La fatigue des jambes même pousse avant de la ville comme on ne peut l’atteindre. Les rues, plis d’un papier, se déploient en tous sens. C’est presque les vérifier en allant au bout de chacune et au bout de celles qui partent de ce bout là jusqu’à pousser leur bout à elle et faire la ville du cœur aux membres. De la gare à la cathédrale fraîchement classée unseco, bambino pizza sur le banc pour les 6€ de monnaie en poche, déchirée et pliée avec les doigts, déjà plus très chaude, il est 21h30, je bois à la fontaine. Le jour décliné presque tout à fait dresse les portes d’immeubles face à votre légèreté. Dans un mouvement d’épaule on y applique son poids, passe le hall, et la ville est derrière à présent.
8h, j’ai le temps de marcher un peu dans le campus au pied des bâtiments réguliers. Un immense parc de sculptures dont les œuvres seraient cubes et barres, jeu monumental. La ville c’est d’avantage à dire, ici une distance se fait et suggère des vues. Les volumes disposés franchement jouent de nos pivots. Deux pas dissimulent un bâtiments à l’arrière ou font l’irruption d’un angle dans le champ. On fabrique des tableaux rien qu’à regarder, essaie des compositions par un pas à droite, un pas à gauche.
Toujours ça fini comme un événement qui s’épuise, les journée d’abord, puis l’ensemble des épreuves, par un dernier oral, « merci, au revoir », vous reprenez votre sac, glisser dans les couloirs soudainement plus léger, glisser jusqu’au dehors anonyme, de ce qui se passe ici vous n’êtes plus concerné. D’ailleurs vous êtes déjà presque dans le train qui vous emmènera chez vous, il ne s’est presque rien passé.
Collection de Minuit, prélevés chez Mollat, je lis impatience de Bon, images de théâtre, Jérôme Lindon par Echenoz et l’épave de Ravey découvert il y a quelques années avec le drap. Prose sobre, personnes se croisant si bien que leurs lignes se rencontrent un instant avant de poursuivre divergentes. Avance Céline, le voyage, livre dense de guerre, d’aventure, de voyage, de sentiments, d’humour. Ecriture savoureuse que l’on suppose influente sur beaucoup. J’avance l’exès-l’usine de Leslie Kaplan, présence théâtre en promiscuité d’avec F. Bon.
Coup de fil dans le train, le capes c’est ok. Au moins je ne rentrerais pas sans rien. Les oraux aujourd’hui se sont bien passé, on attendra jugement. Bordeaux St-Jean/Angoulême/St-Pierre les Corps/Paris Montparnasse.
BRAVO Amiens t’a porté chance
Encore BRAVO Bordeaux encore plus
MC
J’aime beaucoup ce cliché, on ne sait pas si le regardant est en prison, dans un confessionnal coté curé, ou dans un petit salon avec fenétre grillagée, permettant de regarder au dehors, tout en restant incognito. Cette dernière possibilité me rappelle le salon de Topkapi du Sultan Ottoman regardant par une petite lucarne grillagée, les visiteurs attendant d’être reçu en audience.
j’aime bien aussi ce cornet de glace au chocolat géant, mais ce n’est pas diététique…
Je vais mettre ce de ville à confesse, sur mon Blog, avec Link of course.
le tramway qui relie bordeaux centre au campus de pessac. sur les vitres de ce tramway collées des publicités sur trame ajourée. le paysage défile alors dans un traveling piqué comme une vieille vidéo super8.
la glace, coté martin paar. mon seul écart.