{"id":3580,"date":"2007-06-23T08:35:00","date_gmt":"2007-06-23T07:35:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/valenciennes-65\/"},"modified":"2013-08-16T11:14:21","modified_gmt":"2013-08-16T10:14:21","slug":"valenciennes-65","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/valenciennes-65\/","title":{"rendered":"Valenciennes 65"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/RnzNhK1lP9I\/AAAAAAAAAOU\/iwF5kkirh1o\/s1600\/DSCF1570.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/RnzNhK1lP9I\/AAAAAAAAAOU\/iwF5kkirh1o\/s320\/DSCF1570.JPG\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p>7h00. Le termine le Michaux, avance dans C\u00e9line. Les choses semblent \u00e9loign\u00e9es, tout est comme vu de loin. M\u00eame \u00e0 proximit\u00e9, mon entourage imm\u00e9diat parait att\u00e9nu\u00e9, les mots sont indistincts. <\/p>\n<p>Et le temps s\u2019\u00e9tire comme le temps des plantes.<\/p>\n<p>Il y a ce que l\u2019on aime et ce que l\u2019on fait, ce dont on est capable et qui nous d\u00e9termine. Bien sur on aimerait faire sans limite mais est-ce qu\u2019alors nous existerions ainsi illimit\u00e9s ? C\u2019est cette part sans limite qui nous \u00e9chappe \u00e0 nous m\u00eame, le trou par o\u00f9 tout fuit. <\/p>\n<p>Amiens, place Gambetta, je ne sens pas la ville, je sens un des plis qu\u2019un clignement d\u2019\u0153il d\u00e9ploie. D\u2019ailleurs tout autour de moi n\u2019est soumis qu\u2019\u00e0 peu de r\u00e9alit\u00e9. En fait je tiens le mot : de tout on ne sait pas quoi penser.<\/p>\n<p>Convocation 13h30, lyc\u00e9e de la Providence. Fin de l\u2019entrevue vers 17h00. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 mauvais, g\u00e9rant mal les temps et visant \u00e0 cot\u00e9. J\u2019y suis arriv\u00e9 \u00e0 la fin \u00e0 dire ce qu\u2019ils voulaient mais ce fut laborieux. La premi\u00e8re erreur fut, croyant avoir fait trop court, de continuer \u00e0 d\u00e9layer mes pistes. Ils semblaient m\u2019y inviter. Un mal entendu de regard. Alors je d\u00e9passais mon expos\u00e9 sur ma proposition de cour, ma proposition de cour sur l\u2019entretien ; avec un malaise \u00e9vident de quelque chose qui \u00e9chappe. De plus, je prenais des libert\u00e9s pour un projet un peu vaste. Il me fallu \u00e9couter leurs remarques pour parvenir \u00e0 proposer plus proche du th\u00e8me impos\u00e9, \u00ab dialogue avec le pass\u00e9 \u00bb et non \u00ab la notion de dialogue entre les \u0153uvres et les lieux qui en font le contexte \u00bb.<\/p>\n<p>De tout \u00e7a on se retire d\u00e9\u00e7u et fatigu\u00e9, une fois de plus avec le sentiment d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9. Par le trac, par le temps mal commode, les images \u00e0 g\u00e9rer (c\u2019est un pr\u00e9texte \u00e9vident), le manque de recul sur les choses, les cailloux qui vous semblent venir tout d\u2019un coup dans la bouche, le d\u00e9sordre des mots qui veulent sortir les uns avant les autres. Les \u00e9vidences qu\u2019on oublie. L\u2019\u00e9loquence d\u2019id\u00e9es simples et raffin\u00e9es vient ensuite, d\u00e9sinvolte et en retard \u00e0 enrager. <\/p>\n<p>Ces gares successivement semblables, l\u2019impression de descendre l\u00e0 o\u00f9 je suis mont\u00e9. Trajet en boucle, \u00e0 l\u2019infini. Ces derniers mois comme pass\u00e9s \u00e0 cot\u00e9, en parall\u00e8le de soi fixant des litanies le front \u00e0 la vitre. Par m\u00e9garde ne m\u2019apercevant pas peut-\u00eatre passer dans l\u2019autre train en face.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>7h00. Le termine le Michaux, avance dans C\u00e9line. 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