Semaines n°8

La Joconde et les demoiselles d’Avignon sont contemporaines aux rayons de ma bibliothèque comme aux carteries de Beaubourg, tout autant que ce tube des Turtles qu’on a entendu tout à l’heure et qu’on fredonne encore en feuilletant les écrits sur l’art d’Apollinaire. Un gréviste derrière l’écran à une phrase qui rappelle Debord. Il ne faut pas plus qu’une paire d’oreilles et d’yeux, un cerveau industrieux, pour concevoir une silhouette qui pourrait bien être celle d’Alberola courbé sur des petits papiers, des tickets de métro, des cartes, fouillant de la pointe d’un pinceau fin tout cet appareil. L’exposition « chez Daniel », le cabinet graphique à l’école des Beaux-arts, les plus grands dessins lors de l’expo Becket avec les maisons moulées aussi, les néons.

Tout autre est le travail de Tacita Dean : Des dalles de marbres au mur dessinent de leur veines des cartographies tendres relevées, s’y on s’en approche, de lignes supplémentaires rayées en surface, de quelques indications flottantes. Quelques sombres feuilles de papier carbone, comme des photographies délicatement zébrées jouent à coté le rôle de similaires négatifs. Au sous-sol un film en 16mm, plans fixes, dresse un sobre et émouvant portrait humain. Tout en plan fixes et retenue.

Les deux textes que j’ai confié aux pages du bimestriel Semaines qui publie actuellement son huitième numéro s’accompagnent de nombreuses autres contributions et dossiers thématiques qu’on a tout les deux mois la curiosité de découvrir.

*Semaines, bimestriel pour l’art contemporain *no.08 format 17 x 24 cm, 200 pages, broché novembre 2007 / 18 EUR

1 Commentaire

  1. stéphane

    je te rejoins

    sur le dessin d’alberola à l’expo beckett

    concernant semaines il va falloir que je m’abonne un de ces quatre, mais c’est assez onéreux tout ça

    à bientôt ou tard