{"id":3593,"date":"2007-06-09T12:17:00","date_gmt":"2007-06-09T11:17:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/valenciennes-52\/"},"modified":"2007-06-09T12:17:00","modified_gmt":"2007-06-09T11:17:00","slug":"valenciennes-52","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/valenciennes-52\/","title":{"rendered":"Valenciennes 52"},"content":{"rendered":"<p>Je crois partir et je reste sur place. Je change mon billet. <i>Esp\u00e9rame en el cielo<\/i>, Agn\u00e8s Jaoui d\u2019apr\u00e8s Francisco Lopez Vidal <span>1<\/span>. M\u2019absorbe en un point, l\u2019\u00e9tendue se d\u00e9gage autour, inerte ou du moins indiff\u00e9rente, les fen\u00eatres aux immeubles \u00e0 droite, \u00e0 gauche. Br\u00fblure d\u2019estomac qui sur le point me courbe. Est-ce que \u00e7a me l\u00e2chera jamais.<\/p>\n<p>Parcouru la journ\u00e9e quelques expos, Mayaux <span>2<\/span> \u00e0 l\u2019espace 315, simples et r\u00e9currents avatars du surr\u00e9alisme, c\u00f4toie <i>les messagers<\/i>, une r\u00e9trospective d\u2019Annette Messager <span>3<\/span>. Les collections d\u00e9ploient quelques acquisitions r\u00e9centes. Dans les \u00e9tages, la difficult\u00e9 de l\u2019exposition Beckett <span>4<\/span>, litt\u00e9raire et anglophone, archives ponctu\u00e9es d\u2019\u0153uvres choisies. La confusion dans ce qu\u2019essaierait de mettre en \u00e9vidence l\u2019expo <i>airs de Paris <\/i><span>5<\/span>. Dans la galerie de France, d\u00e9sormais Werner, cabinet graphique d\u2019\u0153uvres anciennes de Baselitz <span>6<\/span>. Chez Templon, l\u2019hyperr\u00e9alisme pop d\u2019Ulrich Lamsfuss <span>7<\/span>, on est pas loin de John Currin ou Martin Parr, un mauvais go\u00fbt qui oscille entre activisme et consensualit\u00e9. Galerie Obadia, les travaux sur papier de Jorge Queiros.<span>8<\/span>, m\u00ealent dessin et peinture dans des fantasmagories g\u00e9ologiques qui \u00e9voquent Oehlen et Kierkeby. Galerie Z\u00fcrcher, les r\u00e9alit\u00e9s factices de Katharina Ziemke <span>9<\/span>, chez Nelson, Thomas Sh\u00fctte <span>10<\/span>. <\/p>\n<p>Je rentre. Dans la main roul\u00e9 le tunnel de Jean-luc Moul\u00e8ne <span>11<\/span>. Je m\u2019\u00e9gare. <\/p>\n<p><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<ol start=\"1\" type=\"1\">\n<li><span>Agn\u00e8s      Jaoui, Canta &#8211; t\u00f4t ou tard \u00a92006. Dans le train entre Madrid et      Tol\u00e8de, je filmais le paysage en pensant \u00e0 Don Quichotte, dans la t\u00eate      cette musique.<\/span><\/li>\n<li><span>Philippe      Mayaux, d\u00e9couvert lors d\u2019une exposition \u00e0 la villa Tamaris un \u00e9t\u00e9. Puis \u00e0      la galerie Lovenbruck. Lors de la derni\u00e8re fiac \u00e0 Paris il \u00e9tait annonc\u00e9      comme laur\u00e9at du prix Marcel Duchamp. <\/span><\/li>\n<li><span>J\u2019avais      vu Casino, son intervention distingu\u00e9e \u00e0 la biennale de Venise mais      ces sc\u00e9nographies de peluches ne m\u2019enthousiasment pas. Je trouve \u00e7a      gentil.<\/span><\/li>\n<li><span>Je      d\u00e9couvrais Beckett avec le d\u00e9peupleur, choisi sur une liste de      lecture pour son nombre restreint de pages. J\u2019y trouvais des images de      l\u2019homme en reptation \u00e9puis\u00e9e et absurde. En faisais un tableau. Puis      lisais mal vu mal dit qui me reviendra en m\u00e9moire lorsque je cr\u00e9ais      une courte vid\u00e9o \u00e9ponyme lors d\u2019un festival \u00e0 Aix. Cap au pire, pour      finir encore, fin de partie, le monde et le pantalon, l\u2019image que j\u2019ai      pr\u00eat\u00e9 et ne retrouve plus. En attendant Godot vu au th\u00e9\u00e2tre et qui      avec oh les beaux jours me permettra d\u2019aborder la dimension bouffonne de      son univers. C\u2019est \u00e0 Marseille aussi (sans doute au mac) que je d\u00e9couvrais      Quad, ses vid\u00e9os d\u2019\u00e9puisement de la logique et de l\u2019espace,      chor\u00e9graphie \u00e9num\u00e9rative absurde. <\/span><\/li>\n<li><span>On y      trouve pour commencer l\u2019ampoule de Duchamp. Et au m\u00eame titre qu\u2019une expo      du Palais de Tokyo, un panorama de la sc\u00e8ne actuelle. Les th\u00e9matiques qui      dessinent une circulation complexe ne m\u2019apportent rien de plus.<\/span><\/li>\n<li><span>Des      encres principalement, dessinent dans une lumi\u00e8re tamis\u00e9e un cabinet d\u2019art      graphique d\u00e9di\u00e9 \u00e0 un cycle ancien de Georg Baselitz r\u00e9alis\u00e9 entre      1962\/63<span>  <\/span>sur l\u2019\u0153uvre clef      \u00ab G.Antonin \u00bb et les dessins autour du manifeste. Ce que l\u2019art      moderne \u00e0 de classique.<\/span><\/li>\n<li><span>Jeune      artiste berlinois de 36 ans. La peinture qui tente de se renouveler ou      plut\u00f4t de se justifier, se l\u00e9gitimer, en s\u2019employant \u00e0 emprunter \u00e0 la      presse, aux m\u00e9diats, le glamour de \u00ab peoples \u00bb, les images de      conflits, et d\u2019autres documents transfigur\u00e9s alors dans un acad\u00e9misme      d\u00e9cadent.<\/span><\/li>\n<li><span>Artiste      d\u2019origine portugaise vivant \u00e0 Berlin. Tout semble avoir \u00e9t\u00e9 vendu tr\u00e8s      t\u00f4t. Cette id\u00e9e contemporaine d\u2019esth\u00e9tique h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne o\u00f9 quelques      silhouettes confuses crayonn\u00e9es semblent pouvoir \u00e9voquer Alberola ou Neo      Rauch, tandis que quelque chose d\u2019organique et pictural semble se      d\u00e9velopper \u00e0 l\u2019aventure dans un paysage mental raffin\u00e9 qui \u00e9voquerait      plut\u00f4t Per Kierkeby ou Albert Oehlen. Je pense encore \u00e0 Gilgian Gelzer si      ses encres et dessins se m\u00ealaient davantage. <\/span><\/li>\n<li><span><a href=\"http:\/\/kz.freezee.org\/\">Katharina      Ziemke<\/a> dipl\u00f4m\u00e9e en 2004 de l\u2019atelier de Joel Kermarrec expose ici un      ensemble de peintures, fragments du monde comme pris dans quelque chose de      vitreux, un poli factice inh\u00e9rent \u00e0 la repr\u00e9sentation. Si on pense au      peintres belges Micha\u00ebl Borremans ou Luc Tuymans, c\u2019est que le regard pos\u00e9      par ceux l\u00e0 sur ces images du monde qui se donnent morcel\u00e9es h\u00e9site      pareillement entre tension dramatique, \u00e9tranget\u00e9 et imagerie populaire.      Que le temps l\u00e0 aussi semble fig\u00e9 par la photographie entre le deuil et le      devenir.<\/span><\/li>\n<li><span>Galerie      d\u00e9sormais Nelson-Freeman. Nouvelle exposition de Thomas Sch\u00fctte. On y      trouve les sculptures \u00e0 l\u2019anthropomorphisme massif, les gravures ou encres      sommaires, la s\u00e9rie compl\u00e8te de portraits \u00e9voquant Messerschmitt et      Daumier. Des maquettes composites et bariol\u00e9es, combinaisons de meubles en      bois et plexiglas color\u00e9. Personnages de plastique. Parodie des utopies et      jeux bricol\u00e9s.<\/span><\/li>\n<li><span>Le      tunnel (anonyme), photographies de Jean-Luc Moul\u00e8ne relevant des phrases      sur des murs. \u00ab le tu\u00e9 merci il faut creve l\u2019homme \u00bb. Crimes      commandit\u00e9s sur la peau d\u2019un passage, revendications d\u2019anonymes, d\u2019une      r\u00e9alit\u00e9 sombre de la ville. D\u00e9j\u00e0 paru aux \u00e9ditions Al Dante\u00a9 2005.<\/span><\/li>\n<\/ol>\n<p><!--[if !supportEmptyParas]--><span> <\/span><!--[endif]--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je crois partir et je reste sur place. Je change mon billet. Esp\u00e9rame en el cielo, Agn\u00e8s Jaoui d\u2019apr\u00e8s Francisco Lopez Vidal 1. M\u2019absorbe en un point, l\u2019\u00e9tendue se d\u00e9gage autour, inerte ou du moins indiff\u00e9rente, les fen\u00eatres aux immeubles \u00e0 droite, \u00e0 gauche. Br\u00fblure d\u2019estomac qui sur le point me courbe. Est-ce que \u00e7a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3593","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3593","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3593"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3593\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3593"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3593"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3593"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}