C’est le programme d’investigation que se propose le centre d’art de la ferme du buisson ces prochains mois de février et mars.
samedi 15 mars 2008 à 18h
« De votre fenêtre : votre regard nous intéresse »
JP:- Avez-vous réalisé ces images depuis chez vous, de votre voiture, de votre lieu de travail ?
Pourriez-vous préciser ?
JL: six mois passés en résidence d’artiste au huitième étage de cette tour, alors était-ce chez moi ? Ai-je en surplus du monde un lieu spécial de travail ?
JP:- Avez-vous choisi un moment précis de la journée ?
JL: aux heures calmes quand reflue la journée et que l’extraordinaire banalité se jette à vous.
JP: – Pourriez-vous nous dire quel moment et pourquoi ?
JL: au soir quand la journée vous dépose à ses extrémités dans une parfaite nudité et que les choses en deviennent palpables.
JP: – Combien de temps avez-vous passé à votre fenêtre pour réaliser ces images ?
JL: dans une chambre sommaire tous les soirs de six mois à noter ce qui vient dans les pages d’un blog, à récapituler le monde et ce qu’on y fait.
JP: – Quel outil avez-vous choisi ?
Pourquoi ?
JL: L’appareil photo depuis des années carnet de notes.
JP: – Regarder de votre fenêtre : est-ce pour vous une démarche familière ?
JL: la préface de mon dernier catalogue, Philippe Dagen commençait : « entre autre définitions possibles de l’homme occidental actuel, celle-ci : c’est l’être qui voit le monde sur un écran et à travers une vitre. »
JP: – Qu’est-ce qui vous a le plus « séduit » dans cet exercice ?
JL: c’est un prolongement naturel de l’attitude coutumière qui me fait regarder le monde ordinaire rêveusement avec une curiosité renouvelée.
J.L.
j’espère que tu vas me tenir informer de ta venue sur paris et de ton exposition, j’ai hate…
ou peut on se procurer tes catalogues?
j’en amènerai un paquet.
vernissage le 14 mars
Le propre de l’art est d’observer et de modifier l’objet regardé.
un regard actif. et on sait que le regard est une chose complexe immédiatement teintée de conçu, de su etc.