Tyran magnifique !

C’est marrant je regardais pour acheter des livres en ligne, ceux paru de longtemps et qu’on trouve difficilement en rayon. Cliquer sur la jaquette de couverture vous renseigne sur le format, le prix, le nombre de page, jusqu’au poids, et le temps de livraison. En dessous, l’argument commercial : ceux qui ont acheté ce livre on également choisi ces autres titres. Jamais ce n’est mon cas. Parfois même je trouve dans ces associations quelques probables conflits comme ces listes de lectures et bibliographies de fac où se mêlent Hegel et Schopenhauer (et j’imagine les amphi l’un plein l’autre vide.) Comme de taper F. Bon et de se voir proposé en complément Sartre. Ça me rappelle ma vieille antipathie à l’égard de la sociologie sauvage, ce à quoi elle s’entend nous contraindre, ce par quoi elle prétend nous expliquer, l’autorité qu’elle revêtait parfois chez certaines personnes. (j’ai des souvenirs de profs dénudant avec morgue quelques dessins d’élèves, je trouvais ça un peu court) Certitudes odieuses que j’opposais volontiers à une ironie nietzschéenne, à une poésie sensible. Comme je ne suis pas mauvais bougre j’ai investi dans quelques Bourdieu en Poche mais ma dernière tentative ne m’a honoré au bout de 60 pages que d’un sérieux mal de tête. C’est le jargon souvent qui indigeste, celui là qui m’a fait délaisser Kant et Deleuze, les mathématiques, le solfège, m’a empli de sympathie pour Schopenhauer, les poètes, écrivains et les peintres. Les développements abstraits me perdent jusqu’à ce que vienne un exemple ou une conclusion partielle et je n’en reviens pas qu’il ait fallu tant de concepts âpres pour aborder une idée que j’admettais déjà intuitivement sans réclamer qu’on déploie un tel argumentaire. On me reprochait souvent lors de dissertations de passer trop rapidement les étapes, de faire des ponts. De toute façon dans l’exercice ne m’intéressait que le moment où le raisonnement s’embourbait, les « lignes d’erres » (Deligny) qu’il fallait alors emprunter, et retrouver à la fin toujours quelques idées de notre façon d’être au monde. La malice qu’il a de se soustraire. Enfin je préfère à tout argumentaire patient et rectiligne les sauts à l’aventure qu’une réflexion envoie vers quelques souvenirs ou d’autres histoires. La chose entrain de se faire, pas la démonstration.

Comme sur les murs des escaliers je remarque les silhouettes que dessinent les flammes de briquets désœuvrés je me souviens qu’en cm2 je démontais des moteurs électriques et attaquait à la pile 4,5v les bords de table. C’étaient nos pirateries. J’avais pour compagnon électricien rebelle celui là même avec qui j’alternais ma place d’avant-dernier de la classe. Nous inventions des machines et égaillions les silences anonymes de la classe de nos menus grignotages à la roue dentée. Ça me semble plus gai et plus vivant que les mèches saturniennes qui expirent sur les crépis en contemplations morbides. Faut dire que le contexte était différent. A cette époque le foot informel de la cour se pratiquait avec une boulle de papier enrubannée de scotch jusqu’à la taille d’une grosse balle de tennis. Balle déchirée, on remettait du scotch. Mais nous les cancres nous planquions dans les buissons pour tester des ampoules, dessinions des Lucky-Luke d’un seul trait, fourrions nos poches de fruits d’eucalyptus pour la fronde. Ça se bagarrait sec, dans la cour migraient sans discontinuer des essaims chahuteurs. Je me souviens d’un KO à la suite d’un coup de pied dans la tête et de la fin de journée passée comme aveugle à suivre les cours hébété faisant mine. Certains diront que ça explique des choses.

Laurent, lui qui est féru d’astrologie, pour cerner mes traits de caractère fait plutôt appel aux étoiles. Compte tenu de ma date et de mon lieu de naissance, il s’en suivrait que je suis :

Uranus comme planète dominante

Avec Uranus dominant, vous êtes original, romanesque, excentrique, porté vers l’idéalisme, vers l’utopie, sans souci des conventions. Vous vous refusez à une vie de formalités, êtes bien déterminée à briser la chaîne des conventions sociales et à mener une vie indépendante, une vie qui vous permettra d’exprimer votre individualité. Original dans vos idées, dans vos manières de vous habiller, de vous nourrir, vous formez une classe à part. Vous ne faites rien comme les autres, et alors, c’est presque pour vous une revendication. …
(Affligé, Uranus entraîne excentricité, obstination, sensualité excessive et des goûts pervers. Il mène aux idées les plus extrêmes dénuées de tout bon sens, de toute logique.)

Maison 5 dominante

Avec une maison V dominante vous ne vous ne contentez pas d’exister, vous voulez être important, rayonner. La création artistique, les loisirs, le jeu sont vos domaines de prédilection. Ils représentent autant d’activités permettant d’affirmer votre identité, votre Moi. Créer au sens large, voilà votre raison de vivre, peut-être pour mieux vous contempler dans vos oeuvres. Ceci vaut aussi pour votre progéniture, sur laquelle vous reportez vos propres désirs de reconnaissance et de réussite. Les affaires de coeur vous préoccupent aussi beaucoup; en effet elles vous donnent le sentiment de votre valeur personnelle simplement parce qu’une autre personne vous a trouvé digne d’amour.
En quelques mots : grande créativité dans une logique de plaisirs et de besoins.

Ascendant en Verseau

Vous apparaissez comme quelqu’un de très sociable mais aussi de très individualiste. Vous aimez et allez spontanément au contact des gens mais en fait n’avez réellement besoin de personne. Les amis occupent une place importante dans votre vie. Vous semblez toujours avoir mille activités, mille relations, mais éprouvez la nécessité d’un retour à la solitude afin de retrouver l’espace de liberté dont vous avez tant besoin. Vous semblez aussi assez souvent à contre courant peut être par soucis d’originalité. Le changement et la nouveauté vous rechargent et vous ne concevez le couple ou toute forme d’association que dans un cadre de liberté.

Votre Moi – Votre ego : Soleil en Cancer

Profondément marquée par les bonheurs de l’enfance, votre personnalité hypersensible peine à s’épanouir dans le monde adulte, loin du cocon familial. Alors, quelle que soit la situation, personnelle ou professionnelle, vous cherchez constamment à en retrouver le goût, fait de stabilité et de douceur. Votre idéal est avant tout familial, mais vous ne rechignez à travailler, à condition que votre métier fasse appel à votre imagination et à votre sensibilité. Mais, face aux difficultés, vous préférez vous réfugier dans la rêverie plutôt que de les affronter. Tout comme vous aimez rester enfermé dans une pièce ou dans votre chez-vous. Ce qui fragilise beaucoup vos relations et votre carrière. Mais ce cocon, à la fois concret et abstrait, fait aussi votre force car vous vous y ressourcez à l’envi.

Votre sensibilité : Lune en Lion

Vous avez des idéaux ambitieux, une vision noble de la vie et refusez tout relâchement, autant chez vous que chez les autres, ce qui vous amène parfois à vous comporter en tyran. Généreux et sensible, vous êtes autant tourné(e) vers les autres que vers vous-même, et vous adorez être adoré, si possible par le plus grand nombre. Vos émotions vous guident et vous les affichez sans retenue. Mais le refus vous trouble car vous ne le comprenez pas, heureusement, vous y êtes peu confronté(e), tant vous savez vous faire apprécier.

Mercure en Cancer

Mercure en Cancer apporte une remarquable mémoire et une grande faculté d’adaptation, que ce soit aux événements ou aux opinions des autres. Cependant, votre esprit n’est pas forcément très rationnel et vous avez trop tendance à vous laisser diriger par votre intuition. Vous êtes sensible aux louanges et à la flatterie, mais aussi à la critique, qui vous blesse facilement, c’est pourquoi vous évitez soigneusement de provoquer autrui et préférez le mettre en valeur.

Mô fois…

Tyran magnifique, dandy narcissique !

source: astromail.fr

3 Commentaires

  1. cigalll

    mieux vaut monter aux étoiles que les ramener ici bas non ?

  2. pop corn

    comme disait Deleuze dans son livre sur Bacon, la toile n’est pas vierge au départ et il ne s’agit pas de la remplir. en vérité il faut retrouver dans le tumulte en enlevant comme on sculpte. vis à vis de sois même c’est pareil, s’extraire des déterminismes pour dessiner sa vie.

  3. cigalll

    s’il vous plait oui