{"id":3527,"date":"2008-01-03T22:32:00","date_gmt":"2008-01-03T21:32:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/les-voies-devident-des-espaces-de-pensees-souples-depuis-longtemps-comme-secoulent-des-fleuves-lents\/"},"modified":"2013-08-16T11:14:12","modified_gmt":"2013-08-16T10:14:12","slug":"les-voies-devident-des-espaces-de-pensees-souples-depuis-longtemps-comme-secoulent-des-fleuves-lents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/les-voies-devident-des-espaces-de-pensees-souples-depuis-longtemps-comme-secoulent-des-fleuves-lents\/","title":{"rendered":"Les voies d\u00e9vident des espaces de pens\u00e9es souples depuis longtemps comme s\u2019\u00e9coulent des fleuves lents."},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/R31UvxB1KZI\/AAAAAAAAAVs\/DIYy6dzVq30\/s1600\/DSCF3272.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/R31UvxB1KZI\/AAAAAAAAAVs\/DIYy6dzVq30\/s320\/DSCF3272.JPG\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p> <span><i>Tentative de fiction, parce que quelque part on proposait d\u2019imaginer le monde en hiver 2050.<\/i><\/span><\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><b>Les voies d\u00e9vident des espaces de pens\u00e9es souples depuis longtemps comme s\u2019\u00e9coulent des fleuves lents.<\/b><\/p>\n<\/p>\n<p>Les voies d\u00e9vident des espaces de pens\u00e9es souples depuis longtemps comme s\u2019\u00e9coulent des fleuves lents. \u00c7a circule \u00e0 faible vitesse pr\u00e8s de l\u2019\u00e9tendue o\u00f9 quelques uns stationnent : un flux incessant et las comme de se pencher sur une colonie d\u2019insectes industrieux. Observer le trafic trop longtemps vous d\u00e9croche la pens\u00e9e et vous charme les yeux, c\u2019est chose connue. Je n\u2019y consacre qu\u2019avec mesure bien qu\u2019excessivement d\u00e9j\u00e0. De loin, la rumeur qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve de ces zones fait le souffle continu de la ventilation qui n\u2019existe que tant que vous l\u2019\u00e9coutez, s\u2019efface dans l\u2019habitude.  <\/p>\n<p>Avec le soir qui se couche monte une brume un peu rouge, le ciel l\u00e0 dessus s\u2019\u00e9tage en bandes horizontales d\u2019un bleu profond, c\u00e9rul\u00e9en, desquelles se distinguent les routes du transit a\u00e9rien, plus pales, tirant vers le mauve. A l\u2019image des villes et des rhizomes qui les tressent, le ciel s\u2019organise.  <\/p>\n<p>Apr\u00e8s les g\u00e9om\u00e9tries frustres arrang\u00e9es d\u2019enseignes, la navette distribue le long de son rail quelques groupes press\u00e9s, \u00e9chevel\u00e9s souvent de quelques individus plus mornes ou plus fatigu\u00e9s que le noyau distance. On prend plaisir \u00e0 les suivre d\u2019ici comme \u00e0 une histoire dont on conna\u00eet la fin, peut-\u00eatre simplement ils ne sont pas comme nous et on se distrait alors de ces fantaisies. J\u2019essaierai un jour de dire cette attention bizarre qu\u2019on porte parfois \u00e0 ces insignifiances.<\/p>\n<p align=\"justify\">Tout \u00e0 l\u2019heure quelques arbres blanchis par le givre en bordure de la zone d\u00e9veloppaient des bronchioles de cristal. J\u2019aurais \u00e9t\u00e9 superstitieux j\u2019aurais fait un v\u0153ux que je serais all\u00e9 nouer \u00e0 une branche l\u00e9g\u00e8re. Quelque chose m\u2019aurai rappel\u00e9 les nu\u00e9es de v\u00e9hicules commerciaux qui se dispersent le matin, un \u00e0 un similaires \u00e0 leur cause. Je ne suis pas cr\u00e9dule, mais j\u2019ai regard\u00e9 plus longtemps que n\u00e9cessaire ce spectacle singulier, attribut d\u2019un hiver qui, de plus en plus, ne s\u2019\u00e9tire plus sur une p\u00e9riode en d\u00e9finissant une saison, mais surgit \u00e7a et l\u00e0, ponctuel et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Pour deux jours ou trois d\u2019un froid profond, apr\u00e8s reprend la douceur habituelle. A ces frimas subits et p\u00e9n\u00e9trants r\u00e9pondent \u00e0 la p\u00e9riode chaude quelques acc\u00e8s br\u00fblants parfois nuanc\u00e9s des journ\u00e9es ex\u00e9crables. On dit cette ann\u00e9e particuli\u00e8rement fi\u00e9vreuse et annonce d\u00e9j\u00e0 des pics de chaud et de froid d\u2019une amplitude record, mais ne dit on pas la m\u00eame chaque nouvel an ? Chaque record est remplac\u00e9 par un autre et les nouveaut\u00e9s ne le sont qu\u2019un instant.<\/p>\n<p align=\"justify\">En cette fin d\u2019apr\u00e8s midi, une lumi\u00e8re uniforme dessine sous chaque fen\u00eatre un triangle d\u2019ombre, les bardages de m\u00e9tal ajour\u00e9s de motifs \u00e9blouissent sur une face alors que le mur v\u00e9g\u00e9tal qui se d\u00e9veloppe dans l\u2019ombre, du cinqui\u00e8me au 18<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9tage environ, semble en comparaison lourd et mat, peupl\u00e9 d\u2019obscurit\u00e9 profonde. Je l\u2019imagine un instant comme les arbustes givr\u00e9s de tout \u00e0 l\u2019heure, \u00e9pingl\u00e9 de v\u0153ux, du plus bel effet. On a vu quelque fois du givre se d\u00e9poser timidement sur des murs v\u00e9g\u00e9taux, mais seulement d\u2019immeubles en d\u00e9construction dont les parois n\u2019\u00e9taient plus ti\u00e9dies par les \u00e9quipements. Un des magasins du boulevard des Shops \u00e0 une fa\u00e7ade ouvrag\u00e9e qui pourrait y faire un peu penser. Un grand designer japonais, je crois. A la v\u00e9rit\u00e9, je trouve dans ces murs verts quelque chose de sinistre. Quelque chose l\u00e0-dedans fait \u00e9cho \u00e0 je ne sais quoi d\u2019ancien et de sauvage qui me met mal \u00e0 l\u2019aise, sauf dans les murs raz \u00e0 carreaux ou les murs num\u00e9riques qui sont d\u2019avantage visuels. C\u2019est d\u2019ailleurs un artiste qui avait le premier con\u00e7u ceux l\u00e0 au si\u00e8cle dernier, mais beaucoup plus basique. La technologie ne permettait que ces choses archa\u00efques et raides, j\u2019en ai vu au mus\u00e9e.  <\/p>\n<p align=\"justify\">Avec l\u2019air froid et sec qui persiste en ce moment, les murs de la ville font l\u2019impression de plus de duret\u00e9 encore. Les voies rapides qui se tressent dans le fond comme des nouilles font un d\u00e9croch\u00e9 net sur la zone des industries. Le trafic qu\u2019elles canalisent joue de quelques \u00e9clats lumineux r\u00e9guliers. J\u2019ai re\u00e7u derni\u00e8rement des extraits Internet de ces vid\u00e9os gamma que l\u2019on utilise en chirurgie et dont on peut acqu\u00e9rir ensuite le film \u00ab voyagez en vous m\u00eame \u00bb et ces trajets organiques affectaient quelques analogies avec la d\u00e9glutition r\u00e9guli\u00e8re des voies rapides. Mais \u00e7a encore, c\u2019est comme regarder le loader \u00e0 l\u2019\u00e9cran, \u00e7a vous \u00e9mousse l\u2019attention, vous d\u00e9polie la vue. J\u2019ai quelque fois des vertiges similaires quand je regarde quelque chose d\u2019ancien, le temps quand il reflue ajoute brutalement en une bouff\u00e9e tout son volume \u00e0 votre bulle, c\u2019est comme ces masques \u00e0 oxyg\u00e8ne du suburb\u2019. Brutalement votre territoire s\u2019\u00e9tend et vous percevez les \u00e9tendues glaciales qui s\u00e9parent les astres et les \u00e9poques. Il est difficile de savoir si le monde change ou si le regard que l\u2019on pose sur lui apr\u00e8s quelques ann\u00e9es r\u00e9v\u00e8le des perspectives lesquelles sont accus\u00e9es encore par notre propre avanc\u00e9e dans la vie. Nous vieillissons de concours. Il me semble que nous contractons toujours plus notre pr\u00e9sent, que nous pressons passionn\u00e9ment nos terrains sur les territoires \u00e9troits et \u00e9th\u00e9r\u00e9s de \u00ab l\u2019extr\u00eame contemporain \u00bb. Nous sommes pris par l\u2019\u00e9lan d\u2019une course d\u00e9but\u00e9e bien avant nous, que l\u2019on nous demande les raisons de notre course : on s\u2019\u00e9quilibre d\u2019une chute. C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre hier, en recevant un doc. scientifique dans lequel on parlait de la taille de la t\u00eate qui augmente, des dents qui s\u2019amenuisent en proportion inverse, la gestation \u00e9tait il y a peu de temps encore de neuf mois g\u00e9n\u00e9ralement, sans doute fut elle plus longue encore dans le pass\u00e9. Parait-il, le cerveau ambitieux se presse contre sa paroi jusqu\u2019\u00e0 plisser et parce que nos t\u00eates augmentent de volume, nos petits na\u00eetrons plus fr\u00eales par le conduit qui, lui, varie peu, pour d\u00e9velopper au dehors leur app\u00e9tit de t\u00eate. En \u00e9coutant \u00e7a je me suis senti soudain comme un passager. C\u2019est sans doute parce que je m\u2019int\u00e9resse assez souvent \u00e0 ces dr\u00f4les d\u2019histoires du pass\u00e9, que dans l\u2019immeuble du centre commercial je monte quelquefois \u00e0 l\u2019\u00e9tage du mus\u00e9e \u00e0 chaque nouveau divertissement culturel, qu\u2019il me vient parfois cette curieuse inclinaison \u00e0 contempler par les vitrages l\u00e0 o\u00f9 je vie, \u00e9couter le bruit mat des trois practices de golf au sommet des tours voisines. Je m\u2019y laisse aller quelquefois. L\u2019\u0153il glisse aux fa\u00e7ades de fen\u00eatre en fen\u00eatre, s\u2019agace de s\u2019y perdre. Mais cette d\u00e9perdition m\u2019apporte quelques lumi\u00e8res. La pr\u00e9tention de l\u2019homme est une suite d\u2019accidents favorables qui s\u2019interrompra un jour. J\u2019en ai quelque peu id\u00e9e. Je consid\u00e8re avec un peu de distance l\u2019algorithme tendu de nos syst\u00e8mes. Les \u00e9crans, leurs r\u00e9clames, perdent leur enchantement perfide pour redevenir des variations lumineuses color\u00e9es anim\u00e9es par le vertige de leur \u00e9puisement impossible. Tout \u00e7a n\u2019a plus de sens, plus d\u2019autorit\u00e9, simple spectacle, simple \u00e9tourdissement.<\/p>\n<p align=\"justify\">La d\u00e9coupe d\u2019un oiseau \u00e0 l\u2019aplomb, un cri comme on grince une porte, glisse une ombre nette \u00e0 l\u2019angle de l\u2019immeuble. Tendant \u00e0 mentir toujours un peu plus la phrase de Wittgenstein selon laquelle le monde est \u00e9mancip\u00e9 de notre volont\u00e9, se d\u00e9veloppe de jour en jour un monde toujours plus soumis \u00e0 l\u2019industrie de l\u2019homme jusqu\u2019\u00e0 l\u2019image que l\u2019on se fait de lui de plus en plus d\u00e9faite de sa r\u00e9f\u00e9rence. Il y eu cette crise il y a 20 ans de l\u00e0 o\u00f9 les martyrs fous faisaient spectacle de leur mort, et bient\u00f4t commerce. Des vrais et des faux. Des petits \u00e9tats entiers \u00e0 l\u2019autre bout du globe se r\u00e9veillaient en spectacle comme une \u00e9piphanie. Ils se consommaient tout d\u2019un coup d\u2019un app\u00e9tit retourn\u00e9. Nous en recevions des images impeccables par les informations ou les s\u00e9ries fictions, tout cela \u00e9tait d\u00e9multipli\u00e9 pour aboutir \u00e0 une impression vague d\u2019agitation uniforme. Je ne sais encore quoi penser aujourd\u2019hui de ces morts tapageuses que nos pays d\u00e9daignent et dont ils craignent parfois la contagion ou seulement les \u00e9claboussures (pourtant, en images, ils s\u2019en d\u00e9lectent).  <\/p>\n<p align=\"justify\">A bien des \u00e9gards, notre monde ressemble \u00e0 ces d\u00e9lires futuristes des si\u00e8cles derniers, quelque chose en apesanteur, d\u00e9fait de sa masse, flottant ou d\u00e9rivant. A la vitre comme \u00e0 l\u2019\u00e9cran, je vois \u00e7a. Sauf que ces anc\u00eatres n\u2019avaient pas id\u00e9e de la d\u00e9mat\u00e9rialisation du probl\u00e8me. A moins de les comprendre au figur\u00e9, ils n\u2019avaient pu concevoir qu\u2019une sorte de vaisseau immense, en orbite ; non pas notre r\u00e9alit\u00e9 virtuelle avec ses \u00e9tages et son ossature grouillante de donn\u00e9es aussi efficaces qu\u2019impalpables. Comme dans un cauchemar il s\u2019en r\u00e9p\u00e9taient quelques situations choisies. Sans jamais r\u00e9ellement conclure. (H. quelques nuits r\u00eave\u2026 je l\u2019ai vu hier en tchat. C\u2019est curieux.) \u00c7a me rappelle un vieux livre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 par hasard et qui racontait sur une \u00eele qu\u2019une machine faisait glisser les gens de la vie r\u00e9elle mais fugitive \u00e0 une immortalit\u00e9 virtuelle d\u2019images se reproduisant inlassablement. Tant de pr\u00e9sences aujourd\u2019hui sont de cet ordre. Peut-\u00eatre plus qu\u2019on ose se le faire croire. Il est quelques na\u00effs pour ne pas douter de la r\u00e9alit\u00e9 des op\u00e9rateurs en ligne et vont jusqu\u2019\u00e0 s\u2019\u00e9tonner de recevoir toujours des offres promotionnelles qui les concerne, par co\u00efncidence. Des inconnus les appellent par leur pr\u00e9nom et se souviennent mieux qu\u2019eux de leur date de naissance. Mais peut-on se figurer avec exactitude l\u2019\u00e9paisseur de notre r\u00e9alit\u00e9 ? J\u2019imagine qu\u2019en des temps recul\u00e9s ce fut plus simple, qu\u2019il a pu exister des esprits g\u00e9n\u00e9ralistes capables d\u2019embrasser correctement la situation \u00e0 laquelle il leur \u00e9tait donn\u00e9 d\u2019\u00eatre. Qu\u2019on s\u2019imagine que nos cerveaux d\u00e9ploy\u00e9s sur une \u00e9paisseur confortable de deux centim\u00e8tres s\u2019\u00e9taleraient sur deux m\u00e8tres carr\u00e9s. comment se figurer l\u2019envergure de nano processeurs coupl\u00e9s en rhizomes ?  Et de tous les fils que nous tissons depuis longtemps, ces fils qui d\u2019abord nous reliaient dans la t\u00eate aux objets que nous lancions jusqu\u2019\u00e0 l\u2019animal, ces fils par lesquels nous figurions le monde au plat des murs, les axes et les r\u00e9seaux et dont nous faisons des n\u0153uds comme le vieux Lacan. Il faudrait d\u00e9m\u00ealer peut \u00eatre nos d\u00e9sirs de fils. Alors qu\u2019un chercheur \u00e9pris de pal\u00e9ontologie racontait derni\u00e8rement, en tripotant quelque ossement, qu\u2019il ne donnait \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce humaine une esp\u00e9rance de vie sup\u00e9rieure \u00e0 200\/250 000 ans, j\u2019imaginais la fin de tout \u00e7a comme un glissement progressif du r\u00e9el au virtuel jusqu\u2019\u00e0 ce que le dernier fil qui retienne les images \u00e0 leur r\u00e9f\u00e9rent se d\u00e9fasse. D\u00e9j\u00e0 on observe comme quelques ic\u00f4nes privil\u00e9gient d\u2019avantage le commerce de leurs images \u00e0 leur r\u00e9alit\u00e9 physique qui s\u2019ab\u00eeme en n\u00e9vroses au fond de quelques lieux privil\u00e9gi\u00e9s. Peut-\u00eatre progresse-t-on plus vite que l\u2019on croit ? (Et on sait comme le progr\u00e8s n\u2019apporte aucune mati\u00e8re, c\u2019est combler des trous en en creusant d\u2019autres.) On fait aujourd\u2019hui beaucoup d\u2019images pour rien, il n\u2019est pas besoin de respirer de l\u2019air pour envisager peu \u00e0 peu des images de rien en un flux soutenu, s\u2019entretenant par concurrence. Une fin qui n\u2019en finirait pas de finir. Demain est annonc\u00e9 un froid sec, un temps clair. Je sortirai le v\u00e9hicule, le vieux, qui fonctionne encore \u00e0 l\u2019ersatz de p\u00e9trole, je ferai mon spectacle. Comme le si\u00e8cle dernier, ou peut-\u00eatre plus encore, nous sommes avides de bibelots et je sais mal pourquoi. Peut-\u00eatre sommes nous effray\u00e9s de quelque chose sans vouloir savoir de quoi. Comme il est tard, je mets mon moniteur en mode nuit, dans trente ans on trouvera ce geste antique. J\u2019irai manger aux jeux ces nectars de l\u00e9gumes frais dont la forme dit mieux que le contenu les bienfaits, y trouverai du monde \u00e0 ajouter \u00e0 mon groupe de contacts, oublierai un peu tout \u00e7a, les individus que le groupe distance, les murs sombres et enherb\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tentative de fiction, parce que quelque part on proposait d\u2019imaginer le monde en hiver 2050. Les voies d\u00e9vident des espaces de pens\u00e9es souples depuis longtemps comme s\u2019\u00e9coulent des fleuves lents. 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