{"id":3466,"date":"2008-07-01T11:18:00","date_gmt":"2008-07-01T10:18:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lecture-samedi-5-juillet\/"},"modified":"2013-08-16T11:14:01","modified_gmt":"2013-08-16T10:14:01","slug":"lecture-samedi-5-juillet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lecture-samedi-5-juillet\/","title":{"rendered":"lecture samedi 5 juillet"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SGoEjzOg-cI\/AAAAAAAAAho\/nZOQr0YGMKU\/s1600\/accrochage%2Bexpo%2Bsuite1.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/SGoEjzOg-cI\/AAAAAAAAAho\/nZOQr0YGMKU\/s320\/accrochage%2Bexpo%2Bsuite1.JPG\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p><span>Samedi 5 juillet<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Lecture <\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>en bin\u00f4me avec Isabelle Gounod dans sa galerie pendant l\u2019exposition \u2018suite\u2019 de larges extraits <\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>du texte \u00ab le livre l\u2019immeuble le tableau \u00bb <\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>publi\u00e9 r\u00e9cemment sur publie.net<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>18h00<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>galerie Isabelle Gounod<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>13, rue Chapon 75003 Paris<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>ci dessous : extraits de la pr\u00e9sentation du projet par Fran\u00e7ois Bon et extraits du texte.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p>\u00ab Ce qu\u2019il m\u2019apporte, quand il passe 4 mois dans ce mauvais logement de Montlu\u00e7on ou Valenciennes, sous pr\u00e9texte de peindre. Non pas la ville, mais ce qui le traverse, par le dos, pour aller rejoindre la ville. (\u2026)<\/p>\n<p>Pour J\u00e9r\u00e9my Liron, il y deux autres dimensions.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re tient \u00e0 ce que, son dipl\u00f4me acquis, il a voulu s\u2019accrocher \u00e0 sa discipline : \u00e7a semble facile, quand on se souvient des ateliers de peintre au 19\u00e8me si\u00e8cle. La peinture exige qu\u2019on s\u2019y consacre en entier. Il y a l\u2019\u00e9quivalent pour l\u2019\u00e9criture, d\u2019ailleurs, et pour cela que je suis un peu interloqu\u00e9 de voir que les nouveaux arrivants dans la litt\u00e9rature, si souvent, d\u00e9sormais, gardent leur m\u00e9tier d\u2019origine. Mais les locataires des immeubles que peint J\u00e9r\u00e9my ne lui ach\u00e8teraient pas ses toiles, comme Hopper vendait aux bourgeois le tableau de leur villa. Alors, depuis 3 ans, le voil\u00e0 itin\u00e9rant, de Valenciennes \u00e0 Montlu\u00e7on. Log\u00e9 pr\u00e9cairement, avec des ateliers jeunes publics, il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de plusieurs r\u00e9sidences : gloire et honneur \u00e0 ces villes qui les accueillent, ces jeunes plasticiens, avec 500 euros par mois, une liste d\u2019interventions scolaires et un deux pi\u00e8ces avec Butagaz.<\/p>\n<p>La seconde tient \u00e0 Internet. D\u2019expo en expo, il grimpe, Liron, m\u00eame si c\u2019est aussi rude que les hivers \u00e0 Montlu\u00e7on. Mais, d\u2019une expo \u00e0 l\u2019autre, c\u2019est par le blog qu\u2019on le suit au travers des jours. Le blog, c\u2019est de l\u2019\u00e9criture : et, le langage mis en r\u00e9flexion du monde, \u00e7a s\u2019appelle litt\u00e9rature.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce que la litt\u00e9rature version J\u00e9r\u00e9my Liron ? Je ne sais pas. Ce que je vois, c\u2019est le combat d\u2019un regard et du r\u00e9el. Et que l\u00e0, dans cette tension, viennent les livres, viennent les mots. (\u2026)<\/p>\n<p>Et si la le\u00e7on, c\u2019\u00e9tait d\u2019y lire le r\u00e9el comme fiction \u2013 ou bien, que l\u00e0 \u00e9tait la fiction d\u2019aujourd\u2019hui : dans l\u2019exp\u00e9rience m\u00eame du r\u00e9el, et ce qu\u2019elle convoque d\u2019imaginaire, ou bien l\u00e0 o\u00f9 elle nous renvoie&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>FB<\/p>\n<p><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Samedi, le 17.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><i><span>La grande solitude int\u00e9rieure. Aller en soi-m\u00eame, et ne<\/p>\n<p><\/span><\/i><\/p>\n<p><i><span>rencontrer pendant des heures personne<\/span><\/i><span>. (Rilke)<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Alors on trace la route, on la v\u00e9rifie par l\u2019allant qu\u2019elle imprime, en \u00e9pouse la houle \u00e9tir\u00e9e, les bords, les herbes hautes, leur inclinaisons lentes. Trois fois elle semble finir et replonge en se soulevant l\u00e9g\u00e8rement. Se d\u00e9gage \u00e0 l\u2019oeil dans les cimes l\u2019entonnoir robuste d\u2019un ch\u00e2teau d\u2019eau, la d\u00e9coupe graphique de ses contours gris.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Partout autour, la liquidit\u00e9 des \u00e9tendues planes, l\u2019impression de dilatation que la perspective enivre. Livre ou tableau, cette dilatation contenue, comme r\u00e9activ\u00e9e continuellement en une oscillation t\u00e9nue. Un ch\u00e2teau d\u2019eau fonctionne comme une cath\u00e9drale, il humilie dans son ombre tout en aspirant l\u2019\u00e2me. Cette singuli\u00e8re volont\u00e9 a une dimension terrible, implacable et aussi l\u00e9g\u00e8rement suspendue. L\u2019espace travers\u00e9 aspire et d\u00e9ploie et dans ce paysage blanc refluent les bribes de conversations, de r\u00e9flexions, les images, les projets ; un chantier attaqu\u00e9 de toutes parts. Choses qui n\u2019appartiennent qu\u2019\u00e0 la route, ne se d\u00e9veloppent qu\u2019\u00e0 l\u2019invitation de ce glissement lin\u00e9aire comme d\u2019autres n\u2019appartiennent qu\u2019\u00e0 la nuit. N\u2019en restera tout \u00e0 l\u2019heure qu\u2019un souvenir de plus en plus restaur\u00e9, de plus en plus opaque \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 qui l\u2019avait initi\u00e9. Tout \u00e7a on passera outre.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Mardi, le 8.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Alors qu\u2019\u00e0 l\u2019habitude j\u2019interrompais nos marches par quelques photos, comme pr\u00e9lever ces impressions fortes que sans expliquer vous laissent certaines st\u00e8les \u2013 quand bien m\u00eame vivraient dedans une bonne centaine de visages laborieux \u2013 je s\u00e9lectionnais mes immeubles par la personnalit\u00e9 dans l\u2019humble et noble pr\u00e9sence de ses traits, la trame constructive \u00e0 la surface et la distribution de ses cavit\u00e9s et balcons, le jeu des lumi\u00e8res et des ombres, l\u2019\u00e9lan que \u00e7a peut avoir fondu en haut dans le blanc du ciel. On en discutait : ces jeux de volumes dans la lumi\u00e8re (Le Corbusier), cette g\u00e9om\u00e9trie sous-jacente, combinaisons de teintes et de textures, aplats et lignes, caract\u00e8re graphique, on parlait aussi de ce qu\u2019\u00e9tait la peinture et \u00e7a se confondait.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p><span>Merci \u00e0 Fran\u00e7ois Bon pour quantit\u00e9 de choses, aux \u00e9ditions publie.net et ceux qui les font, \u00e0 Isabelle Gounod d\u2019avoir bien voulu se pr\u00eater au jeu quand ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019une id\u00e9e dans un trajet camion entre Paris et Lyon. Merci \u00e0 ceux qui relaieront l\u2019info et viendront samedi. <\/span><span><\/p>\n<p><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Samedi 5 juillet Lecture en bin\u00f4me avec Isabelle Gounod dans sa galerie pendant l\u2019exposition \u2018suite\u2019 de larges extraits du texte \u00ab le livre l\u2019immeuble le tableau \u00bb publi\u00e9 r\u00e9cemment sur publie.net 18h00 galerie Isabelle Gounod 13, rue Chapon 75003 Paris ci dessous : extraits de la pr\u00e9sentation du projet par Fran\u00e7ois Bon et extraits du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3466","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3466","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3466"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3466\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4187,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3466\/revisions\/4187"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3466"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3466"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3466"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}