{"id":3550,"date":"2007-10-14T21:50:00","date_gmt":"2007-10-14T20:50:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/notes-dintention\/"},"modified":"2007-10-14T21:50:00","modified_gmt":"2007-10-14T20:50:00","slug":"notes-dintention","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/notes-dintention\/","title":{"rendered":"Notes d&rsquo;intention"},"content":{"rendered":"<p><span>Pr\u00e9parer une pr\u00e9sentation de votre travail est toujours l\u2019occasion de vous expliquer, remontant les pr\u00e9mices d\u2019une \u0153uvre en formation. Toute conscience est r\u00e9trospective et c\u2019est bien la seule mani\u00e8re que j\u2019ai trouv\u00e9 pour avancer quelque peu dans ce qui semble \u00e0 la fois se poursuivre et se d\u00e9placer continuellement sous la pression de nos attachements confus \u00e0 des d\u00e9tails : tel petit pan de mur au d\u00e9tour d\u2019un bloc qui vous \u00e9voquera Vermeer, ces rapports vari\u00e9s qu\u2019entretiennent les b\u00e2timents et le sol, un ciel comme une d\u00e9coupe de zinc, une fen\u00eatre blanche qui semble regarder plus loin, ailleurs (regards aveugles). La g\u00e9om\u00e9trie sous-jacente des choses, la juste distance d\u2019un regard, les volumes dans la lumi\u00e8re, la pression de l\u2019indicible qui veut se dire.<\/span><\/p>\n<\/p>\n<p><span>Artiste plasticien, je suis n\u00e9 en 1980 \u00e0 Marseille. Apr\u00e8s un bac litt\u00e9raire option art j\u2019entre aux Beaux-arts de Toulon pour y obtenir un DNAP avec mention. Je poursuis par le cycle sup\u00e9rieur aux Beaux-arts de Paris et obtiens le DNSAP en 2005. Je d\u00e9cide ensuite de compl\u00e9ter ma formation en l\u2019orientant vers l\u2019enseignement, m\u2019inscrivant en fac afin de pr\u00e9parer les concours du CAPES et de l\u2019Agr\u00e9gation que je valide tout deux en 2007. Ce parcours en apparence simple et lin\u00e9aire s\u2019\u00e9maille en v\u00e9rit\u00e9  des quelques activit\u00e9s connexes que sont les expositions, publications et r\u00e9sidences d\u2019artistes. Turbulences dans le sillage. Apr\u00e8s une courte collaboration avec la galerie Leroy-Terquem \u00e0 Paris qui organise en 2005 ma premi\u00e8re exposition personnelle, je pr\u00e9sente avec la galerie Isabelle Gounod d\u00e9but 2006 ce qui devra \u00eatre le d\u00e9but d\u2019un grand projet intitul\u00e9 \u00ab landscape(s) \u00bb. Ce projet se pr\u00e9sente assez vite comme une r\u00e9flexion du visible. Le communiqu\u00e9 de presse de l\u2019\u00e9poque dit : \u00ab renouant avec l\u2019h\u00e9ritage de la tradition picturale classique, celui de la technique, celui du sujet (Rembrandt, Morandi, Hopper\u2026), J\u00e9r\u00e9my Liron le revisite pour s\u2019en \u00e9loigner peu \u00e0 peu et laisser place \u00e0 ce qu\u2019il vit comme un road movie. Sur les traces de Luiggi Ghirri, Bustamante ou Stephen Shore&#8230; \u00bb et en effet il s\u2019agit pour moi de me positionner dans la cr\u00e9ation ambiante par rapport \u00e0 cet h\u00e9ritage d\u2019une \u00ab r\u00e9alit\u00e9 esth\u00e9tique sans cesse en mouvement qu\u2019il ne faut [j\u2019en suis persuad\u00e9] en aucun cas capturer mais dont il faut au contraire \u00e9pouser la courbe \u00bb(1) . La s\u00e9rie \u00ab landscape(s) \u00bb est n\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de d\u00e9placements en train en banlieue parisienne lors desquels devaient me marquer ce d\u00e9filement presque cin\u00e9matographique des paysages \u00e0 travers les vitres et le surgissement d\u2019architectures collectives dans les pr\u00e9misses de campagnes, ces territoires transitoires que sont les p\u00e9riph\u00e9ries urbaines. Je prenais des photos. Il ne m\u2019int\u00e9ressait pas tant de produire alors des peintures au r\u00e9alisme photographique que des objets picturaux questionnant le regard et la peinture par l\u2019apport de la vision photographique. D\u00e8s lors mes productions prirent la forme de tableaux carr\u00e9s rigoureusement compos\u00e9s et recouverts de plexiglas. Il m\u2019importait de proposer un \u00ab objet plastique \u00bb \u00e0 mi-chemin entre la tradition picturale et les nouvelles technologies, des \u00ab carr\u00e9s photographiques o\u00f9 chaque composition est d\u2019abord l\u2019\u00e9laboration d\u2019effets de r\u00e9el \u00bb (2) dont la standardisation, disons la syst\u00e9matique, d\u00e9veloppe des s\u00e9quences \u00e0 la mani\u00e8re de photogrammes d\u2019un film dont le montage serait sans cesse \u00e0 r\u00e9inventer. J\u2019\u00e9crivais \u00e0 l\u2019\u00e9poque : \u00ab si je me suis int\u00e9ress\u00e9 au paysage notamment, c\u2019est que ces \u00e9tendues me faisaient l\u2019effet proche de celui de la contemplation d\u2019un tableau ou d\u2019une \u0153uvre d\u2019art en g\u00e9n\u00e9ral : le sentiment que l\u2019on n\u2019y voit rien, que s\u2019insinue une forme particuli\u00e8re de solitude, la mise en \u00e9vidence d\u2019une posture, d\u2019une attitude qui \u00e9vide de tout contenu, de tout sens le paysage et le regard qui le prend pour objet. \u00bb Philippe Blanchon note \u00e0 ce propos le \u00ab reflet sensible \u00bb obtenu par le plexiglas et qui, dans ces paysages d\u00e9sert\u00e9s, vous renvoie votre propre image. Ainsi, le projet se d\u00e9veloppe d\u00e8s ces moments comme une litanie, je parle encore de \u00ab l\u2019inconsistance ou l\u2019ind\u00e9termination du sujet abstrait de toutes circonstances et de toute action, la qualit\u00e9 particuli\u00e8re de ces images qui, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un journal intime, ne portent sur rien, ne parlent d\u2019autre chose au fond, que du caract\u00e8re successif de l\u2019existence. \u00bb Chaque tableau est titr\u00e9 \u00ab paysage n\u00b0\u2026 \u00bb de 1 \u00e0 l\u2019infini et cela nous m\u00e8ne dans une logique de l\u2019\u00e9puisement proche de la d\u00e9marche d\u2019un Roman Opalka. Je suis marqu\u00e9 par cette impression de ne pouvoir saisir le monde en son entier et ainsi \u00eatre vou\u00e9 \u00e0 en parcourir l\u2019\u00e9tendue, accumuler les fragments. C\u2019est une logique de la marche, de l\u2019errance. Et l\u2019on peut signaler \u00e0 ce propos le livre \u00e9ponyme de Raymond Depardon, la qu\u00eate de soi, peut-\u00eatre de l\u2019amour d\u2019une femme ou le puit que l\u2019on creuse en direction de son enfance, par le voyage. <\/span> <\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Ce projet alors se d\u00e9veloppe inlassablement et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 heureux qu\u2019un jour, je ne sais plus \u00e0 quelle occasion, on compare ma position \u00e0 celle d\u2019un Morandi. C\u2019est une proximit\u00e9 que j\u2019affectionne. J\u2019aimerais la m\u00eame distance sur les choses, cet acharnement, comme celui d\u2019un Denis Laget. Sa m\u00e9taphysique particuli\u00e8re me fait penser \u00e0 un passage de Michelet o\u00f9 il \u00e9voque comme un regard sur l\u2019\u00e9tendue inerte peut r\u00e9v\u00e9ler une vie grouillante insoup\u00e7onn\u00e9e. Dans cette logique de journal \u00e0 laquelle je faisais r\u00e9f\u00e9rence pr\u00e9c\u00e9demment il y a cette id\u00e9e de variation dans la continuit\u00e9 qui m\u2019interroge inlassablement et qui induit une \u00e9volution constante de la peinture, son enrichissement au sein d\u2019un cadre impos\u00e9 et pourrait-on dire, son ressassement. Comme lors d\u2019exp\u00e9riences scientifiques quelques param\u00e8tres doivent demeurer  afin de mettre en \u00e9vidence un surgissement infime. Eprouver.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Si je photographie fr\u00e9quemment les sujets que je peins il ne faut pas pour autant supposer une volont\u00e9 documentaire de mon travail. Bien sur, et ce fut surtout vrai au tout d\u00e9but de mon investigation, il y avait la revendication d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 occult\u00e9e ou d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e, et montrer \u00e0 travers quelques images pr\u00e9gnantes les grands ensembles de la reconstruction, les zones p\u00e9riph\u00e9riques de proche banlieue, pouvait prendre une tournure sociale. Il ne s\u2019agit pas de d\u00e9noncer, mais d\u2019\u00e9noncer une r\u00e9alit\u00e9. Michel Nuridsany l\u2019aura justement not\u00e9 : \u00ab J<\/span><em><span><span>\u00e9r\u00e9my Liron aime Malevitch, Mondrian, Brice Marden, Ellsworth Kelly. On ne s\u2019en douterait pas en voyant ces toiles indubitablement figuratives. Sauf si l\u2019on a en m\u00e9moire les textes neutres et pr\u00e9cis de l\u2019auteur du \u00ab Savon \u00bb, Francis Ponge. La fa\u00e7on de Ponge et de Liron de rendre abstrait le figuratif est la m\u00eame\u2026Pas plus que Ponge, Liron ne prend parti. Sec (malgr\u00e9 ses coulures), objectif et bref, son art n\u2019est pas fait de descriptions mais notations. \u00bb. Disons que j\u2019appr\u00e9cie aussi contre toute apparence une peinture qui n\u2019est pas figurative et je pourrais citer avec ferveur Per Kierkeby comme Sean Scully. Et en ce qui est de Ponge, j\u2019ai longtemps rumin\u00e9 autour de sa po\u00e9tique ramass\u00e9e de l\u2019\u00e9puisement. Bref. <\/span><\/span><\/em><span>Simplement, na\u00efvement je peut dire, je trouvais beaux ces \u00ab volumes dans la lumi\u00e8re \u00bb pour reprendre la phrase de Le Corbusier. Les tours \u00e9taient pour moi comme les cath\u00e9drales humbles de notre modernit\u00e9 comme les silos de la grande industrie pour Walter Gropius auraient \u00e9t\u00e9 nos pyramides d\u2019Egypte. Et ces affinit\u00e9s avec la d\u00e9marche de Hopper, Sheeler ou Demuth m\u2019incita \u00e0 user du terme anglais de \u00ab landscape \u00bb pour d\u00e9finir ce projet, en \u00e9cho \u00e0 cet int\u00e9r\u00eat port\u00e9 au paysage moderne par ceux que l\u2019on appela les pr\u00e9cisionnistes outre atlantique. Je photographiais et tentais de retranscrire un \u00ab sentiment de pr\u00e9sence \u00bb ce que nota Fran\u00e7ois Bon. Ici on pourrait relire le po\u00e8me \u00ab 5 \u00bb de William Carlos Williams. (Je pourrais reprendre \u00e0 mon compte la phrase de Hopper : \u00ab Peut-\u00eatre ne suis-je pas tr\u00e8s humain. Mon d\u00e9sir consistait \u00e0 peindre de la lumi\u00e8re du soleil sur le mur d\u2019une maison \u00bb et \u00e7a peut sembler tr\u00e8s b\u00eate cette mani\u00e8re de se confronter au r\u00e9el : b\u00eate comme un vrai peintre quoi qu\u2019en dise Duchamp). De plus, pour atteindre \u00e0 cet \u00ab effet de r\u00e9el \u00bb il n\u2019est pas rare que je retravaille mes pr\u00e9l\u00e8vements d\u2019abord de l\u2019\u0153il, puis via photoshop, accentuant la g\u00e9om\u00e9trie sous-jacente des choses \u00ab abstraites parce que con\u00e7ues \u00bb(2), composant. Il m\u2019est arriv\u00e9 de pr\u00e9lever une image d\u2019un film, d\u2019accentuer cette pr\u00e9sence des volumes par la mythologie des images, tout le poids que porte la villa Malaparte film\u00e9e par Godard, photographi\u00e9e en \u00e9cho par Gunther F\u00f6rg notamment. Et ceci dit la diff\u00e9rence qu\u2019il pourrait y avoir avec la d\u00e9marche apparemment proche d\u2019Yves Belorgey par exemple. Je ne me pr\u00e9occupe pas de recenser un patrimoine architectural, cette donn\u00e9e est induite, j\u2019en ai l\u2019impression, avec d\u2019autres, par le fait de porter un regard actif sur notre monde, je cherche plut\u00f4t une voix.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Je pr\u00e9pare actuellement deux nouvelles exposition personnelles pour janvier et mars 2008. Depuis un an la r\u00e9f\u00e9rence est devenue plus baln\u00e9aire (certainement en \u00e9cho \u00e0 mes origines m\u00e9diterran\u00e9ennes) et c\u2019est par cette mani\u00e8re sp\u00e9ciale qu\u2019ont les architectures modernistes d\u2019exister, leur \u00e9lan, que je continue de questionner mon rapport \u00e0 l\u2019espace et au temps, \u00e0 l\u2019image, et ce faisant, \u00e0 l\u2019art. Les b\u00e2timents blanc portent en eux une saveur d\u2019utopie \u00e9chou\u00e9e, quelque chose d\u2019un grand r\u00eave, qui continue le dilatoire de ce grand projet landscape(s). Je le disais ailleurs : \u00abCar, au fond, ces formes banches dont les volumes \u00e9mergent \u00e0 travers quelques pins ne sont qu\u2019un peu d\u2019utopie, de d\u00e9sir, la revendication d\u2019un r\u00eave. Comme au cin\u00e9ma la dur\u00e9e d\u2019un plan. C\u2019est la mani\u00e8re d\u2019une mythologie, sa fa\u00e7on d\u2019\u00eatre pr\u00e9sente non pas comme discours mais comme silence, comme mati\u00e8re. A chaque fois pour moi ainsi renouvel\u00e9e l\u2019expression d\u2019une <\/span><span><i>possibilit\u00e9<\/i><\/span><span>, c&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00e9el advenu qui glisse en image vers le pass\u00e9. Ne passe-t-on pas la majeure partie de son temps \u00e0 inventer par petites parcelles les souvenirs exacts de ce qui ne cesse de continuellement nous \u00e9chapper. \u00bb  Il faudra que je relise de Gracq \u00ab la presqu\u2019\u00eele \u00bb \u00e0 ce sujet de \u00ab dilatoire \u00bb, sans doute que je visionne \u00e9galement le film de Tanner \u00ab dans la ville blanche \u00bb, cette emprunt \u00e0 Cortazar au sujet de l\u2019axolotl, animal semblant mettre continuellement en suspend l\u2019espace et le temps. Toutes ces th\u00e9matiques sont des choses qui me nourrissent, me permettent d\u2019aborder le monde, de trouver ma juste place face aux choses.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span>Comme je donnais \u00e0 mon colocataire ces quelques explications qu\u2019il m\u2019en d\u00e9signe les obscurit\u00e9s et les coquilles \u00e9ventuelles, il me demanda simplement si j\u2019avais lu \u00ab l\u2019invention de Morel \u00bb.  Indication qui m\u2019\u00e9tonna de sa part d\u2019autant que si j\u2019avais bien lu la nouvelle de Bioy Casares, je n\u2019y avait jamais fait r\u00e9f\u00e9rence. Alors qu\u2019en effet il y a quelque chose de ce vertige des images tragiques tournant en vide une r\u00e9alit\u00e9 depuis longtemps balay\u00e9e qui me semble extr\u00eamement proche de ce qui m\u2019obs\u00e8de profond\u00e9ment. La th\u00e9matique de l\u2019image est, avec le myst\u00e8re de l\u2019incarnation, induite dans la peinture. \u00ab L\u2019invention de Morel \u00bb, ce monde \u00e9trange et fascinant qui semble tourner ad libitum en retrait de l\u2019autre, ce serait un superbe projet d\u2019expo.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\"><span><span>(1). Philippe Blanchon, extrait de la pr\u00e9face au catalogue landscape(s), 2005.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span><span>(2). Repris par Alain Bouaziz pour le catalogue de l\u2019exposition Urbanit\u00e9, 2007.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9parer une pr\u00e9sentation de votre travail est toujours l\u2019occasion de vous expliquer, remontant les pr\u00e9mices d\u2019une \u0153uvre en formation. Toute conscience est r\u00e9trospective et c\u2019est bien la seule mani\u00e8re que j\u2019ai trouv\u00e9 pour avancer quelque peu dans ce qui semble \u00e0 la fois se poursuivre et se d\u00e9placer continuellement sous la pression de nos attachements [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3550","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3550","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3550"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3550\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3550"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3550"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3550"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}