Les longs silences, de Cécile Portier

Les longs silences, de Cécile Portier

Chaque siècle son affection. Un mal dont on ne sait s’il est généré par l’époque et les nouveaux modes d’existence qu’elle produit, si elle l’invente ou se rend simplement capable de le voir en le nommant, le désignant, l’identifiant. N’y avait-il rien de comparable...
à fumer le temps d’un geste lent

à fumer le temps d’un geste lent

Ce qu’il faut pour simplement conserver un toit sur la tête et manger et vivre un peu. Pour ne pas se laisser engloutir, lessiver, désosser. Pour simplement être là. Poser sa carcasse sur un bout de caillou, inspirer profondément ; décanter. Etre là simplement à fumer...
le cri de la chauve-souris

le cri de la chauve-souris

Me relisant, j’ai pu constater que j’employais constamment dans mes textes l’expression « il semble ». Ou usait de tournures que je dirais « pendulaires », s’ajustant de propositions nuancées, d’alternatives : « ou…, ou…». Bref, que je n’énonçais jamais que sur la...
va, mon grand!

va, mon grand!

Mais vous être tout à ce que vous faites, c’est à dire au compromis mal démêlable de ce que vous projetez et de ce qu’il advient. Ce qu’il y a, ce que le tableau est, personne ne pourra sans doute le dire définitivement tellement la façon d’apparaître d’un tableau...
l’étendue derrière la vitre

l’étendue derrière la vitre

Ce que l’on avait pressenti dans notre fréquentation occasionnelle des zoos et que les toiles de Gilles Aillaud pointaient sans mots et si précisément, c’était cette abstraction dans laquelle se trouvent prises les bêtes, isolées, coupées de leur monde, accablées...