{"id":7920,"date":"2023-11-17T15:18:04","date_gmt":"2023-11-17T14:18:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/?p=7920"},"modified":"2023-11-17T15:58:45","modified_gmt":"2023-11-17T14:58:45","slug":"dun-atlas-lautre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lironjeremy.com\/lespasperdus\/dun-atlas-lautre\/","title":{"rendered":"D&rsquo;un Atlas l&rsquo;autre"},"content":{"rendered":"<p><em><br \/>\n\u00ab Le monde est la totalit\u00e9 des faits. \u00bb<\/em><br \/>\n Wittgenstein. <\/p>\n<p><em>\u00ab Ma parole ! pensa Alice, j&rsquo;ai souvent vu un chat sans un sourire, mais jamais un sourire sans chat !&#8230; C&rsquo;est la chose la plus curieuse que j&rsquo;aie jamais vue de ma vie ! \u00bb <\/em><br \/>\nLewis Carroll<\/p>\n<p>On n\u2019en revient pas. C\u2019est dire que ces morceaux de r\u00e9alit\u00e9, quand on les consid\u00e8re, vous attirent \u00e0 eux quelque part dans leurs r\u00eaves. On tutoie quelque chose que l\u2019on identifie mal, et qu\u2019on ne saura ensuite compl\u00e8tement oublier.<br \/>\nDe quoi s\u2019agit-il ? Comme de l\u2019invraisemblable profusion du vivant, de l\u2019infinit\u00e9 des formes possibles, de celles qui nous entourent et constituent notre monde, de l\u2019effet, quand on y prend garde, qu\u2019elles ont sur nous. De ces pr\u00e9sences qui peuplent le monde, en constituent le fourmillement et la g\u00e9ographie. On est pour toujours alors cet enfant qui tend la main pour accompagner son d\u00e9sir, son incr\u00e9dulit\u00e9, et qui nomme le d\u00e9gagement d\u2019un objet dans le palp\u00e9 du regard. \u00e7a, l\u00e0.<br \/>\nC\u2019est une histoire d\u2019image. Et une histoire d\u2019objet. De la saisie d\u2019un objet par l\u2019image. Mais aussi de la d\u00e9couverte de l\u2019image comme mode particulier de saisie et de transfiguration. D\u2019un mouvement : la conscience de soi, le vertige, l\u2019ind\u00e9nombrable \u00e0 diverses profondeurs comme \u00e0 port\u00e9e de main. Quelque chose comme l\u2019indicible \u00e9vidence du r\u00e9el. La fabrique avec \u00e7a d\u2019un monde que l\u2019ont dira r\u00e9alit\u00e9; formalisation coh\u00e9rente depuis les contacts discrets du r\u00e9el.<br \/>\nEt pour cela, il faudra inventer un geste technique qui puisse en t\u00e9moigner. Il y aura le corps qui s\u2019anime, des choses comme des phrases qui volutent et se heurtent, des mots.<br \/>\nSa propre main appuy\u00e9e sur une paroi apr\u00e8s l\u2019avoir charg\u00e9e de terre. L\u2019empreinte. Et puis le relev\u00e9 manuel de la silhouette que dessine une ombre sur un mur. Diverses techniques, chambre claire, chambre obscure, avant l\u2019h\u00e9liographie et la photographie moderne. La tentative chaque fois d\u2019attraper l\u2019instant trembl\u00e9 par ce qui le trouble. <em>\u00ab Tout l\u2019acte artistique consiste \u00e0 clouer un instant sans le tuer. \u00bb<\/em> dit le peintre Philip Guston. Alors oui, cette pr\u00e9sence hyst\u00e9ris\u00e9e par notre propre fascination \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019espace du regard. <\/p>\n<p>On reprendra ce geste incr\u00e9dule de l\u2019enfant qui se pose devant une figure nouvelle et tente de la lire, de l\u2019apprivoiser pour la ranger en soi, composer son bagage, pour se frayer un passage dans le myst\u00e8re. On am\u00e8nera la machine, braquera son \u0153il sur l\u2019objet. On sera \u00e0 recenser tout ce que l\u2019on peut d\u00e9couper ou presque dans la continuit\u00e9 du monde. Le soleil qui brille dans le ciel. Ses propres pieds qui foulent le gravier de l\u2019all\u00e9e. La branche \u00e9chapp\u00e9e d\u2019un arbuste. L\u2019oncle qui dort sur le transat apr\u00e8s le repas. Les dents de la fourchette sur le bord de l\u2019assiette. Tout cela existait sans exister. Comme sur un plan diff\u00e9rent. Dans ce lointain envelopp\u00e9 par le vertige. Il fallait le dire. Chaque photographie l\u2019exhausse. Elle le d\u00e9pose l\u00e0 sous son regard, dans les mains, lointain et tremblement compris. Et ce faisant, elle le r\u00eave encore.<br \/>\nEt apr\u00e8s de discriminer, classer, caract\u00e9riser.<br \/>\nC\u2019est, dit-on, une de nos pulsions primaires. Comme il est des chaises, des chiens, des arbres dans d\u2019infinies formes, d\u2019infinies situations qui disent chaque fois un visage possible de la chaise, du chien ou de l\u2019arbre. Ce sera naturellement impossible tant chaque objet se caract\u00e9rise de mille fa\u00e7ons, appartient \u00e0 de multiples familles. Il y aura des aspects \u00e9vidents, d\u2019autres anecdotiques et qui l\u2019emporteront pourtant \u00e0 la faveur d\u2019un r\u00e9cit. Perec aura dit la difficult\u00e9 de ranger sa biblioth\u00e8que. Enfant on a class\u00e9 et reclass\u00e9 longuement des collections de cartes, de coquillages, de timbres. Il semblait qu\u2019on ne les avait constitu\u00e9es que pour cela : les faire jouer ind\u00e9finiment, v\u00e9rifier et maintenir la plasticit\u00e9 des perspectives, les circulations, les issues. Saisir sans tuer.<br \/>\nAinsi naissent les collections, les catalogues de quincaillerie, de mode et accessoires. Alliance d\u2019un besoin scientifique et d\u2019une pulsion d\u2019accumulation. Excitant pour l\u2019imagination.<br \/>\nNous y c\u00e9dons tous d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, discr\u00e8te ou tapageuse. Qui Don Juan, qui massant dans une vitrine des figurines de chat, des capsules de bi\u00e8re, des porte-clefs promotionnels, des \u00e9ditions du Petit Prince, des gravures du XVIIe si\u00e8cle, des souvenirs ou des projets. Les atlas collectionnent les cartes, les profils des continents, des pays, des toponymes. Les planches anatomiques, les herbiers, une forme d\u2019exotisme biologique. Les livres d\u2019histoire compilent des dates, des \u00e9v\u00e9nements comme les agendas ou les calendriers les remuements des jours. Comme s\u2019il n\u2019y avait d\u2019autre alternative \u00e0 la prise en note du r\u00e9el que la ligne narrative ou la grille du relev\u00e9 et du classement. On a invent\u00e9 une pi\u00e8ce pour cela qu\u2019on nomma cabinet de curiosit\u00e9 o\u00f9 se rangeait un \u00e9chantillonnage des choses les plus \u00e9tonnantes que dispersait d\u2019ordinaire le monde. Puis on a fait des mus\u00e9es pour aligner les tessons et les vases, les os, les objets dont on perdait l\u2019usage. Constitu\u00e9 des fonds.<br \/>\nLa chose n\u2019a pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 l\u2019art. (A moins que ce ne soit l\u2019inverse.) Son histoire n\u2019en finit pas de compter les inventaires, les listes, les obsessions, les variations et les s\u00e9ries. Certains peintres  collectionneront les fa\u00e7ons de faire jouer un bleu, de disposer des corps en conservation. Monet des jeux d\u2019eau et de lumi\u00e8re. August Sander r\u00e9alise la fameuse s\u00e9rie de portraits des hommes du XXe si\u00e8cle. Bernd et Hilla Becher, inventorient dans une esth\u00e9tique objective des ch\u00e2teaux d\u2019eau, silos, hauts fourneaux, chevalements de mines\u2026 Jimmie Durham photographie au cours de ses voyages toutes les occurrences du mot Europe. Des artistes comme Charles Ray, Julia Weist, Bas Jan Ader (sur un mode ironique), photographient l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de leurs tenues. Roman Opalka tient le d\u00e9compte des instants, se fait t\u00e9moin de son propre vieillissement. \u00c9douard Lev\u00e9 tire le portrait d\u2019homonymes renvoyant \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art. Marcel Duchamp prend note de diverses mani\u00e8res de contact d\u2019un fil d\u2019un m\u00e8tre l\u00e2ch\u00e9 au sol dans ses Stoppages \u00e9talons en une mesure ironique du hasard\u2026 De ces inventaires aussi on pourrait faire l\u2019inventaire.<br \/>\nChacun vaut pour la singularit\u00e9 de l\u2019objet sur lequel il jette son d\u00e9volu. Mais aussi par son ampleur, son ambition. Ou encore par les figures chor\u00e9graphiques qui se font \u00e0 la faveur des contraintes que les artistes s\u2019imposent \u00e0 la mani\u00e8re de \u00ab rats qui construisent eux-m\u00eames le labyrinthe dont ils se proposent de sortir \u00bb, pour le dire comme les fondateurs de l\u2019oulipo.<\/p>\n<p>L\u2019Atlas des formes d\u2019Eric Tabuchi apparu dans le paysage artistique comme l\u2019h\u00e9ritier des Becher, de certaines s\u00e9ries de Depardon, des missions photographiques de la DATAR, des Archives de la plan\u00e8te d\u2019Albert Kahn, des livres d\u2019Ed Rusha, commeEvery building on Sunset Strip 1966, le fameux Twentysix Gasoline Stations (Twentysix moden lorraine churches ou Twenty six abandonned Gasoline Stations en constituent un hommage) ou de John Margolies documentant les structures commerciales vernaculaires le long des routes am\u00e9ricaines. Des 36 vues du Mont Fuji d\u2019Hokusai ou des Cent vues d\u2019Edo d\u2019Hiroshige. Des planches d\u2019Haeckel. Du CCCP de Fr\u00e9d\u00e9ric Chaubin. (\u2026)<br \/>\nIl en a la nature parfois m\u00e9lancolique qui tient de la m\u00e9lop\u00e9e et du road movie, de l\u2019hypnotique et infini mouvement de variations qui module une continuit\u00e9.<br \/>\nDes mots clefs permettaient d\u2019en parcourir en ligne le syst\u00e8me. Perspective possible de lecture du monde urbain, de l\u2019architecture. <\/p>\n<p>Le rationalisme y rejoignait cette fantaisie dont la famille compte la carte de Borges ou ces atlas des montages et des fleuves inventant par la combinaison de l\u2019illustration et de la logique comptable des paysages absurdes alignant les fleuves (Le monde sur une feuille).<br \/>\nJean-Christophe Bailly parle pour l\u2019amoureux des cartes d\u2019une figuration infinie, <em>\u00ab une sorte de devenir-monde (qui) s\u2019engage sous la ponctualit\u00e9 de chaque vue \u00bb<\/em> sous l\u2019index du lecteur qui suit le cours d\u2019une rivi\u00e8re ou franchit des montagnes, parcourant en quelques centim\u00e8tres d\u2019\u00e9normes distances et <em>\u00ab voit s\u2019ouvrir devant lui le vertige d\u2019un monde certes immense et inconnu mais tout entier rassembl\u00e9, tout entier visible, lisible. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>L\u2019<em>Atlas des formes<\/em>, combine \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une chim\u00e8re l\u2019id\u00e9e d\u2019un programme visant sa r\u00e9alisation dans un recensement int\u00e9gral tout en entrevoyant sa mise en d\u00e9route par l\u2019infinie modification du r\u00e9el, l\u2019\u00e9tendue \u00e0 traiter. Il se pouvait qu\u2019un b\u00e2timent naisse dans votre dos sur votre passage, qu\u2019un autre disparaisse donnant au t\u00e9moignage que vous aviez fait de lui une valeur plus m\u00e9morielle que celle d\u2019un constat ou d\u2019un portrait diffract\u00e9.<br \/>\nLe projet tient en quelque sorte \u00e0 sa simultan\u00e9 possibilit\u00e9 th\u00e9orique et impossibilit\u00e9 mat\u00e9rielle. Combinant un \u00e9lan romantique, une d\u00e9marche rationnelle et une forme de malice qui permet d\u2019int\u00e9grer la vanit\u00e9 ou le jeu faisant avant tout et des formes et de leur recensement un mat\u00e9riau. <\/p>\n<p>Si \u00e0 ce jeu infini la r\u00e9alit\u00e9 pourvoie, les r\u00e9volutions de l\u2019image, de l\u2019argentique au num\u00e9rique et de l\u2019indiciel \u00e0 l\u2019artificiel devaient entrainer l\u2019auteur \u00e0 s\u2019aventurer sur les sentiers ouverts par l\u2019IA et cette fa\u00e7on d\u00e9mocratis\u00e9e d\u2019inventer des images.<br \/>\nCar la photographie touchait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 cela dans son essence. M\u00eame documentaire, une photographie n\u2019est jamais strictement objective. En deux mots, on prend une photo et on fait une photo, simultan\u00e9ment, toujours.<br \/>\nUne \u0153uvre peut se faire, \u00e0 l\u2019instar du fameux <em>Atlas mnemosyne<\/em> d\u2019Abi Warbourg par le rapprochement d\u2019images existantes. <em>Atlas of forms<\/em> dans sa version num\u00e9rique faisait de chaque op\u00e9rateur un lecteur de cet ensemble de donn\u00e9es comme chacun est l\u2019auteur de sa propre biblioth\u00e8que dans le choix des livres qu\u2019il y fait figurer et dans leur agencement. Le glissement est \u00e0 la fois \u00e9vident, logique et d\u00e9cisif. Eric Tabuchi, utilisant un g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019image comme Midjourney confie \u00e0 l\u2019algorithme la combinaison que font parfois les souvenirs, combinant et fondent en une seule image plusieurs moments distincts. Il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 ces cases que Mendele\u00efev r\u00e9servait dans son tableau p\u00e9riodique pour les \u00e9l\u00e9ments dont il anticipait la d\u00e9couverte.<br \/>\nHector Obalk synth\u00e9tise de mani\u00e8re sch\u00e9matique lapidaire l\u2019histoire de la peinture : <em>\u00ab un peintre peint une pomme sur une toile. S\u2019il supprime la pomme de sa toile, il fait de la peinture abstraite. S\u2019il supprime la toile et pas la pomme, il fait de l\u2019art conceptuel. \u00bb <\/em><br \/>\nIl est des photos sans sujet identifiable, des photographies sans appareil exploitant le caract\u00e8re sensible du papier photographique. L\u2019IA permet la cr\u00e9ation d\u2019images sans appareil ni papier ni m\u00eame sujet \u00e0 poser devant soi, exploitant la masse des images accessibles sur Internet d\u00e9multipli\u00e9e par leurs combinaisons.<br \/>\nEt voici The Third Atlas. Des images qui ont la famili\u00e8re \u00e9tranget\u00e9 des photographies de Thomas Demand et Gregory Crewdson ou Philip-Lorca di Corcia, g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par l\u2019IA. Tabuchi y joue avec le motif et ses variations, rappelant le protocole de Giorgio Morandi lequel disposait un nombre r\u00e9duit d\u2019objets \u2013 de formes \u2013 pour peindre leurs multiples combinaisons. Ici et l\u00e0 quelques d\u00e9tails, d\u00e9fauts, effets de textures trahissent le caract\u00e8re artificiel des sc\u00e8nes qui se succ\u00e8dent, c\u2019est peut-\u00eatre la mati\u00e8re qu\u2019ont les choses de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du miroir. Apr\u00e8s le plaisir de rencontrer, de t\u00e9moigner, de recenser les formes, le plaisir d\u2019inventer des folies, des arrangements gratuits.<br \/>\nCe troisi\u00e8me atlas, ce sont des actions \u00e9tranges dans des lieux \u00e9tranges qui sont comme des \u00eeles d\u00e9riv\u00e9es d\u2019on ne sait quel continent. Des ruines issues de civilisations inconnues, m\u00e9tiss\u00e9es de modernit\u00e9 et de quelque chose de tribal. On pense \u00e0 ces communaut\u00e9s alternatives isol\u00e9es dans le d\u00e9sert, \u00e0 ces villages fant\u00f4mes, d\u00e9cors temporaires de rave party. A un r\u00eave sous acide. L\u2019architecture rejoint la sculpture. Chaque cabine, chaque tente, chaque cabane, chaque enseigne, \u00e9chafaudage, ruine industrielle, arr\u00eat de bus ou silo semble jouer la danse nuptiale du paon ou de l\u2019araign\u00e9e pan. On y retrouve les mondes sophistiqu\u00e9s de Matthew Barney, de Mariko Mori, de la sculpture, des installations, des mises en sc\u00e8ne, comme extraites de performances. Aventures d\u00e9complex\u00e9es et jouissives inqui\u00e9t\u00e9es par un \u00e9trange vertige.<br \/>\n<em>\u00ab Mais alors, dit Alice, si le monde n&rsquo;a absolument aucun sens, qui nous emp\u00eache d&rsquo;en inventer un ? \u00bb<\/em><br \/>\nOn se demandait \u00e0 quoi ressemblerait le monde d\u2019apr\u00e8s. Peut-\u00eatre qu\u2019il tiendrait un peu du monde d\u2019avant, hallucin\u00e9, m\u00eal\u00e9 de souvenirs vagues reb\u00e2ti sur ses ruines. Peut-\u00eatre. <\/p>\n<p>Image : Eric Tabuchi, The Third Atlas, Poursuite \u00e9ditions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Le monde est la totalit\u00e9 des faits. \u00bb Wittgenstein. \u00ab Ma parole ! pensa Alice, j&rsquo;ai souvent vu un chat sans un sourire, mais jamais un sourire sans chat !&#8230; C&rsquo;est la chose la plus curieuse que j&rsquo;aie jamais vue de ma vie ! \u00bb Lewis Carroll On n\u2019en revient pas. 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