{"id":6434,"date":"2014-05-06T22:26:08","date_gmt":"2014-05-06T21:26:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/?p=6434"},"modified":"2014-05-06T22:26:39","modified_gmt":"2014-05-06T21:26:39","slug":"ecrire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/ecrire\/","title":{"rendered":"Ecrire"},"content":{"rendered":"<p>Souvent, c\u2019est parce que j\u2019y suis comme lanc\u00e9 contre par un besoin de poser, d\u2019\u00e9tendre, de d\u00e9plier ce qui tourne en t\u00eate que j\u2019\u00e9cris. Comme on se lave du jour. <!--more--> De souffle court, je triture les mots, les phrases  &#8211; une heure. Je reprends au mieux mais toujours \u00e0 la h\u00e2te, comme si le pl\u00e2tre devait prendre, et jette \u00e7a au loin sans bien savoir si quelque chose a \u00e9t\u00e9 atteint. En mettant en ligne, je me d\u00e9barrasse, je d\u00e9sencombre le bureau. Je peux oublier. Ainsi, l\u2019\u00e9criture a quelque chose de sanitaire. La forme que cela prend, quelquefois obscure ou tortueuse et qui parfois rebute est celle des trajets de la pens\u00e9e, ou des convulsions, des contorsions qui la font, des conduits tordus par lesquels se frayent les mots, s\u2019associent les id\u00e9es. J\u2019y tiens comme \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9, ne pouvant concevoir de pens\u00e9e hors de sa forme ou soumise \u00e0 une meilleure lisibilit\u00e9, \u00e0 une seule fonction. Je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019aborder \u00e0 l\u2019\u00e9crit comme \u00e0 la peinture, par leur plastique. Dans le reflux de la journ\u00e9e, je me jette en \u00e9criture, soumis \u00e0 l\u2019instant passager, \u00e0 une pression confuse \u00e0 apaiser. Et puis il y a la fatigue. Se passer la t\u00eate sous l\u2019eau, reposer le dos et les yeux. Dans le d\u00e9but de la nuit quand le cerveau est \u00e9chauff\u00e9 par un esp\u00e8ce de mouvement des phrases l\u00e8vent encore, toujours plus \u00e9videntes, comme des m\u00e9duses dans l\u2019eau noire. Parfois je me rel\u00e8ve et je note. Souvent je regarde passer, \u00e7a se perd. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souvent, c\u2019est parce que j\u2019y suis comme lanc\u00e9 contre par un besoin de poser, d\u2019\u00e9tendre, de d\u00e9plier ce qui tourne en t\u00eate que j\u2019\u00e9cris. Comme on se lave du jour.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6434","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6434","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6434"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6434\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6436,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6434\/revisions\/6436"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6434"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6434"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6434"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}