Repérages

On se retrouve à photographier comme on prend note de. Parfois comme un recensement de moments, d’arrangements depuis lesquels possiblement s’énoncerait quelque chose*. J’ai photographié souvent comme ça un bout d’immeuble qui échappe ou un autre qui s’impose. La plus part du temps ce qui semblait être la conjonction ou la conjugaison d’une échappée et d’une présence (une sorte de deuil) – le réel s’impose dans une éclipse, surgit comme échappé, subsiste comme manqué par l’image, ce sont ses tours ordinaires. Et ces images se sont invitées au long comme repérages d’un hypothétique film. Ajoutées les unes aux autres elles ont composé un récit déambulatoire un peu vague, confusément à la recherche de son objet.

*En vérité il m’a souvent semblé que la prise de vue était en retard ou en avance sur les choses.

3 Commentaires

  1. HK/LR

    petit « tour » (de quel passe passe ?) auquel j’aime me livrer , remplacer , dans une phrase tel mot par le mot « poème » ou « poésie » quand je suppose que « ça peut marcher » , et là ça marche très bien , non ? :

    le poème s’impose dans une éclipse, surgit comme échappé,

  2. pop corn

    Oui, bonne lecture, l’immeuble étant ici synonyme de poème.

  3. Cactus

    z’êtes perdu , pain perdu , point perdu ?