Le tableau : non pas une fenêtre, mais plutôt le lieu où se projette le monde. Lieu en dehors du monde pour une part, comme caché dans les buissons depuis la colline on voit la ville. A la fois image et mur auquel butte l’image. Et moi je voudrais arriver à ça : que ça ouvre sur un monde, un espace depuis lequel se pense le réel, et que ce soit ce mur auquel toujours on butte. A la fois fenêtre et mur, c’est peut-être la définition de l’image ? J’ai regardé les cyprès avec leur nuit au fond qui transparait. Chaque tableau porte en lui cette même nuit au fond.
le tableau n’est ni fenêtre, ni porte vers ce qui s’envisage mais simple espace de projection, de perforation ou de reconstruction du visible ; l’écriture tient aussi ce rôle évidemment, mais la différence reste de taille (ou « d’entaille ») en ce sens que peinture reste, jusqu’à l’apparition qui bouleverse, innommée.
(l’ombre oblique
qui retient l’angle
du mur tranche
le ciel franc
de la peinture.)
ap
joliment et plus justement dit que je ne l’ai fait.