«(…)les murs s’élèvent sur le ciel dans un ordre tel que j’en suis ému. Je sens vos intentions. Vous étiez doux, brutal, charmant ou digne. Vos pierres me le disent. Vous m’attachez à cette place et mes yeux regardent. Mes yeux regardent quelque chose qui énonce une pensée. Une pensée qui s’éclaire sans mots ni sons, mais uniquement par des prismes qui ont entre eux des rapports. Ces prismes sont tels que la lumière les détaille clairement. Ces rapports n’ont trait à rien de nécessairement pratique ou descriptif. Ils sont une création mathématique de votre esprit. Ils sont le langage de l’architecture.»
Le Corbusier, Vers une architecture, 1923
Lumineux (comme une peinture peut l’être aussi, parfois).
ap
Il en a pas mal des comme ça. Se considérait comme peintre et écrivain non sans raison. J’ai bcp aimé d’ailleurs ses peintures. Convoitais même à une époque ses lytho couleur rue de Seine. Jamais fini sa correspondance, me la réserve pour la retraite.
« l’architecture c’est le jeu exacte et magnifique des volumes dans la lumière ».
ou encore,
« l’architecture c’est formuler des problèmes avec clarté ».
» L’architecte a été plasticien ; il a discipliné les revendications utilitaires en vertu d’un but plastique qu’il poursuivait ; il a composé. «
« dresser face à la nature du Bon Dieu, sous le ciel et face au soleil, une œuvre architecturale magistrale, faite de rigueur, de grandeur, de noblesse, de sourire et d’élégance »
« Lorsqu’une œuvre atteint son maximum d’intensité, de proportion de qualité d’exécution, de perfection, il se produit un phénomène d’espace indicible. Les lieux se mettent à rayonner, physiquement. Ils déterminent ce que j’appelle l’espace indicible c’est-à-dire un choc qui ne dépend pas des dimensions mais de la qualité de perfection, c’est du domaine de l’ineffable. «
Lors d’une conférence à propos du couvent de la Tourette…
« Le Corbusier veut que l’architecture se marche, qu’elle soit d’abord une expérience physique » (frère Jean-Pierre Brice Olivier).