Regardais alors les images confuses, les pensées à demi qui font le paysage peu défini entre la veille et le sommeil. Dans la nuit sereine leurs élans inaboutis que nous identifions volontiers à des désirs éperdus et trop vaste pour quelque objet trop défini, notre enthousiasme, un amour fou.
Une rue abandonnée
Une rue profonde et nue
Où les fous ont moins de peine
Que les sages à pourvoir
Aux jours sans pain sans charbon
Nous avons lu les poèmes d’amour d’Eluard allongé sur le sable, nous avons feuilleté les prospectus de Dubuffet, le printemps et le reste de Williams, murmuré le nuage en pantalon de Maïakovski tandis qu’un insecte nous grimpait au mollet. Des châteaux de sable se faire et se détruire, nous avons attendu le regard penché.
Et ne jamais parvenir à écrire un poème.
tu l’as écrit ton poème…
🙂
quelques ponctuations me posent problème… dans la musique.