Ça arrive, pour voir, de taper son nom sur google surprendre comment on y apparaît. Puisque la vieille question est toujours de savoir un peu des rapports de soi à soi et de soi au monde. Et d’un mois à l’autre, c’est selon, certaines entrées disparaissent, d’autres accusent un peu de votre actualité.
Valéry Grancher avait proposé via un moteur de recherche votre autoportrait par les divers items que sortait le moteur lorsque vous tapiez votre nom.
>Aujourd’hui en 1ere et seconde ligne mon site perso évidemment. 3,4 traube.blog.lemonde. Le 1er est un article tiré de mon propre blog qui lui n’est pas référencé. L’autre, un article sur une expo. Ensuite boheme magasine où on y voit des peintures anciennes tirée je crois de ma première exposition personnelle à Paris Galerie Leroy-terquem. Puis l’invitation que m’a fait François Bon sur son tierslivre et, c’est drôle, pour la deuxième fois un article issu de mon blog lequel n’est pas référencé. Puis le site du collectif lagrandevie. Le suivant sur amazone, c’est pas moi, juste un dvd Jeremy Bowen,Liron Levo. Les deux derniers de la première page viennent de la galerie isabelle Gounod mon cv et une image.
>La seconde page commence par Parisart : A mi-chemin entre la tradition picturale classique et les nouvelles technologies, le(s) paysage(s) de Jérémy Liron, ni photographies, ni peintures, … presse de ma première exposition perso à la galerie Gounod. Puis le blog de mon journal dessiné, un caprice confidentiel, un pourquoi pas qui finalement existe, un peu. Puis la trace d’une vente à Drouot par le cabinet Ader, les prix de l’époque 3 fois en dessous de ceux d’aujourd’hui. Deux pages de l’annuaire des peintres pour renvoyer à mon site et annoncer l’exposition landscape(s) début 2006. Ensuite, un site annonce comme ça isabelle Gounod : Jérémy Liron / ENSAD : Marc Desgrandchamps et ça m’amuse de nous voir appariés. Puis à nouveau 2 entrées pour les films de liron levo. Une entrée sur l’expo du salon de montrouge et la page du catalogue en pdf. Encore l’annuaire des peintres pour la même chose.
>Troisième page le réseau Artskool, ma page annonce l’expo actuelle sur les papiers d’atelier. En dessous Parisart fait de même. Amazone continue de proposer le même film : Jesus-the complete story avec liron levo et jeremy owen. Un site : aux artistes peintres, compte mon nom dans ses colonnes. Etudiants de Paris indique succinctement l’exposition en cours pour le festival ici et demain. Blogger, note mon profil. Un certain Nicolas liron est à compter dans un rallye en Lozère. Le 39ème rallye en Lozère. Un blog, favorite choses évoque l’expo et le site collectif lagrandevie. La stade de Reims parle d’un liron. Un site, your art montre une photo d’une expo, je me souviens un jour avoir reçu le mail demandant autorisation en anglais d’y mettre mon nom, je n’y voyais aucun inconvénient et d’ailleurs ne comprenais pas tout.
>Quatrième page, commence avec la résidence l’H du Siège à Valenciennes qui annonce ma venue dans leur programme. Puis main d’œuvre annonce ma prochaine expo. La site de la ville de Paris a repompé un fragment d’un communiqué pour évoquer ma présence dans le festival ici et demain. Amazone propose à nouveau la complete story de jesus. Un article sur mon blog est enfin référencé, Kiefer. Pourquoi à une époque mon blog apparaissait systématiquement sur toutes les premières entrées de pages et maintenant n’existe pour ainsi dire plus ? Le stade de Reims à nouveau parle de système défensif à cinq éléments présenté par Collat Ð avec Liron et Ongoly. Le site des éditions analogues parle de mon interview de Bustamante. Je disparais quelques lignes puis réapparais pour quelques articles sur le site des presses du réel. Plus loin mon nom pour Diva Fair. Un autre article de mon blog référencé indirectement par lunettesrouges.blog.lemonde. Je disparais progressivement vers la 10ème page.

Un bon exemple pour mettre à distance comment les choses vous font, vous défont… identité(s) à travers le flot, le flux ?
Optimisme : on surnage malgré tout 🙂
Aujourd’hui à Cassis, je me disais, en regardant les quais se refléter dans l’eau du port, que c’était cette image brouillée que nous percevions de la réalité.
Ceci dit, tu devrais lancer une recherche de ton nom via un autre moteur de recherche ; tu auras la surprise de voir apparaître un autre portrait de ta personne publique.
Concernant la seconde page et une occurrence vous rapprochant de Marc Desgrandchamps, la chose n’est peut-être pas si anodine. En effet, j’ai eu l’occasion de passer rue des Beaux Arts voir vos travaux et l’art de la coulure maîtrisée vous rapproche sans doute, mais il serait évidemment inopportun de réduire votre peinture à ce savoir-faire. J’ai apprécié beaucoup de choses dans votre travail notamment l’utilisation du format carré (et ce que vous en faîtes), format contraignant en général et particulièrement délicat à maîtriser pour ce qui concerne ce que l’on peut nommer des «paysage(s)». Ensuite les séquences me semblent très bien équilibrées avec interruption d’un «ciel» d’occultation ; à ces instants précis, la couleur est utilisée (à priori) à contre-emploi et cela produit beaucoup d’intérêt pour l’ensemble qui nous entoure. Corbu très présent….
Et puis un rapprochement entre certaines toiles que j’ai vues dans l’exposition et ces deux images du post : une blessure claire, horizontale, parallèle au plan, en bégaiement (image d’écran ?). Si ma mémoire est bonne, lorsque l’on entre dans l’expo, à gauche, une partie basse dans l’une des toiles traitée également en blessure brune ou grise (registres horizontaux et effet de transcription d’écran, aussi ?)
Vos toiles «tiennent bien» au mur, comme on dit.
Merci pour la visite et regard pertinent. En ce qui concerne la toile d’extreme gauche, un jeu récurant et qui se traduit de diverses manières, la mise en rapport de l’espace perspectif avec la planitude de l’image. « Pan » de gris, (cf. Proust et Didi-huberman) comme le bleu n’est parfois plus tant du ciel que la couleur bleue étalée. Les coulures aussi, outre le fait de révéler sur le bas les couches successives de l’image qui s’élabore, sont la matière qui coure à la surface. Mais la référence à la photographie (regard cyclope) et son dérivé cinématographique est bien sur importante, accrochage en séquence, texture lisse du plexiglas, le catalogue par sa couverture en est un écho explicite. D’autres choses encore..
Vadiou Jérèmy, et la modestie, l’effacement et autres accessoires à laisser au monde des terriens? Un artiste est par essence un solitaire qui se met dans la lumiéres des projecteurs. Je ne fais d’ailleurs pas confiance aux gens qui ne parlent jamais d’eux-mêmes, soit ils font semblant, soit ils n’ont rien à dire, même sur les Autres.
Si je tape sur Thierry Kron, je finis par tomber sur Patrick Kron, le PDG de Alsthom, et là on se sent bien humble, n’ayant personne à mettre au chomage et encore moins de gens à mettre sur un payroll…
Lironie dans tout çà, est-ce ad eternam?
Je me suis distrait, en mettant un commentaire sur le blog de Big picture, le nom d’un artiste et journaliste new-yorkais, mort à 39 ans, il roula sa bosse chez Rolling Stones et Interview, son nom existe sur le Net, donc il existe…
J’ai un homonyme, menuisier dans le Jura, bizarre, bizarre, mes géniteurs auraient dû faire patenter mon nom, remarqez, j’aime bien l’odeur du bois coupé frais, et puis question caustique, que vaut-il cet autre Thierry Kron?
Bon, what about Jeremy Iron?
Un regard distancié sur les choses qui se passent, un amusement léger de n’être pas dupe. Et une certaine fierté de constater des effets, même ténus, la trace d’un mouvement en cour. Le nom pour témoigner d’un travail. Constater à distance, lorsque parfois on en doute, qu’un travail existe et se donne à voir. Suivre avec curiosité cette chose virtuelle qui, sous votre nom, croît et se développe, glisse verticalement sur la toile.
salut, c’été pour proposer un échange de liens si le coeur vous en dit,
yogi.