Mais poser le regard, l’immeuble bascule. Dans le bleu. Rien ne reste que cette sensation d’échappée du monde sous le talon. La ville entière à boire le ciel.
4 Commentaires
F Bon
sur 25/11/2010 à 15:09
jérémuy on regarde
Anonymous
sur 27/11/2010 à 00:45
Est-ce l’immeuble qui bascule dans le bleu ou le bleu qui tient l’immeuble? N’est-ce pas d’ailleurs le regard qui bascule – et l’horizon avec -?
Un tremblement, une bascule légère : un pas de côté.
Le passant ,levant les yeux, et saisissant (non pas l’exceptionnel mais) l’ordinaire de sa vision. L’angle d’attaque, le point de vue… Ou encore, n’est-ce pas le peintre, interrogeant, à la limite de cet ordinaire, l’évidence d’un quotidien – non! pas d’un quotidien : d’un convenu! – qui dit la vision première (primitive, essentielle…)? Ce « déblocage » des attendus de la représentation suppose que l’on finisse par se rendre à cette évidence que ce qui « nous regarde » de ce monde qui nous entoure (le monde vu, revu et corrigé…) se présente d’abord simplement à celui qui l’envisage. Pari tenu.
L’immeuble ne ne chavire pas : je marche (nez en l’air). Le bleu est un coin qui fait ciel. Le ciel est peinture – dans son épaisseur discrète, son recouvrement, sa densité…- lequel fait tenir, sinon exister l’ouvrage de béton.
Oui, le regard bascule l’horizon, percevant à travers l’ordinaire et le convenu le vertige de son propre regard retourné vers lui-même. Merci de prolonger la réflexion.
L’immeuble bascule… c’est une masse immense, c’est le béton, ça pèse des tonnes, la mort est là, autour de nous, à nous guetter. Mais il suffit de redresser la barre, d’un regard, même pas, d’un iris, d’un cil, même (en une seconde).
jérémuy on regarde
Est-ce l’immeuble qui bascule dans le bleu ou le bleu qui tient l’immeuble?
N’est-ce pas d’ailleurs le regard qui bascule – et l’horizon avec -?
Un tremblement, une bascule légère : un pas de côté.
Le passant ,levant les yeux, et saisissant (non pas l’exceptionnel mais) l’ordinaire de sa vision. L’angle d’attaque, le point de vue…
Ou encore, n’est-ce pas le peintre, interrogeant, à la limite de cet ordinaire, l’évidence d’un quotidien – non! pas d’un quotidien : d’un convenu! – qui dit la vision première (primitive, essentielle…)?
Ce « déblocage » des attendus de la représentation suppose que l’on finisse par se rendre à cette évidence que ce qui « nous regarde » de ce monde qui nous entoure (le monde vu, revu et corrigé…) se présente d’abord simplement à celui qui l’envisage. Pari tenu.
L’immeuble ne ne chavire pas : je marche (nez en l’air). Le bleu est un coin qui fait ciel. Le ciel est peinture – dans son épaisseur discrète, son recouvrement, sa densité…- lequel fait tenir, sinon exister l’ouvrage de béton.
A quoi tient le regard?
P
Oui, le regard bascule l’horizon, percevant à travers l’ordinaire et le convenu le vertige de son propre regard retourné vers lui-même.
Merci de prolonger la réflexion.
L’immeuble bascule… c’est une masse immense, c’est le béton, ça pèse des tonnes, la mort est là, autour de nous, à nous guetter. Mais il suffit de redresser la barre, d’un regard, même pas, d’un iris, d’un cil, même (en une seconde).