Parce que la silhouette parfois


Parce que la silhouette parfois d’un sapin sombre ou d’un épicéa vous évoque instinctivement l’île aux morts de Böcklin, qu’un immeuble dresse derrière la présence opaque et singulière de ses mystères familiers (qu’un immeuble fait stèle). Que dans cet agencement c’est comme les bouteilles peintes de Morandi, la solidité du monde. Et flotte à chaque vue qui s’agence d’elle même un peu de l’épitaphe de Loyola, cette conjonction impossible de l’étendue vaste et du familier, ce qui repose sur lui même. Vite le long du trajet par le pivot des routes on constate des lieux qui émergent de l’espace, sans extravagance, sans épanchement.

1 Commentaire

  1. gmc

    CONJONCTIVE

    L’épitaphe de Loyola
    N’est pas un impossible
    Elle tient du paradoxe
    Généré par une vue objective
    Centrée au plus profond du subjectif

    Böcklin peint sans cesse
    L’île aux morts
    Sans dire que la vision
    Se passe des yeux
    Et de l’interprétation mécanique

    L’étendue est vaste
    De par le truchement des sens
    Il en apparaît de plus vastes
    Dans un minuscule écrin
    Quand meurt la paronomase