Gênes
On avait tellement discuté à savoir
ce que c’était de placer la poésie à l’horizon qu’on abordait la route
un peu vides, parfaitement silencieux,
le crâne comme une chambre d’écho. On avait dit comme ça et
avec peu de mots. La route
porte et on se perd en soi tandis que quelque chose dans le paysage
s’écoule, ou s’étend. On se perd dans sa perte
à l’aveuglement d’un miroir l’œil perdu, parfaitement détaché en somme et vaguement stupéfait. Quelque chose s’épanche et
un oiseau marin passe au ciel bleu, vraiment.
été 2008
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