAAAAAAAyg\/ViIWnPzZtV0\/s320\/Alberola_Heitmatlos.jpg\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<div>\n<link rel=\"File-List\" href=\"file:\/\/\/C:\/DOCUME%7E1\/julie\/LOCALS%7E1\/Temp\/msoclip1\/01\/clip_filelist.xml\">\n<!--[if gte mso 9]><xml>  <w:worddocument>   <w:view>Normal<\/w:View>   <w:zoom>0<\/w:Zoom>   <w:hyphenationzone>21<\/w:HyphenationZone>   <w:donotoptimizeforbrowser\/>  <\/w:WordDocument> <\/xml><![endif]-->\n<\/div>\n<p><span>Chaque tableau est toujours pour moi un fragment je demande \u00e0 ce que l\u2019 on ne consid\u00e8re jamais un tableau seul, ce qui compte, c\u2019 est l\u2019 ensemble de l\u2019 histoire qui avance. Un tableau est comme un mot et pour faire la phrase, il faut beaucoup de mots ou de tableaux. Je me situe dans un espace de plus en plus fractur\u00e9, cass\u00e9, d\u00e9chir\u00e9 o\u00f9 je n\u2019 ai pas de noyau central. Je propose alors une image de la Ruine, \u00e0 l\u2019 exemple du monde, avec le r\u00eave d\u2019 une r\u00e9conciliation. Ce sont de petits territoires les uns \u00e0 c\u00f4t\u00e9s des autres, qui constituent le monde.<\/span><i><span><\/p>\n<p><\/span><\/i><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><span>Jean-Michel Alberola<\/p>\n<p><\/span><i><span><\/p>\n<p><\/span><\/i><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><i><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/i><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><span>Et c\u2019est comme de peindre des divagations, faire ricocher des \u00e9clats, des pens\u00e9es surgies, des associations, des mots en avance sur leur sens on aurait l\u2019impression, et qui nous incitent \u00e0 courir apr\u00e8s. Les choses chez Alberola ont une certaine r\u00e9ticence toujours \u00e0 se laisser saisir, non que ces associations soient tout \u00e0 fait fantaisistes, d\u2019une absurdit\u00e9 molle, mais elles semblent d\u00e9vou\u00e9es \u00e0 tout et leur contraire. Eloign\u00e9es de tout dogmatisme, il ne semble que nous ne puissions en tirer plus qu\u2019un \u00e9clat soudain et magnifique, quelque peu enfantin parfois et que dans cette espace singulier d\u2019implication r\u00eaveuse se joue un peu de l\u2019utopie moderne. Il y a dans ces fragments d\u2019\u00e9chos comme les images d\u2019un monde diss\u00e9min\u00e9 impossible \u00e0 rassembler tout \u00e0 fait. Et cette impossibilit\u00e9 (peut-\u00eatre v\u00e9cue parfois comme une impuissance) est tout \u00e0 la fois un jeu fertile in\u00e9puisable et une m\u00e9lancolie. \u00ab <\/span><span><span>Ce qui m\u2019 a toujours fascin\u00e9, dit-il, est le jeu qui consiste \u00e0 raconter une histoire \u00e0 quelqu\u2019 un, qui va la r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 son tour, etc. C\u2019 est cette perte relative de la phrase initiale, cette transformation qui fait que l\u2019 histoire du d\u00e9but va continuer \u00e0 vivre en m\u00eame temps et \u00e0 mourir.<\/span> \u00bb<i> <\/i><\/span><span>Et cet entre-deux qui surgit des \u00e9nonc\u00e9s paradoxaux de l\u2019artiste comme de ses images \u00e0 la fois illisibles et bavardes &#8211; \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un journal froiss\u00e9 qui rapprocherait par ses plis des choses inconciliables &#8211; cet entre-deux et cette \u00e9l\u00e9gance tordue semblent qualifier moins mal qu\u2019autre chose la po\u00e9tique trouble d\u2019Alberola.<br \/>\nIl y a un an je d\u00e9butais un article* sur une de ses expositions parisiennes : <span>Force est de constater lorsque l\u2019on tente d\u2019en tracer pour nous la physionomie comme la silhouette de Jean-Michel Alberola fait au sein du monde de l\u2019art figure d\u2019\u00e9vanescence sauvage et distraitement trimbale avec elle une forte impression de libert\u00e9, presque un d\u00e9tachement. A l\u2019avoir crois\u00e9 parfois en profil, \u00e0 la mani\u00e8re D\u2019apollinaire dans le portrait pr\u00e9monitoire qu\u2019en fit De Chirico, j\u2019en ai gard\u00e9 cette impression d\u2019un homme dont la malice consistait \u00e0 \u00eatre l\u00e0 sans y \u00eatre, pointant par l\u00e0 m\u00eame comme l\u2019art se joue dans cet \u00e9tat invraisemblable d\u2019implication et de distance, cette soucieuse insouciance que Nietzsche d\u00e9signe \u00e0 la source de son activit\u00e9 <\/span>(introduction \u00e0 la naissance de la trag\u00e9die). Etc.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<\/p>\n<p><span><br \/>\n<span><\/p>\n<p><\/span><\/span><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--><span> <span>*\u00a0\u00bbRien\u00a0\u00bb, Semaines, bimestriel n\u00b08, nov\/dec 2007.<br \/><\/span><br \/>\n<\/span><\/span><\/p>\n<p><span><br \/>\n<\/span><span><!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><span><span>Illustration : Heimatlos, <\/span><span>Technique mixte sur papier, 150 \u00d7 118 cm, 2002 Mus\u00e9e d\u2019 Art Moderne, \u00a9 ADAGP, Paris, 2008<\/p>\n<p><\/span><\/span><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><span><span>Jean-Michel Alberola &#8211; La pr\u00e9cision des terrains vagues (extension)- Au Mus\u00e9e d\u2019art moderne St-Etienne M\u00e9tropole du 11 octobre 2008 au 25 janvier 2009.<\/span><b><\/p>\n<p><\/b><\/span><\/p>\n<div>  <\/div>\n<p><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque tableau est toujours pour moi un fragment je demande \u00e0 ce que l\u2019 on ne consid\u00e8re jamais un tableau seul, ce qui compte, c\u2019 est l\u2019 ensemble de l\u2019 histoire qui avance. 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