{"id":6250,"date":"2013-12-17T10:53:07","date_gmt":"2013-12-17T09:53:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/?p=6250"},"modified":"2014-05-04T20:56:10","modified_gmt":"2014-05-04T19:56:10","slug":"histoire-de-mes-titres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/histoire-de-mes-titres\/","title":{"rendered":"histoire de mes titres"},"content":{"rendered":"<p>Si je devais reprendre les diff\u00e9rents titres de mes expositions personnelles comme on compose d\u2019apr\u00e8s ses notes je m\u2019apercevrais qu\u2019il ne s\u2019est jamais agit que d\u2019une seule phrase mont\u00e9e dans un sens ou dans un autre poursuivant toujours les m\u00eames pr\u00e9occupations. <!--more--><\/p>\n<p><strong>Landscape(s)<\/strong> (galerie Isabelle Gounod, Boulogne 2006)<br \/>\nLe paysage dans son ensemble pour d\u00e9signer l\u2019\u00e9tendue et les paysages pour \u00e9voquer les fragments pr\u00e9lev\u00e9s au long de sa travers\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>La majeure partie du temps \u00e0 inventer les souvenirs exacts de ce qui ne cesse de continuellement nous \u00e9chapper<\/strong> (Orangerie du ch\u00e2teau de la Louvi\u00e8re, Montlu\u00e7on 2008)<br \/>\nPremi\u00e8re \u00e9vocation du r\u00e9cit et de la fiction dont t\u00e9moigne le retour sur exp\u00e9rience que sont les tableaux, l\u2019exposition.<\/p>\n<p><strong>H\u00f4tel de la mer<\/strong> (galerie Isabelle Gounod, Boulogne 2008)<br \/>\nCe qui aurait pu \u00eatre un titre de cin\u00e9ma \u00e9voquant l\u00e0 encore les heures r\u00eaveuses \u00e0 contempler le paysage dans ce qu\u2019il a de plus instable.<\/p>\n<p><strong>Suite<\/strong> (galerie Isabelle Gounod, Paris 2008)<br \/>\n<em>Suite<\/em> d\u2019abord parce qu\u2019il s\u2019agit de la deuxi\u00e8me partie de l\u2019exposition <em>H\u00f4tel de la mer<\/em> lors du d\u00e9m\u00e9nagement de la galerie sur Paris. Mais aussi plus g\u00e9n\u00e9ralement pour cette id\u00e9e de continuit\u00e9 dans le travail, de chemin patient, de s\u00e9quence cin\u00e9matographique l\u00e0 aussi, les images s\u2019accordant \u00e0 des trajets. <\/p>\n<p><strong>Et comment cet impalpable de l\u2019espace se loge en nous comme nous logeons en lui<\/strong> (Zan gallery, S\u00e8vre 2009)<br \/>\nCorrespondances et retournement de l\u2019espace du dedans et de l\u2019espace du dehors et comment chaque image tente d\u2019incorporer l\u2019exp\u00e9rience de notre pr\u00e9sence au monde.<\/p>\n<p><strong>Erre(s)<\/strong> (iufm Chaumont, 2009)<br \/>\nToujours cette id\u00e9e de lignes, de d\u00e9placement, de trajet, de \u201cl\u00e2cher tout\u201d comme le lancait Breton avec l\u2019id\u00e9e des images comme carnet de notes, rep\u00e9rages, t\u00e9moignages de ces errances, chemins dessin\u00e9s \u00e0 l&rsquo;inconnu. <\/p>\n<p><strong>Lyon-B\u00e9thune<\/strong> (lab labanque, B\u00e9thune 2009)<br \/>\nCette fois-ci le trajet nomm\u00e9, mais je ne respecterais pas, glissant dans la s\u00e9rie des paysages d\u2019ailleurs. Evoquer la fabrique du r\u00e9cit. Les toiles seront d\u2019ailleurs accompagn\u00e9es de fragments de journal. <\/p>\n<p><strong>12 peintures<\/strong> (galerie 5, Angers 2010)<br \/>\nUn grand couloir, prototype des premi\u00e8res galeries, avec un alignement r\u00e9gulier de 12 peintures. Grand traveling, s\u00e9quence relevant du montage ou images rep\u00e9rages. Autant de haltes que les heures du jour. Avec cette id\u00e9e de ne pas revendiquer moi-m\u00eame l\u2019amorce d\u2019un r\u00e9cit mais rester objectif sur les objets propos\u00e9s \u00e0 voir. Pour la premi\u00e8re fois d&rsquo;ailleurs, je n&rsquo;ai pas fait le montage de l&rsquo;exposition moi-m\u00eame mais avais donn\u00e9 comme indications de sortir les toiles des caisses et de les accrocher une \u00e0 une \u00e0 la suite comme elles venaient<\/p>\n<p><strong>Dans la solitude<\/strong> (galerie Isabelle Gounod, Paris 2010)<br \/>\nDans la t\u00eate, le titre de Kolt\u00e8s avec souvenir de ce qu\u2019il d\u00e9clare chercher \u00e0 r\u00e9aliser : un moment, un morceau du monde, une lumi\u00e8re, quelque chose qui soit partageable, commun \u00e0 tous. La solitude aussi dans la cr\u00e9ation, dans l\u2019affrontement avec le monde, dans ce qui nous travaille. L\u2019exp\u00e9rience individuelle que c&rsquo;est.<\/p>\n<p><strong>Les territoires<\/strong> (\u00e9cole des Beaux arts de Vigneux, 2012)<br \/>\nParce que Vigneux est par hasard l\u00e0 o\u00f9 j\u2019ai pris les photos qui allaient initier les premiers tableaux de la s\u00e9rie. Parce qu\u2019il s\u2019agit, litt\u00e9ralement, de g\u00e9o-graphie, de tracer des chemins sur l\u2019\u00e9tendue, d\u2019espaces dont l\u2019arrangement, les architectures qui s\u2019y dressent t\u00e9moignent d\u2019identit\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>L\u2019inqui\u00e9tude<\/strong> (galerie Isabelle Gounod, Paris 2012)<br \/>\nL\u2019errance plus que la ligne droite, d\u00e9termin\u00e9e. La d\u00e9rive sans certitudes, au hasard des rencontres. Mais aussi les incertitudes dans lesquelles nous laisse l\u2019\u00e9poque, le relativisme et les grands espaces \u00e0 aborder. Eviter les consolations des r\u00e9cits tout faits, se placer dans cette inqui\u00e9tude positive.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9cit absent<\/strong> (Patio Op\u00e9ra, Paris 2012)<br \/>\nExposition qui avait lieu en pendant de <em>L\u2019inqui\u00e9tude<\/em> et qui en \u00e9tait le compl\u00e9ment. Les tableaux ne seront jamais que des fragments \u00e9pars, les images d\u2019un hypoth\u00e9tique film impossible \u00e0 monter et dont on peut d\u00e9cider de s\u2019accorder au flottement. <\/p>\n<p>J\u2019ai toujours dit que mon travail commen\u00e7ait avec la marche, les trajets en train ou en voiture, les d\u00e9rives dans le paysage, appareil photo en main. Que le r\u00e9cit \u00e9tait l\u2019\u00e9quivalant narratif de la marche. Que le cin\u00e9ma \u00e9tait venu joindre les deux en une forme coul\u00e9e int\u00e9grant la perception par fragments.<br \/>\nLes titres des quelques r\u00e9cits que j\u2019ai \u00e9crit s\u2019intercalent eux aussi dans cette grande phrase. Le premier r\u00e9cit que j\u2019ai publi\u00e9 \u00e0 l\u2019invitation de Fran\u00e7ois Bon reprenant la forme du journal travers\u00e9 de moments de route. Journal du regard, recherche d&rsquo;une correspondance entre certains objets. \u00ab <strong>Le livre l\u2019immeuble le tableau<\/strong> (Publie.net, 2008) \u00bb<br \/>\nDans mes essais m\u00eame, comme \u00ab <strong>chaque oeuvre cherche apr\u00e8s ce qui la fonde<\/strong> (Publie.net, 2009)\u00bb ou \u00ab <strong>en l\u2019image le monde<\/strong> (La termiti\u00e8re, 2011)\u00bb, cette m\u00eame fa\u00e7on d\u2019\u00e9tirer un chemin.<br \/>\nEnsuite, \u00ab <strong>l\u2019\u00eatre&#038;le passage<\/strong> (La termiti\u00e8re, 2012)\u00bb, contemporain des expositions de 2012 \u00e9voque la stabilit\u00e9 de la pr\u00e9sence et le mouvement du temps fluctuant pour aborder l\u2019incertitude.<br \/>\nPuis \u00ab <strong>la travers\u00e9e<\/strong> (Publie.net, 2012) \u00bb, sorte de road movie visuel.<br \/>\nPuis \u00ab <strong>la mer en contrebas tape contre la digue<\/strong> (La Nerthe, 2014)\u00bb, o\u00f9 il est question d\u2019espaces qui refluent pour confondre en un temps composite, les histoires, les lieux, les moments. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si je devais reprendre les diff\u00e9rents titres de mes expositions personnelles comme on compose d\u2019apr\u00e8s ses notes je m\u2019apercevrais qu\u2019il ne s\u2019est jamais agit que d\u2019une seule phrase mont\u00e9e dans un sens ou dans un autre poursuivant toujours les m\u00eames pr\u00e9occupations.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":6251,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6250","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6250","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6250"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6250\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6377,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6250\/revisions\/6377"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6251"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6250"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6250"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6250"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}