{"id":3624,"date":"2007-05-06T09:50:00","date_gmt":"2007-05-06T08:50:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/valenciennes-21\/"},"modified":"2013-08-16T11:14:29","modified_gmt":"2013-08-16T10:14:29","slug":"valenciennes-21","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/valenciennes-21\/","title":{"rendered":"Valenciennes 21"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/RkAyplBPe4I\/AAAAAAAAAIk\/vfTLJqjijK8\/s1600\/DSCF1032.JPG\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/RkAyplBPe4I\/AAAAAAAAAIk\/vfTLJqjijK8\/s320\/DSCF1032.JPG\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p>La ville le dimanche est comme d\u00e9sert\u00e9e. Les rues vides et calmes allongent les devantures \u00e9teintes des commerces ferm\u00e9s. Les passants son rares. Le ciel bas. Ennui probable des longues journ\u00e9e t\u00e9n\u00e9breuses et humides de l\u2019hiver. De Dylan, <i><span>the ancient empty street&rsquo;s too dead for dreaming<\/span><\/i> Avance au matin quelques pages de <i>La photographie<\/i> d\u2019Andr\u00e9 Rouill\u00e9. Pourquoi ces nombreuses choses que je sais et qu\u2019il d\u00e9veloppe, je ne les ai pas dites dans mes dissertations. Trop de faits \u00e9vidents que j\u2019ai sous entendu, mani\u00e8re de dire : allez y voir par vous m\u00eame. D\u00e9jeuner sous un soleil plus franc. Je commence un article sur l\u2019exposition Soizic Stokvis. Vue d\u2019ensemble de mes tableaux en cour. Fragments accumul\u00e9s d\u2019un ensemble non formul\u00e9 entant que tel, d\u2019un ensemble impossible, comme autant de photogrammes \u00e9pars d\u2019un film sans sc\u00e9nario et que l\u2019on ne peut monter. Tout les montages possibles. Coupe dans le discours, depuis Nietzsche et Novalis, ou de Godard les fameux <i>signes magnifiques baignant dans la lumi\u00e8re de leur absence d\u2019explication<\/i>. Recensement des ruptures dans le paysages, ces points rep\u00e9rables n\u00e9anmoins inscrits qui donnent un \u00e0 un les images d\u2019un rapport. Ces b\u00e2tis comme des arbres, du sol au ciel. Projet non re\u00e7u pour Corbigny, de l\u2019architecture propos\u00e9e comme land art. Barres comme autant de st\u00e8les, modernes menhirs. Cr\u00e9ation de lieux dans l\u2019espace. Le paysage m\u2019a imm\u00e9diatement interpell\u00e9 et sembl\u00e9 mod\u00e8le de l\u2019expression directe que l\u2019homme se fait de sa place dans le monde. Mod\u00e8le de la situation, lieu du rapport. Avance un peu le n\u00b039. Ballade comme on entoure la ville de son trac\u00e9. Lis au soleil l\u2019essai sur <i>C\u00e9zanne et l\u2019art moderne, point de vue topologique<\/i> de Michel Pouille. <\/p>\n<p>Les tableaux de C\u00e9zanne \u00e7a ressemble pas mal. \u00c7a ressemble d\u00e9j\u00e0 un peu moins qu\u2019avant, mais \u00e7a ressemble encore beaucoup plus qu\u2019apr\u00e8s. Et pourtant ces tableaux, qui sont les plus abstraits de tous, portent bel et bien en eux le germe logique de toutes les d\u00e9formations hom\u00e9omorphiques qui vont suivre. Le d\u00e9ploiement spectaculaire de la plasticit\u00e9 illimit\u00e9e des formes dans l\u2019art moderne est le d\u00e9veloppement plus ou moins cons\u00e9quent et n\u00e9cessaire de ce que C\u00e9zanne d\u00e9couvre sous l\u2019art classique : une topologie \u00e9ternellement sous-jacente \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie. <\/p>\n<p>Un jour j\u2019irais peindre l\u2019Estaque o\u00f9 ma grand m\u00e8re se baignait, essayer un clin d\u2019\u0153il \u00e0 un lointain parent.<\/p>\n<p>  <span>Les raviolis 1<sup>er<\/sup> prix de Auchan sont farcis d\u2019une substance douteuse qui ressemble \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 ce avec quoi j\u2019enduis mes toiles. Avec une r\u00e9gularit\u00e9 maniaque, le frigo forcen\u00e9 (\u2026). <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La ville le dimanche est comme d\u00e9sert\u00e9e. Les rues vides et calmes allongent les devantures \u00e9teintes des commerces ferm\u00e9s. Les passants son rares. Le ciel bas. 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