{"id":3646,"date":"2007-03-23T12:43:00","date_gmt":"2007-03-23T11:43:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/facon-de-se-tenir-la\/"},"modified":"2013-08-16T11:14:33","modified_gmt":"2013-08-16T10:14:33","slug":"facon-de-se-tenir-la","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/facon-de-se-tenir-la\/","title":{"rendered":"Fa\u00e7on de se tenir l\u00e0"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/RgO9q8dWhmI\/AAAAAAAAAFo\/Yy6j3L4vdp8\/s1600\/retour%2Bsur%2Bparis.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/blogger\/_qwjJ8iJ7ekg\/RgO9q8dWhmI\/AAAAAAAAAFo\/Yy6j3L4vdp8\/s320\/retour%2Bsur%2Bparis.jpg\" alt=\"\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p>Le 5 je loue le camion \u00e0 8h00, part avec Julie rejoindre Yann \u00e0 l\u2019atelier pour charger les 16 toiles. Accrocher \u00e0 la galerie l\u2019horizon qui sur trois cot\u00e9s dessine une s\u00e9quence. Dans laquelle on entre pour ne plus vraiment en sortir parce que s\u2019y joue un r\u00e9el que l\u2019image ne peut \u00e9puiser, et que de son cot\u00e9, l\u2019image s\u2019impose dans sa complexit\u00e9 comme une chose dont on en fini pas. Sur l\u2019\u00e9tendue ou devant l\u2019image,<\/p>\n<p><i><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p><\/i><\/p>\n<p><i><span>Il y a d\u2019\u00eatre ici ce qui nous sera toujours impossible de savoir.<\/span><\/p>\n<p><\/i><\/p>\n<p><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p>Le 6, rdv 10h00 s\u00e9lectionner les papiers pour la seconde exposition.<span>  <\/span>Je d\u00e9shabille les murs de l\u2019atelier qui se vide. A la galerie, les rouleaux rejoignent (\u2026). Le grand format encadr\u00e9 arrive dans l\u2019apr\u00e8s midi. Enthousiasme. Le soir vernissage de l\u2019expo \u00e0 St Germain. Beaucoup de monde, arrach\u00e9 constamment d\u2019une personne \u00e0 l\u2019autre, recueillir les impressions, r\u00e9pondre aux curiosit\u00e9s. Pour la premi\u00e8re fois, je crois, je trouve cela agr\u00e9able, le plus simplement du monde, parce que d\u00e9gag\u00e9 de quelque chose qui engageait des justifications, d\u00e9pla\u00e7ais la discussion. Peut \u00eatre la premi\u00e8re fois que le travail se donne \u00e0 voir franchement dans son ensemble (ou l\u2019ensemble qu\u2019il esquisse) et ce, pour une foule qui le prend comme tel. <\/p>\n<p>Le 8 (jeudi), rdv 10h15 \u00e0 la galerie pour le montage de l\u2019expo \u00ab papiers d\u2019atelier \u00bb. L\u2019encadrement re\u00e7u me plait. Ce que je vais pouvoir r\u00e9aliser m\u2019excite. Les papiers investissent le mur comme \u00e0 l\u2019atelier ils s\u2019accumulaient en se chevauchant. Je colle la caisse qui accueillera les 8 grands rouleaux. Les papiers au mur s\u2019affranchissent de la plan\u00e9it\u00e9 de rigueur pour aborder hirsutes, agraf\u00e9s sauvages l\u2019espace de la galerie, les rouleaux \u00e0 proximit\u00e9 continuent cette expansion. C\u2019est un environnement que je voulais pour faire entrer l\u2019atelier en galerie. Le soir, escalade, pour l\u2019existence du corps.<\/p>\n<p>Vendredi, vernissage \u00e0 Valenciennes. Je m\u2019y rend d\u00e9couvrir la ville et les lieux qui m\u2019accueilleront pour les 3 mois \u00e0 venir. Beaucoup de brique effectivement. Mon futur logement, quelque chose de monacal dans la simplicit\u00e9 du mat\u00e9riel : un lit (un sommier sur pieds), une plaque, un petit frigo, de la vaisselle, une \u00e9tag\u00e8re, un poste radio impossible \u00e0 dater, pas de four ni de connexion internet. A l\u2019\u00e9tage un bureau fait d\u2019une planche sur deux tr\u00e9teaux. On me conseille d\u2019apporter une lampe de chevet. Retour \u00e0 Paris par le train du soir. <span lang=\"DE\">Je fini <span>Williams<\/span>.<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n<p>Samedi, travail toute la journ\u00e9e au salon de l\u2019agriculture. Fatigue du soir apr\u00e8s le tumulte et les lampes, ouvrir une boite de ma\u00efs,<span>  <\/span>de soja, m\u00e9langer. Un \u0153uf dur. Garder la moiti\u00e9 pour le lendemain midi. Dimanche journ\u00e9e aussi. D\u00e9montage le soir plus rapide que pr\u00e9vu, retour <i>at home<\/i> vers 23h00.<\/p>\n<p>Mardi, lev\u00e9 t\u00f4t pour le train, arpenter le p\u00e9rim\u00e8tre du lac d\u2019Annecy, profiter du soleil et de l\u2019herbe. Je lis la <i>perspective<\/i> de Comar et <i>le journal d\u2019un fant\u00f4me<\/i> de De Crecy. Retour au soir.<\/p>\n<p>Vendredi \u00e9preuve d\u2019esth\u00e9tique \u00e0 la fac, je m\u2019excuse au correcteur de rendre un travail qui ne t\u00e9moigne que de mon incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre au sujet. Je ne peux concevoir la pens\u00e9e comme d\u00e9monstration, chez moi il s\u2019agit toujours d\u2019exploration incertaine, effectivement sans plan pr\u00e9\u00e9tabli. Tout bouge, tout est d\u00e9fendable car rien n\u2019est absolu, je ne pourrais \u00e0 la limite que des fragments qui se d\u00e9sint\u00e9ressent de se contredire entre eux. L\u2019exercice m\u2019ennuie, sentiment d\u2019asphyxie.\n<\/p>\n<p><span><span>formes simples dont la tache a toujours \u00e9t\u00e9, plutot que d&rsquo;exposer des th\u00e9ories plus ou moins convaincantes, de faire vivre une exp\u00e9rience, de dissiper le leurre, de r\u00e9veiller. Dans ce sens, et seulement dans ce sens, le probl\u00e8me de la pens\u00e9e est ici un probl\u00e8me po\u00e9tique.<\/span> Agamben<\/span>\n<\/p>\n<p>Manger sur le pouce. Je r\u00e9cup\u00e8re dans le 12<sup>\u00e8me<\/sup> le diasec que je dois envoyer \u00e0 TK en Suisse. Motard dans la pleine, un autre aspect de l\u2019approche.<span>  <\/span>Rdv \u00e0 la galerie \u00e0 St Germain, j\u2019ai le temps de jeter un \u0153il \u00e0 ce que pr\u00e9sentent \u00e0 cot\u00e9 Lovenbruck et Vallois. Je file pour le vernissage des papiers \u00e0 Boulogne. Du monde, comme la semaine derni\u00e8re je prend plaisir \u00e0 montrer ce travail en cours, en discuter. Les rouleaux comme \u00e0 l\u2019atelier sont sortis, d\u00e9roul\u00e9s sur demande, la foule encore produit une proximit\u00e9 vivante diff\u00e9rente du face \u00e0 face solitaire. Gilles Tiberghien est l\u00e0, je suis heureux d\u2019en discuter avec lui, de percevoir son int\u00e9r\u00eat, de partager avec lui mon inaptitude \u00e0 discriminer les concepts, Deleuze en main quand \u00e0 cot\u00e9 <i>Paterson<\/i> me bouleverse et Cummings m\u2019enchante. Moi qui ait lu ses livres je suis secr\u00e8tement curieux de ce qu\u2019il pourrait \u00e9crire de mon travail, de ce qui pourrait se r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 moi par sa vue ou pourrait accompagner mon projet en investissant un aspect dont je suis incapable de prendre la charge. C\u2019est aussi pour \u00e7a que j\u2019aimerai faire ce livre avec Fran\u00e7ois Bon : que par lui se r\u00e9v\u00e8le un <i>aspect<\/i> qui se m\u00ealerait au fil des pages aux quelques images qui, de ma part, tentent \u00e0 leur mani\u00e8re de questionner ce sentiment de pr\u00e9sence. L&rsquo;image se caract\u00e9rise en fait de n&rsquo;\u00eatre pas<span> toute<\/span>, lambeau de pr\u00e9caires instants, impressions fugitives pourtant durables en nous mais \u00e0 peu pr\u00e8s sans forme, n\u00e9cessairement lacunaire, et l&rsquo;accompagnement de l&rsquo;\u00e9crit peut y ajouter. Quelque chose du <span>montage<\/span>. Vers une \u00e9tendue jamai scouverte, traveling sans sujet, <span>forme qui se pense<\/span>. Parce que sans doute la chose ne se voit pas dans le fragment mais apparait dans leur multiplication, leurs croisements comme une hantise g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, <span>forme qui pense<\/span>.\n<\/p>\n<p>Le soir on parle un peu entre Assaf et Martin Bruneau. Yann et Nicole \u00e0 cot\u00e9 sont absent comme proche de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance, Yann surtout. Sortir de l\u2019\u00e9cole prend valeur d\u2019engagement. \u00c7a coince dans le passage.<\/p>\n<p>Samedi journ\u00e9e \u00e0 la galerie Crous, inventaire avant d\u00e9montage. Sans doute plusieurs centaines de personnes pass\u00e9es. Quelques acquisitions envisag\u00e9es, mais sait-on ? 4 catalogues vendus. Invitations d\u00e9valis\u00e9es, dossiers de presse idem. D\u00e9crochage. Dimanche j\u2019accompagne mes parents de passage \u00e0 la gare, rdv avec Assaf pour son rapport de stage, ses derniers boulots r\u00e9alis\u00e9s l\u00e0-bas. Sa rupture sentimentale l\u2019a manifestement m\u00fbri dans son travail. J\u2019aime <i>Samson<\/i>, envie d\u2019\u00e9crire ce qu\u2019il m\u2019en a dit, simplement. Je me dis parfois que sans drame je n\u2019atteindrais jamais rien. Seulement se cacher derri\u00e8re des capacit\u00e9s de langage. L\u2019atelier est vide, je n\u2019ai pas eu le temps d\u2019y travailler. <\/p>\n<p>Lundi matin location camion, retour des toiles \u00e0 l\u2019atelier.<\/p>\n<p>Mardi, quelques galeries avec Charlotte et Yann. Le travail de Mathilde Rosier &#8211;<span>r\u00e9serve de forces hostiles<\/span>&#8211; sur lequel j\u2019aimerai \u00e9crire pour la revue. Escalade.<\/p>\n<p>Mercredi fac, partage de donn\u00e9es, anglais. Je re\u00e7ois par la poste un t-schirt imprim\u00e9, taille enfant dont j\u2019ignore la provenance si ce n\u2019est Haute Sa\u00f4ne o\u00f9 il ne me semble conna\u00eetre personne. <\/p>\n<p>J\u2019ai depuis la veille je crois une sorte de <i>blues<\/i>, je comprend de cet endroit ceux dont le besoin de festivit\u00e9 appelle comme on se consume d\u2019autres festivit\u00e9s en saturation. Comme on empli. Sans discontinuit\u00e9. Aigrettes sur les tempes. Car cela creuse derri\u00e8re la foule. et laisser la foule un instant s\u2019\u00e9carter c\u2019est faire l\u2019exp\u00e9rience de ce vertige aspirant. Ces r\u00eaves d\u2019entonnoir o\u00f9 on glisse. <\/p>\n<p>D\u00e9part en train ce matin pour St-Etienne, un colloque sur Fran\u00e7ois Bon. A la vitre, mon sentiment s\u2019image. Je v\u00e9rifie que les faits d\u00e9passent toujours le programme que l\u2019on croyait voir se dessiner, l\u2019aventure nous fait aller comme \u00e0 l\u2019envers fixant dans l\u2019\u00e9trave le monde qui glisse, se r\u00e9v\u00e8le un instant tandis qu\u2019il \u00e9chappe et est remplac\u00e9 d\u00e9j\u00e0 par une ponctuation  qui s\u2019absente. Un b\u00e2timent surgit, spontan\u00e9 et d\u00e9j\u00e0 r\u00e9trospectif. <\/p>\n<p><i><span>Image unique, irrempla\u00e7able, du pass\u00e9 qui s\u2019\u00e9vanouit avec chaque pr\u00e9sent qui n\u2019a pas su se reconna\u00eetre vis\u00e9 par elle.<\/span> <\/i><span>Dante.<\/span><\/p>\n<p>Le r\u00e9el n\u2019est plus un objet mais un acte devant lequel tout les mots \u00e9chouent, objet d\u2019angoisse par excellence. Lieu de d\u00e9chirement. <\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 \u00e7a vient d\u00e9j\u00e0 cette fascination pour les immeubles dans le paysage ? Pourquoi \u00e7a continue ? \u00e7a continue par moi, ou ind\u00e9pendamment ? Par habitude, par principe, par n\u00e9cessit\u00e9 ? \u00e7a va vers o\u00f9 ? <\/p>\n<p>L\u2019exposition, aussi violente (vider l\u2019atelier en deux lieux) ne prend elle pas valeur de r\u00e9capitulation ? et comment survivre sans se perdre \u00e0 cette halte impos\u00e9e ?<span>  <\/span>Et ces nouvelles photos captur\u00e9es \u00e0 Valenciennes, \u00e0 Annecy. <\/p>\n<p>Que l\u2019on attende de moi \u00e0 chaque r\u00e9sidence que je questionne les lieux de mon atterrissage alors qu\u2019h\u00e9b\u00e9t\u00e9 par les ruptures de ces d\u00e9placements brutaux j\u2019ai perdu ce qui sous un programme n\u2019\u00e9tais qu\u2019affinit\u00e9s \u00e9lectives, cons\u00e9quences sensibles. Prendre la route n&rsquo;est-ce pas ce que l&rsquo;on est d\u00e9j\u00e0 en train de faire? Mais n&rsquo;a que peu \u00e0 voir avec le chemin qui sepente, \u00e0 la terre foul\u00e9e des grandes migrations, pour faire promesse \u00e0 l&rsquo;horizon apr\u00e8s des valons qui rec\u00e8lent dans leur mousses ou leurs pierres les <span>jalons<\/span> de nos aventures.\n<\/p>\n<p>Tout \u00e7a parce qu\u2019aussi le capes et l\u2019agr\u00e9gation ces prochains jours, que cela m\u2019est impossible, que cela sera \u00e9chec et toujours apr\u00e8s \u00e7a l\u2019angoisse de l\u2019inconnu et de l\u2019incertain.<\/p>\n<p>J\u2019ai abord\u00e9 St-Etienne dans ces dispositions. Lu  <span>Plaidoyer pour l&rsquo;infamie<\/span> de Michel Th\u00e9voz. <\/p>\n<p>La neige et l\u2019humide sur le b\u00e9ton glauque en totale opposition avec ce que la lumi\u00e8re fait des volumes simples.<\/p>\n<p><span><i>Le fait de chaux est attach\u00e9 au g\u00eete de l&rsquo;homme depuis la naissance de l&rsquo;humanit\u00e9 : on calcine des pierres, on broie, on \u00e9tend de l&rsquo;eau, on badigeonne, et les murs deviennent du blanc le plus pur : un blanc extraordinairement beau. Si la maison est toute blanche, le dessin des choses s&rsquo;y d\u00e9tache sans transgression possible ; le volume des choses y appara\u00eet nettement : la couleur des choses y est cat\u00e9gorique. Le blanc de chaux est absolu, tout s&rsquo;y d\u00e9tache, s&rsquo;y \u00e9crit absolument, noir sur blanc : c&rsquo;est franc et loyal. Mettez-y des objets malpropres et de faux go\u00fbt : tout saute aux yeux. C&rsquo;est un peu les rayons X de la beaut\u00e9. C&rsquo;est une Cour d&rsquo;Assises qui si\u00e8ge en permanence. C&rsquo;est l&rsquo;oeil de la v\u00e9rit\u00e9. Le blanc de chaux est extr\u00eamement moral&#8230; Le lait de chaux est la richesse du pauvre et du riche, de tout le monde, comme le pain, le lait et l&rsquo;eau sont la richesse de l&rsquo;esclave et du roi<\/i>. Le Corbusier.<\/span><\/p>\n<p><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--><\/p>\n<p>Ecout\u00e9 les interventions du colloque, Bon\/Hopper. G\u00e9om\u00e9trie de l\u2019espace pictural comme espace sc\u00e9nique. J\u2019aurai voulu dire comme le tableau est par nature soumis \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie et que la perspective, symbolique selon Panofski, est le lieu de la commensurabilit\u00e9 du monde \u00e0 l\u2019homme. C\u2019est aussi je crois mani\u00e8re de jouer avec des pans, comme ce petit pan de jaune dont parle Proust qui est \u00e0 mon sens la manifestation la plus ultime du visuel qui remplace le lisible dont les d\u00e9cortiqueurs se r\u00e9galent. Cette r\u00e9v\u00e9lation heideggerienne du monde qui appara\u00eet soudain comme <i>invu<\/i>, simplifi\u00e9, essentialis\u00e9 est au c\u0153ur de tout le travail de Hopper. C\u2019est le redressement du monde comme un pan ( ce petit pan de jaune dans la peinture de Vermeer). Dans une franche g\u00e9om\u00e9trie qui s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;informe.<\/p>\n<p><span>Tout commence avec le geste de mettre \u00e0 part, de rassembler, de muer ainsi en \u00ab\u00a0documents\u00a0\u00bb certains objets r\u00e9partis autrement<\/span> \u00e9crit Michel de Certeau. Mais l&rsquo;archive n&rsquo;est pas un stock dns lequel on puiserait \u00e0 plaisir, elle est constemment un manque et m\u00eame quelque fois l&rsquo;impuissance de ne savoir qu&rsquo;en faire. (Arlette Farge)\n<\/p>\n<p>Impressions, fictions de paysage(s) arach\u00e9es en part infimes qui par leur multiplication permettrait de se repr\u00e9senter (&#8230;)<\/p>\n<p>lacunes perp\u00e9tuellement questionn\u00e9es, jamais combl\u00e9es.\n<\/p>\n<p>Et bien s\u00fbr parfois le tableau se construit creus\u00e9 de l\u2019int\u00e9rieur car le monde est l\u00e0 et qu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9blayer ce qui est imagerie, clich\u00e9\u2026 Il y a <span>transfiguration<\/span>, comme le titre qui avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 ma premi\u00e8re expo galerie Leroy-terquem. La donation ph\u00e9nom\u00e9nologique c&rsquo;est comme soufler une cataracte, d\u00e9gager dans une lumi\u00e8re sp\u00e9ciale des volumes \u00e9cras\u00e9s. Et puis le monde, on arrive au milieu, il faut reconstituer. Comme le regard que l\u2019on porte sur sa propre existence, il arrive au milieu et <\/p>\n<p><span><i>Il semble que nous ne fassions que languir dans l\u2019\u00e2ge m\u00fbr pour dire les r\u00eaves de notre enfance, et ils s\u2019\u00e9vanouissent de notre m\u00e9moire avant que nous ayons pu apprendre leur langage<\/i>. H.D. Thoreau. (journal)<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p>Je pense aux livres de Bergounioux.<\/p>\n<p>Ralli\u00e9 <i>[St Etienne Bellev<\/i>], j\u2019ai conclu Bellevue, une des 4 gares de la ville. Ter 886983 \u00e0 destination de Lyon Perrache qui desservira dans un profond silence les gares de Carnot \u2013 St Etienne Chx \u2013 St Chamond \u2013 Rive de Gier \u2013 Givors ville.\n<\/p>\n<p>Lu <span>Images malgr\u00e9 tout<\/span> de Didi-Huberman.\n<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e Paris gare de Lyon 23h00.<\/p>\n<p>Demain, ce que j\u2019en aurai fait \u2013 ou pas.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 5 je loue le camion \u00e0 8h00, part avec Julie rejoindre Yann \u00e0 l\u2019atelier pour charger les 16 toiles. Accrocher \u00e0 la galerie l\u2019horizon qui sur trois cot\u00e9s dessine une s\u00e9quence. 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