{"id":6866,"date":"2017-02-12T12:02:33","date_gmt":"2017-02-12T11:02:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/?p=6866"},"modified":"2017-02-12T12:07:11","modified_gmt":"2017-02-12T11:07:11","slug":"eric-rondepierre-deplacements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/eric-rondepierre-deplacements\/","title":{"rendered":"Eric Rondepierre, d\u00e9placements."},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab Parfois fossilis\u00e9es dans la roche, ces traces permettent aux arch\u00e9ologues de reconstituer les d\u00e9placements de cr\u00e9atures depuis longtemps disparues \u00bb<\/em>.<br \/>\nTim Ingold, une br\u00e8ve histoire des lignes.<!--more--><\/p>\n<p>Tout commence par une histoire qui n\u2019en est pas encore une. Une histoire latente. C\u2019est ainsi que ce n\u2019est pas encore un commencement. Que rien ne commence jamais car tout a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 avant. Que le commencement est un lieu aveugle hors du langage, hors de port\u00e9e. L\u2019origine, un mythe.<br \/>\nLa ligne est solidaire de la trace, le pr\u00e9cipit\u00e9 de quelque chose qu\u2019elle insinue. Ce manque fonde et innerve le r\u00e9cit comme les nomades ou voyageurs en invent\u00e8rent la pratique en t\u00e9moignant \u00e0 leurs escales du lointain qui \u00e9tait leur d\u00e9part et des paysages parcourus. Comme autour du feu se mettent en commun les r\u00eaves, dans les c\u00e9r\u00e9monies se disent les pr\u00e9sages. Toute trace met en perspective celui qui la consid\u00e8re en m\u00eame temps qu\u2019elle ouvre le r\u00e9cit de ce qui l\u2019a caus\u00e9. Ainsi peut-\u00eatre toute histoire qui se raconte est double \u2013 au moins ; ou tisse deux brins.<br \/>\nNous n\u2019\u00e9tions pas l\u00e0 au moment de notre conception dit Quignard, ainsi notre histoire s\u2019origine dans une nuit, ainsi est-elle tendue par une image manquante. Dans <em>La nuit cin\u00e9ma<\/em>, Eric Rondepierre raconte sa plong\u00e9e dans la mati\u00e8re du film, l\u00e0 o\u00f9 des images reposent \u00e0 l\u2019abri  du regard ou \u00e0 son insu, dans les intervalles du visible. Des images vues parfois mais invisibles qu\u2019il s\u2019agira d\u2019extraire et de manifester, de tirer au jour. <em>Plans de coupe, Inserts, Exc\u00e9dents.<\/em> Images latentes, histoires latentes m\u00ealant \u00ab ce qui arrive \u00e0 l\u2019image et ce qui arrive dans l\u2019image \u00bb et existant ou naissant dans le regard de ce dialogue, comme ce le sera encore dans les <em>Annonces<\/em> et plus litt\u00e9ralement encore dans <em>le Pr\u00e9cis de d\u00e9composition<\/em> o\u00f9 les taches, alt\u00e9rations de la bande s\u2019insinuent dans l\u2019espace narratif du photogramme. Cet ailleurs, cette h\u00e9t\u00e9rotopie pour reprendre le mot de Foucault, \u00e9closant de ce qu\u2019on le nomme ou de ce qu\u2019on l\u2019engage, le pratique, lui fasse place dans notre pr\u00e9sent.<br \/>\nMettre au jour. C\u2019est ainsi que les Egyptiens nommaient ce que l\u2019on a coutume d\u2019appeler livre des morts : <em>livre pour monter au jour<\/em>. La vie terrestre n\u2019\u00e9tait qu\u2019une introduction, un prol\u00e9gom\u00e8nes avant que la vie v\u00e9ritable, \u00e9ternelle, lumineuse se r\u00e9v\u00e8le, se manifeste, advienne apr\u00e8s la mort terrestre. Chacune de ces vies avait \u00e0 voir avec le r\u00e9cit de l\u2019autre : sur les murs les figures divines et dans la tombe les r\u00e9cits des conqu\u00eates, des fondations, constituant une sorte de de curriculum vitae. Derri\u00e8res les Portes du ciel antiques s\u2019ouvre le monde des dieux, c\u2019est \u00e0 dire celui des mythes et des r\u00e9cits. <em>\u00ab Portes d\u2019ivoire ou de corne qui nous s\u00e9parent du monde invisible \u00bb<\/em>, \u00e9crit Nerval.<br \/>\nLe premier \u00e9cran \u00e9tait celui que les oracles tra\u00e7aient dans le ciel pour y lire les auspices. Retourn\u00e9 en terre il \u00e9tait le fondement du temple.<br \/>\nOracles comme chamans avaient cette fonction d\u2019amener au jour une image enfouie dans le vol d\u2019un oiseau, dans les entrailles, dans des visions ; pr\u00e9sente, agissante, mais invisible. Sur une statue d\u2019un temple du Caire, un pr\u00eatre annonce : <em>\u00ab Amon m\u2019a choisi pour ouvrir les portes du ciel afin que je voie sa forme qui est dans l\u2019horizon. \u00bb<\/em> <em>\u00ab Une image<\/em>, dit Eric Rondepierre, <em>c\u2019est une surface qui r\u00eave ce qui lui arrive \u00bb<\/em>.<br \/>\n<em>\u00ab Je n\u2019\u00e9tais pas l\u00e0 la nuit o\u00f9 j\u2019ai \u00e9t\u00e9 con\u00e7u,<\/em> \u00e9crit Pascal Quignard. <em>Une image manque dans l\u2019\u00e2me. Nous la cherchons derri\u00e8re tout ce que nous voyons. \u00bb<\/em><br \/>\nPeut-\u00eatre est-ce pour cela que le cin\u00e9ma est tant travaill\u00e9 par la mort et le sexe. Comme s\u2019il \u00e9tait une tentative de s\u2019approprier ce vide, de l\u2019apprivoiser ou l\u2019apaiser, de transporter dans le r\u00e9gime du visible ces moments o\u00f9 l\u2019on s\u2019\u00e9chappe, o\u00f9 l\u2019on est jou\u00e9 avant d\u2019\u00eatre acteur. Ces points aveugles. <em>\u00ab J\u2019\u00e9tais le sujet d\u2019une histoire \u00bb<\/em>, \u00e9crit Rondepierre \u00e0 la lecture du dossier judiciaire de son placement. \u00ab On appelle ce manque qui tra\u00eene dans les jours le destin \u00bb, \u00e9crit Quignard. Force aveugle, pouvoir, injonction mal localisable, mal justifi\u00e9e, Justice et injustice, peine, flou formant r\u00e9alit\u00e9. Pes\u00e9e. Emp\u00eachement. Arbitraire. Abus de pouvoir. Absurdit\u00e9 tragique qu\u2019il est difficile de ne pas rapprocher de celle que nous donne \u00e0 envisager Kafka dans le proc\u00e8s de Joseph K. Une m\u00eame force aveugle, implacable, inatteignable. Un enchainement causal niant la volont\u00e9, la ou les raisons de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 ainsi transform\u00e9 en objet. S\u2019insinue alors toute la perversit\u00e9 de la manipulation. <em>\u00ab On avait s\u00fbrement calomni\u00e9 Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arr\u00eat\u00e9 un matin. \u00bb<\/em> Si l\u2019opacit\u00e9 chez Kafka ne couvre aucune raison, le vrai motif du placement dont Eric Rondepierre fit l\u2019objet ne figure pas dans le Jugement qui, avant l\u2019acc\u00e8s, quelques 50 ans apr\u00e8s les faits, au dossier 7909, \u00e9tait le seul document officiel \u00e0 lui \u00eatre parvenu. <em>\u00ab Derri\u00e8re la \u00ab folie \u00bb maternelle (encore que cette folie s\u2019appuie uniquement sur la rumeur \u2013 jamais d\u00e9crite autrement que par le mot de \u00ab parano\u00efaque \u00bb -, et soit contredite par des \u00e9l\u00e9ments du dossier eux-m\u00eames) qui constitue, semble-t-il, le motif unique qui a conduit \u00e0 dix ans de \u00ab surveillance \u00e9ducative \u00bb, il y a le soucis \u00e9conomique : \u00e0 chaque loyer impay\u00e9, \u00e0 chaque menace d\u2019expulsion, appara\u00eet une tentative de placement. (\u2026)  Sa \u00ab folie \u00bb commence \u00e0 l\u2019arr\u00eat du paiement de la pension alimentaire de mon p\u00e8re et se limite \u00e0 la p\u00e9riode du placement. \u00bb<\/em><br \/>\nMais nous n\u2019\u00e9tions pas l\u00e0 encore dans les moments qui suivirent. Nous nous sommes succ\u00e9d\u00e9s, enfouissant au fond de nous celui que nous \u00e9tions \u00e0 la faveur d\u2019un autre que nous devenions, comme notre ADN dans sa nuit porte trace de la longue histoire humaine. Trace et lignes encore. Nous ne faisons chaque instant que dispara\u00eetre pour r\u00e9appara\u00eetre, transfigur\u00e9, l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9plac\u00e9, l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rent, reniant, ou poursuivant ce qui avait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 avant. C\u2019est par paresse que l\u2019on se reconna\u00eet. Ou par n\u00e9gligence. Le nom peut-\u00eatre a cette fonction de nous localiser, nous identifier, comme ces \u00e9tiquettes dans le jardin des plantes traversent, imperturbables, les saisons et les \u00e9tats pour stabiliser ce qui ne l\u2019est pas. Cet oubli o\u00f9 nous logeons nos \u00e9tats successifs existe dans ce que nous faisons de nous, nous travaille inconsciemment, contribue \u00e0 nous d\u00e9terminer dans nos possibilit\u00e9s. L\u2019oubli nous rend possible. Les bribes de r\u00e9cits, les documents-traces, des images nous racontent celui-l\u00e0 dont les traces m\u00e8nent jusqu\u2019\u00e0 nous.<br \/>\nSans doute est-ce pour cela que nous faisons de l\u2019histoire, nous racontant inlassablement sans jamais y toucher vraiment ce qui nous arrivait sans que l\u2019on en prenne la mesure, sans parfois que l\u2019on sache. Tentant de faire r\u00e9\u00e9merger ce que le mouvement de vivre dans sa succession de moments, d\u2019\u00e9tats, mouvement qui est la nature m\u00eame du cin\u00e9ma, ce qui en a \u00e9t\u00e9 l\u2019aliment. Car toute possibilit\u00e9 de nous atteindre n\u2019est que par voie diff\u00e9r\u00e9e. Il y a toujours un bref instant, ne serait-ce qu\u2019une fraction de seconde entre le stimuli visuel et l\u2019identification, l\u2019entendu et le compris, entre la perception et le compte-rendu que le cerveau verse \u00e0 la conscience. L\u2019origine du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9chappe dans l\u2019exp\u00e9rience que l\u2019on en a. Le photogramme n\u2019appara\u00eet pas dans le film.<br \/>\nSans doute est-ce pour cela que l\u2019on \u00e9crit, pour porter dans le registre second, conscient, ce qui se fondait, s\u2019escamotait ou s\u2019\u00e9vanouissait dans le mouvement de vivre. Sans doute pour cela les sc\u00e8nes de Lascaux, de Chauvet, la photographie avant le cin\u00e9ma : tous ces efforts pour fixer, extraire et incidemment abstraire des morceaux d\u2019existence, des talismans. On se raconte l\u2019histoire de ce qui s\u2019est pass\u00e9 comme on saisi \u00e0 la fen\u00eatre du train le paysage qui se compose et se d\u00e9chire en un m\u00eame mouvement. Il y avait l\u00e0 une sensation dont on a fait image et de cette image une promesse ou une r\u00e9v\u00e9lation qu\u2019il a fallu objectiver comme l\u2019on fait le moulage du visage d\u2019un mort. En ce sens purement technique, chaque image est une \u00e9preuve. Ce qu\u2019il y avait avant le langage est inabordable, \u00e9vanoui, ce qui lui est contemporain ensuite est transfigur\u00e9, fabriqu\u00e9. Aussi notre espoir se porte-t-il sur cet espace entre deux, transitoire ; sur le mouvement par lequel la chose s\u2019\u00e9clipse, sur la trace. Peut-\u00eatre n\u2019est-il pas insignifiant qu\u2019Eric Rondepierre ait cherch\u00e9 entre la mati\u00e8re potentielle des photogrammes et la fiction, la narration dont l\u2019illusion filmique est le moteur quelque chose d\u2019ind\u00e9termin\u00e9, d\u2019ambigu, d\u2019\u00e9chapp\u00e9. Entre deux poursuivi dans <em>Dyptika<\/em> et <em>Suites<\/em> o\u00f9 la d\u00e9coupe se fait justement entre deux \u00ab moments \u00bb de l\u2019image, pr\u00e9cis\u00e9ment sur cette \u00e9clipse par laquelle une image succ\u00e8de \u00e0 l\u2019autre, sur ce vertige qui troue le film (r\u00e9alit\u00e9, fiction) et en lequel loge peut-\u00eatre le r\u00e9el (concret).<br \/>\nMais l\u00e0 encore, du vrai qui n\u2019en est pas. Des images qui basculent d\u2019\u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9es, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es. Des images qui au fond n\u2019\u00e9taient pas dans le film mais dans la mati\u00e8re filmique de la bande et qui sont apparues \u00e0 la faveur d\u2019un d\u00e9tournement, d\u2019une consommation aberrante de la chose. Des images qui ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par la fa\u00e7on du regard sur un des \u00e9l\u00e9ments souterrain du film.<br \/>\nCar, si rien ne nous est jamais donn\u00e9, rien ne nous appara\u00eet jamais qu\u2019\u00e0 la faveur d\u2019un mouvement de retour, r\u00e9miniscence ou r\u00e9flexion, reconnaissance ou re-gard. Nous sommes enferm\u00e9s dans notre archive ou comme le dit Eric Rondepierre, <em>\u00ab nous sommes des salles de post-production \u00bb<\/em> travaillant ce que Bernard Stiegler nomme la r\u00e9tention tertiaire. Rien de r\u00e9el ne nous est jamais accessible, seulement sa version reconstitu\u00e9e, la r\u00e9alit\u00e9. Et l\u2019image produite n\u2019est que l\u2019\u00e9cho second de l\u2019image d\u00e9couverte. La tentative de localisation. Une orientation du regard. La reproduction artefactuelle en quelque sorte de ce qui par d\u00e9finition ne peut advenir qu\u2019une fois : la r\u00e9v\u00e9lation de cet \u00e9v\u00e9nement tapis dans le corps du film, entraper\u00e7u ou r\u00eav\u00e9. <\/p>\n<p>Le d\u00e9part est un r\u00e9cit, pour soi comme pour le monde \u00e0 travers les mythes et cosmogonies, aussit\u00f4t que le nommant on le fait advenir dans le champ mental.<br \/>\nMais toute archive fabrique ses documents en les isolant. C\u2019est ainsi que le document \u00ab fictionne \u00bb. Giacometti s\u2019y est us\u00e9 sa vie : la r\u00e9alit\u00e9 est un tissu continu, un maillage solidaire. Chaque forme meurt en l\u2019autre, s\u2019accroche, prolonge, se lie. Impossible de localiser strictement le nez, l\u00e0 o\u00f9 il commence l\u00e0 o\u00f9 il termine. Figure et fond se distinguent qu\u2019on les nomme ou les envisage comme tels. D\u00e8s que nous sommes dans le langage nous sommes d\u00e9j\u00e0 dans la fabrique de l\u2019archive. Lire ce qu\u2019il advient c\u2019est faire r\u00e9cit de ce qui fait signe ou ce que nous voulons qui fasse signe. C\u2019est ponctuer, rythmer ce qui sans cela se dissout, s\u2019ind\u00e9termine.<br \/>\nSur les fresques, les bas reliefs, les frises, les tapisseries <em>des personnages<\/em> se battent, sont couronn\u00e9s, cheminent\u2026 L\u2019archive fabrique un personnage, met en sc\u00e8ne une fiction, incarne un point de vue. Et plus singuli\u00e8rement qu\u2019une autre la vie d\u2019Eric Rondepierre \u00e9tait au d\u00e9part un r\u00e9cit de fiction, comme un roman de Kafka. Il y avait cet enfermement arbitraire, ces autorisations de sortie quelque fois qui donnaient \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur une teneur irr\u00e9elle et la fr\u00e9quentation alors assidue des cin\u00e9mas comme matrice psychique. Ainsi, lorsque Rondepierre passe la porte de la salle obscure c\u2019est comme Don Quichotte empruntant celle du poulailler. La vie ressemble \u00e0 ses romans de chevalerie. A Sancho l\u2019Ing\u00e9nieux Idalgo r\u00e9pond : il semble que vous ne soyez pas vers\u00e9 en ce qu\u2019il est des aventures. Rondepierre annonce par la voix de Dosto\u00efevski : <em>\u00ab l\u2019essentiel, c\u2019est la l\u00e9gende. \u00bb<\/em> La l\u00e9gende est le sous-titre de l\u2019image. Avec la complicit\u00e9 des ellipses, des vides, du vertige, dans un mode de jeu grave, ces derni\u00e8res raconteront.<br \/>\nIci l\u2019histoire commence. <\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/openingnight.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/openingnight-410x272.jpg\" alt=\"openingnight\" width=\"410\" height=\"272\" class=\"alignnone size-medium wp-image-6868\" srcset=\"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/openingnight-410x272.jpg 410w, https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/openingnight-100x66.jpg 100w, https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/openingnight-200x133.jpg 200w, https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/openingnight.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 410px) 100vw, 410px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Parfois fossilis\u00e9es dans la roche, ces traces permettent aux arch\u00e9ologues de reconstituer les d\u00e9placements de cr\u00e9atures depuis longtemps disparues \u00bb. 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