{"id":7221,"date":"2020-04-21T13:46:02","date_gmt":"2020-04-21T12:46:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/?p=7221"},"modified":"2020-04-21T13:46:02","modified_gmt":"2020-04-21T12:46:02","slug":"lettre-a-francois-la-question-commerce","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/lettre-a-francois-la-question-commerce\/","title":{"rendered":"lettre \u00e0 Fran\u00e7ois &#8211; la question commerce"},"content":{"rendered":"<p>Pour la question commerce, j&rsquo;aurais pu\/d\u00fb dire mus\u00e9e, lieu d&rsquo;art. Mais effectivement l&rsquo;image l\u00e0 c&rsquo;est galerie. Faut dire que jusqu&rsquo;ici le coup des r\u00e9sidences d&rsquo;artiste avec allocation ou bourse mensuelle, les interventions scolaires ici et l\u00e0, ateliers cr\u00e9atifs ou autre c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre suffisant pour faire bouillir la marmite.<!--more--> J\u2019en ai fait l\u2019exp\u00e9rience les ann\u00e9es post dipl\u00f4me. J\u2019ai rapidement \u00e9t\u00e9 forc\u00e9 de prendre une boulot alimentaire parall\u00e8le (bref passage fac pour capes\/ agreg). Le plus \u00e9vident \u00e7a restait de financer la recherche (temps libre, bricolages, visites, lectures, mat\u00e9riel, atelier, mise en espace \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;expositions&#8230;) autant que possible par la vente de ce qui, \u00e0 l&rsquo;issue de cette recherche prenait une forme commercialisable. Un salaire de prof \u00e7a reste correct, mais quand il doit financer en plus l\u2019atelier et les tubes \u00e7a devient tr\u00e8s vite ricrac. Coup de bol, je reste fascin\u00e9 par cette forme qui est l&rsquo;objet tableau. M\u00eame si pas uniquement. Alors en vendant quelques tableaux je peux continuer \u00e0 la fois cette recherche picturale et divers bricolages, installations, sculptures, vid\u00e9o, ratages \u00e0 perte&#8230; Que ce truc-l\u00e0 s\u2019\u00e9quilibre sans co\u00fbter \u00e0 la famille. Mes tableaux par chance int\u00e9ressent quelques amateurs et collectionneurs priv\u00e9s. S&rsquo;institue une sorte de don\/ contre don. Ce que je produis dans ce mouvement mal expliqu\u00e9 d\u2019inqui\u00e9tude et d\u2019excitation et que la communaut\u00e9 appelle \u0153uvres, certains par chance sont pr\u00eat \u00e0 me l\u2019\u00e9changer et en prendre soin. C\u2019est assez fou quand on y pense. Pour l\u2019\u00e9go valeur symbolique, et pour l\u2019artisan imm\u00e9diatement reconvertie en nombre de ch\u00e2ssis, de tubes, mois de loyer. C\u2019est jusqu\u2019ici la seule fa\u00e7on que j\u2019ai trouv\u00e9 de \u00ab vivre \u00bb de mon travail artistique. Ou plut\u00f4t de le faire vivre, puisque \u00e7a reste boulot de prof et ateliers divers qui financent la vie courante. Faire une expo ne me rapporte jamais un centime (c\u2019est m\u00eame g\u00e9n\u00e9ralement un gouffre : production, encadrements, logistique). Seules les \u00e9ventuelles ventes qui en d\u00e9coulent me permettent de gagner ma vie. Les premiers tableaux ou dessins que j\u2019ai vendu j\u2019\u00e9tais encore \u00e9tudiant, une expo dans une salle des f\u00eates, un hall de banque, un caf\u00e9 restaurant, sur un salon. Soixante francs, cent francs, trois cent francs. J\u2019allais sur le marcher acheter de la toile au m\u00e8tre et au magasin des tasseaux et de la colle. Qui achetait ? Des amateurs, plus ou moins argent\u00e9s. Me souviens la m\u00e8re d\u2019une copine, factrice, un m\u00e9decin, quelqu\u2019un qui travaillait sur le port, une fois un g\u00e9rant de sex shop. Souvent je ne sais pas. Parfois pay\u00e9 en plusieurs fois. Pour 300\u20ac. Avec le temps le cout de la vie a augment\u00e9, je suis mont\u00e9 \u00e0 Paris, mes tableaux ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s dans des lieux plus identifi\u00e9s et vendus plus cher. Au d\u00e9but rien d\u2019extraordinaire, de quoi me payer des toiles de meilleure qualit\u00e9, des encadrements et puis l\u2019interm\u00e9diaire quand il y avait galerie ou frais d\u2019exposition. Pas plus de marge. Et puis professionnalisation gagnant, financer ordi plus costaud, logiciel, photos pro, emballages, encadrements plus propres. Ces derniers temps la c\u00f4te a augment\u00e9, s\u2019appuyant sur les ann\u00e9es de travail, le parcours. C\u2019est objectivement cher. Disons, un tableau de grand format est hors budget pour un salaire moyen (je ne pourrais pas me les payer moi-m\u00eame). Ce n\u2019est pas moi qui fixe les prix. Heureusement. Je me dis que ce n\u2019est plus abordable que pour une population r\u00e9duite qui m\u2019est socialement \u00e9trang\u00e8re, gagne bien mieux sa vie que moi, m\u00e8ne une vie bien diff\u00e9rente. Et quelque part c\u2019est dommage que tout le monde ne puisse pas acheter de l\u2019art comme il ach\u00e8te un CD, mais il y a quand m\u00eame les expositions, les mus\u00e9es, les catalogues et rentrer dans une galerie c\u2019est gratuit. Pourtant \u00e0 la fin difficile de faire le pas pour en faire l\u2019activit\u00e9 professionnelle unique. D\u2019autant qu\u2019on voit bien, en 30 ans l\u2019immobilier a explos\u00e9, le loyer compte pour un tiers des revenus du foyer, et faut ajouter l\u2019atelier, une voiture un peu large pour pouvoir trimbaler le matos. Vu aussi que les ateliers, commandes, les aides ou bourses, les acquisitions Frac ou collectivit\u00e9s ont fondu. Et pas mon genre de toute fa\u00e7on d\u2019aller mendier des ronds. M\u00eame demander mon chemin je fais pas. Chaque ann\u00e9e je donne une toile ou un dessin pour une vente caritative. Et combien pour aider un centre d\u2019art ou une r\u00e9sidence d\u2019artiste en difficult\u00e9s qui avant \u00e9taient plut\u00f4t nos horizons de soutiens ? Je bosse dans deux assos et je vois que les subventions ville r\u00e9gion \u00e9tat r\u00e9duisent d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e quand les co\u00fbts de fonctionnement augmentent et qu\u2019on est d\u2019urgence \u00e0 chercher des alternatives m\u00e9c\u00e9nat priv\u00e9. Le boulot aujourd\u2019hui on a des moyens pour le porter soi-m\u00eame dans l\u2019espace d\u2019\u00e9change, du moins partiellement. Parce qu\u2019un tableau ce n\u2019est pas encore tout \u00e0 fait d\u00e9materialisable. Oui, il y a Hockney qui vend fichier ou impression de ses dessins r\u00e9alis\u00e9s sur IPad, mais parce qu\u2019il y a toute une histoire et une machine derri\u00e8re. Moi je sais bien que ce que je fais existe diff\u00e9remment dans le contact direct ou via publication papier ou num\u00e9rique et d\u2019avoir quantit\u00e9 de catalogues n\u2019emp\u00eache pas la frustration de la mati\u00e8re r\u00e9elle qui demande d\u2019aller se frotter directement aux textures, \u00e0 la mani\u00e8re de r\u00e9verb\u00e9rer la lumi\u00e8re, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle, \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9, \u00e0 mon rapport au corps dans des expos, des mus\u00e9es. D\u2019ailleurs, il faudrait \u00e9tudier \u00e7a de plus pr\u00e8s, mais des outils comme Instagram \u00e9tant prescripteurs apparait un formatage des productions les plus photog\u00e9niques, des images les plus efficaces r\u00e9duites \u00e0 la fen\u00eatre d\u2019un \u00e9cran de portable. J\u2019ai vu que des sp\u00e9cialistes proposent des services pour marchands et collectionneurs, des algorithmes \u00e0 la mani\u00e8re de Cambridge analitics permettant de fl\u00e9cher acheteurs potentiels et caract\u00e9ristiques esth\u00e9tiques : pour vendre en Chine aux nouveaux millionnaires faut plut\u00f4t telles couleurs, tel format, telle th\u00e8me ou esth\u00e9tique, telle gamme de prix\u2026  Enfin. \u00c9tudiant les galeries ont \u00e9t\u00e9 pour moi des catalogues tout frais du contemporain, on s\u2019en faisait parfois des parcours comme on feuillette un bouquin ou dialogue des perspectives en cours. Maintenant c\u2019est aussi pour moi un espace de visibilit\u00e9 compl\u00e9mentaire du web o\u00f9 \u00e9prouver des expressions, des propositions. Oui c\u2019est une vieille machine qui grince la galerie traditionnelle et \u00e0 la fin l\u2019artiste ne r\u00e9cup\u00e8re jamais au mieux avant imposition et cotisations que 50% du prix de vente de son \u0153uvre. Ce qui fait que les artistes sont pr\u00e9caires, les galeries moyennes tirent la langue comme pas mal de PME et que l\u2019art co\u00fbte cher. (je ne parle pas de la poign\u00e9e de stars internationales, que ce soit chanteuses, footballers, architectes ou autre c\u2019est tout pareil). Il y a des mod\u00e8les alternatifs, associations, collectifs, lieux alternatifs en autogestion. Jusqu\u2019ici tr\u00e8s pr\u00e9caires. Soumis \u00e0 pression immobili\u00e8re. Combien de fois j\u2019ai chang\u00e9 d\u2019atelier ces 15 derni\u00e8res ann\u00e9es allant de plan pr\u00e9caire en bail pr\u00e9caire ?  Combien de squats \u00e9vacu\u00e9s ?<br \/>\nOui, il y a accroch\u00e9 \u00e0 l\u2019art l\u2019id\u00e9e d\u2019un assujettissement aux puissants, d\u2019un outil de distinction r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des \u00e9lites fortun\u00e9es, bref d\u2019une activit\u00e9 bourgeoise d\u00e8s qu\u2019elle semble gratuite, dissoci\u00e9e de l\u2019action politique directe, par exemple : tracs, affiches. Oui, cela en fait depuis des mill\u00e9naires une forme de luxe, d\u2019outil symbolique. S\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 un march\u00e9 (plusieurs en r\u00e9alit\u00e9), une sp\u00e9culation. Peu m\u2019importe au fond que des richissimes dans des cages dor\u00e9es se fassent valoir en achetant des Van Gogh \u00e0 5 millions. Cela n\u2019invalide pas ce qu\u2019a r\u00e9alis\u00e9 Van Gogh. De m\u00eame que Van Gogh n\u2019\u00e9tait pas un bon artiste parce qu\u2019il \u00e9tait fauch\u00e9, endett\u00e9, tourment\u00e9, d\u00e9pressif. Il l\u2019aurait touch\u00e9 son million, de son vivant, sans doute qu\u2019il aurait pay\u00e9 sa tourn\u00e9e avec, offert les trois quarts \u00e0 des \u0153uvres, rembours\u00e9 son fr\u00e8re avec le reste, achet\u00e9 un atelier. Sans doute \u00e7a n\u2019aurait rien facilit\u00e9 de sa recherche esth\u00e9tique, qu\u2019il aurait continu\u00e9 comme avant de s\u2019user les yeux sur le jaune solaire des bl\u00e9s, le gris bleu vert des feuilles d\u2019olivier. Le quotidien l\u2019aurait m\u00eame moins entrav\u00e9. Tous les peintres de la Renaissance ont travaill\u00e9 sur commande pour des princes, des papes, g\u00e9n\u00e9ralement de mani\u00e8re collective au sein d\u2019ateliers, comme on fait aujourd\u2019hui des films. Derri\u00e8re la commande, le business (ces lettres o\u00f9 sont pr\u00e9cis\u00e9s tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment la quantit\u00e9 de telle ou telle couleur, leur nature, la surface\u2026) il y a ce dont ils ont t\u00e9moign\u00e9, leur inqui\u00e9tude, leur \u00e9lan, la beaut\u00e9, ces choses qui participaient et \u00e9chappaient tout \u00e0 la fois au commerce.<br \/>\nDepuis la figure de l\u2019artiste romantique, ind\u00e9pendant, tortur\u00e9, incompris souvent, l\u2019argent et la r\u00e9ussite sont devenus tabous et malvenus. Moi \u00e7a ne me d\u00e9range pas de ne pas \u00eatre totalement incompris et marginalis\u00e9 et m\u00eame si c\u2019est possible de gagner ma vie avec cette activit\u00e9 un peu irrationnelle qui apr\u00e8s tout a quelque importance dans l\u2019espace social. D\u2019autant que je ne suis pas encore assez \u00ab staris\u00e9 \u00bb pour \u00eatre le jouet d\u2019investisseurs froids. J\u2019esp\u00e8re que \u00e7a reste par coup de c\u0153ur, int\u00e9r\u00eat esth\u00e9tique sinc\u00e8re. Quelques t\u00e9moignages, lettres re\u00e7ues iraient plut\u00f4t dans ce sens.<br \/>\nIl y a l\u2019id\u00e9e d\u2019un commerce bourgeois. Et on entend tout de suite derri\u00e8re le c\u00f4t\u00e9 p\u00e9joratif : gens repus, imbus, peu sympathiques, ne voyant que leur confort, conservateurs.<br \/>\nIl se trouve que l\u2019exp\u00e9rience que j\u2019ai est un peu plus nuanc\u00e9e. Par chance les collectionneurs ou acheteurs que j\u2019ai pu rencontrer me sont souvent apparus sensibles, ouverts, d\u00e9sireux de soutenir, attentifs, habit\u00e9s par leur fr\u00e9quentation de l\u2019art. Les remarques les plus mesquines ou obtuses je les ai plus souvent entendues de gens issus de classes plus modestes, plus conservatrices. C\u2019est la petite bourgeoisie d\u2019abord qui a achet\u00e9 et ainsi soutenu Modigliani, Bonnard, Soutine, Picasso quand tout le monde en riait grassement \u00e9bahi plut\u00f4t par l\u2019art pompier et Bougereau. Ni l\u2019argent ni la mis\u00e8re ne sauvent de quoi que ce soit \u00e0 l\u2019art.<br \/>\nSi je veux faire le parall\u00e8le avec le travail d\u2019auteur, disons que lui \u00e9crit un texte, lui donne corps comme livre ou article, le vend. D\u00e9multipli\u00e9 par le support le travail g\u00e9n\u00e8re des droits d\u2019auteur. Idem pour la photographe. Le tableau n\u2019int\u00e9grant que rarement cette \u00e9conomie l\u2019artiste ne le vend qu\u2019une fois et donc plus cher.  D&rsquo;autres formes, plus vastes et sp\u00e9cifiques de type installation, vid\u00e9o, performances \u00e0 moins de toucher un type de collectionneurs pointus sp\u00e9cifiques se financent par les achats publics ou des financements de projets. Il y a comme \u00e7a des g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;artistes qui vivent et travaillent gr\u00e2ce aux Fracs et commandes publiques. On a parl\u00e9 parfois d\u2019un art d\u2019\u00e9tat, un art subventionn\u00e9 ou nouvel acad\u00e9misme. L\u2019ind\u00e9pendance de toute fa\u00e7on est un fantasme, un leurre, comme l\u2019id\u00e9e d\u2019individu. Je me vois mal r\u00e9pondre \u00e0 une id\u00e9ologie, mais je sais bien que rien n\u2019est gratuit. On esp\u00e8re que l\u2019\u0153uvre en elle-m\u00eame est r\u00e9sistance. M\u00eame affich\u00e9e comme faire-valoir ou caution d\u2019une politique culturelle ou de divertissement populaire ou d\u2019un promoteur qui s\u2019offre une plus-value \u00e0 peu de frais, ou un collectionneur les parures d\u2019un pouvoir symbolique, de la distinction sociale, ou comme objet de d\u00e9co assorti au canap\u00e9 ou aux rideaux. On n\u2019a pas la maitrise des usages et de la circulation. Parfois on imaginera une \u0153uvre dans un lieu comme un agent double, un ambassadeur.<br \/>\nAujourd\u2019hui que je retrouve ce message non post\u00e9, quelques mois apr\u00e8s, peu de choses ont chang\u00e9. Si, ces derniers mois j\u2019ai vendu plusieurs tableaux \u00e0 bon prix, sign\u00e9 plusieurs commandes qui me permettent de voir \u00e0 1 an. C\u2019est exceptionnel. Par contre avec les heures d\u2019enseignement \u00e7a grince, impossible d\u2019\u00eatre partout \u00e0 la fois. De tout fa\u00e7on j\u2019en ai marre, us\u00e9, d\u00e9sabus\u00e9, frustr\u00e9 de l\u2019atelier, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 d\u2019arr\u00eater, enfin \u00eatre plus disponible pour mes projets. J\u2019ai r\u00e9dig\u00e9 ma lettre de demande de disponibilit\u00e9, je me projette d\u00e9j\u00e0 dans six mois. C\u2019est un peu la fable du chien et du loup, je quitte le salariat et son collier pour gagner ma libert\u00e9, mon ind\u00e9pendance et toucher la pr\u00e9carit\u00e9 qui va avec, les ressources irr\u00e9guli\u00e8res. Avec un peu de chance, comme ces peintres artisans de la Renaissance, je pourrais vivre de ventes, de commandes et \u00e0 travers elles poursuivre ce qui me travaille, ralentir, reprendre souffle. On regarde une fleur \u00e9clore et on se demande quel sens \u00e7a a tout \u00e7a si on n\u2019est pas \u00e0 accompagner de mouvement profond.<br \/>\nJanvier 2020<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour la question commerce, j&rsquo;aurais pu\/d\u00fb dire mus\u00e9e, lieu d&rsquo;art. Mais effectivement l&rsquo;image l\u00e0 c&rsquo;est galerie. Faut dire que jusqu&rsquo;ici le coup des r\u00e9sidences d&rsquo;artiste avec allocation ou bourse mensuelle, les interventions scolaires ici et l\u00e0, ateliers cr\u00e9atifs ou autre c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre suffisant pour faire bouillir la marmite.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":7222,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-7221","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7221","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7221"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7221\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7223,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7221\/revisions\/7223"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7221"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7221"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7221"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}