Forme de l’inconfort

La vie moderne et tout son matériel semble n’être que la matérialisation simultanée de nos mouvements, ce vers quoi nos pulsions nous jettent, leur réification, comme un terrier prend la forme des gestes sous terre de son habitant. Un abri qui se matérialise sur un passage. L’ornière tracée, nul repos, seulement cet inconfort provoqué et qui lui même en retour nous jette dans un déséquilibre à sans cesse rattraper. Perpétuer la dynamique par la forme qu’une agitation antérieure a tracé. Rejeter à la périphérie la maison de plein pied, l’enclos en lequel on rassoit. A l’hypothétique bout de la semaine les heures contemplatives du dessaisissement.

6 Commentaires

  1. Cléanthys

    Sans compter les heures compulsives du ravissement.

    Sylviane

  2. Cléanthys

    « J’écris des textes courts parce qu’il faut relire. »

    ==> J’ajoute qu’il est bon de relire les textes courts, parce que ela va vite, et qu’on y trouve parfois des sens (et des essences) insoupçonné(e)s.

  3. Cléanthys

    Et de trois !

    Peut-être as-tu une image fragmentée de toi-même, ou de la réalité.
    Peut-être ne veux-tu livrer de toi qu’une image fragmentée.
    Peut-être écris-tu un puzzle.

    Il y a trop de peut-être. Mon envolée ne prendra jamais l’air.

  4. Virginie

    Je courre, tu courres, il courre, nous courrons, vous courrez, ils courrent, je courre, tu courres, il courre…

  5. pop corn

    il y en a qui sont inspirées le soir. Moi qui me demandais si j’avais trouvé une approche originale en remarquant comme la ville moderne, l’habitat moderne ne font plus que privilégier les circulation comme pour s’imposer une dynamique.
    Enfin. C’est vrai que j’aime les textes courts comme un noyau dur qui nécessite d’être dissou par plusieurs passes, ou infusé pour se révéler. Du moins une idée de temps et de retour sur les choses. Pourtant j’ai l’impression de mettre toujours trop de mots.

  6. pop corn

    Le fragment. Oui, l’impression par l’accumulation de tendre vers une perception simultanée et synthétique tout en en notant l’impossibilité. Nous ne serons jamais que partiels, attaqués à des portions. Toujours inaptes, toujours inégaux à la tache, ne pourrons jamais embrasser le monde, seulement le parcourir. Et comme un voyage se compose de la somme des pas posés, j’acumule le matériel de ce qui à ma mort constituera mon histoire, un fragment encore.