Blanche. Blanche. Blanche dans l’ombre échappées, reprises à la lumière courbe et effacée d’un phare. Régulièrement blanche, blanche. Davantage souple à travers la nuit qui n’a pas plus de limite que dedans les paupières quand on s’écrase les yeux, que tous les rocks épuisés des 70’ jusqu’ici. Et sous ce métronome remonter la glissière et les buissons qu’elle balance au passé. Ramasser le présent dans ce lieu retenu où les bandes blanches successivement s’impliquent à la façon d’un cinéma alors que vos jambes s’effacent avec le poids du corps ou qu’au contraire elles s’élancent profondément vers un sol lointain et perçu floutement. Naturellement des musiques fascinent ces échappées de film et vos silhouettes inclinées projetées comme au devant des phares dans ce lieu hypnotique ponctué du passage de petites bandes blanches. Sur la route de Grenoble.
BALALAIKA GROOVE
Les volontés nobiliaires
S’impriment toujours
Dès que la neige blanchit
Au revers d’un virage
Dans la trouée nocturne d’un regard
Les jambes connaissent le tempo
Qui fait du surf
Sur les pistes maculées
Par les traces des fondeurs
Qui skient à l’envers