Tom Sachs


Par de nombreux aspects, avec plus ou moins de zèle, le matériel que l’homme fournit à l’homme est de médicaments dont les promesses occultent les effets secondaires. C’est à dire que toute amélioration, tout confort que l’on s’offre, tout artificiel soutien, porte en ses prolongements la négation d’une certaine nature humaine sans laquelle l’homme n’est plus qu’aliéné à lui même, abandonné de ses songes. La réapropriation de ces créations humaines que poursuit Tom Sachs par le bricolage, dont on sait d’après Lévy-Strauss qu’il est mode d’observation et de réflexion apte à « l’exploitation spéculative du monde sensible en termes sensibles », porte la naïveté farouche et l’audace critique de celui qui tout en étant de cette Amérique moderne note comme les promesses quand elles oublient l’homme on quelque chose de mortifère. la suite ailleurs, plus tard>

4 Commentaires

  1. holb

    Dans le cadre de l’expo qui vient de s’ouvrir, je suis en train de lire un certain nombre de choses autour de Fischli et Weiss et je viens de tomber sur la citation de Levi-Strauss concernant le bricolage (La pensée sauvage, p 33):
    «Tout le monde sait que l’artiste tient à la fois du savant et du bricoleur : avec des moyens artisanaux, il confectionne un objet matériel qui est en même temps objet de connaissance».

    J’apprécie cette approche, ces deux pôles étant décisifs pour moi.

  2. pop corn

    d’autant qu’on a trop longtemps pensé les bricolages et notamment mytiques comme opposés au réel alors qu’il en sont une approche particulière. L’article dans son entier parraitra dans le prochain bimestriel Semaines en mars.

  3. Sylviane

    Il manque une lettre à ton « bricolage mytique ». Est-il mystique ou mythique ? Tu reconnaîtras que le détail change tout !

  4. pop corn

    un H m’a échappé. 3ème solution. Autant pour moi.