Le frigo s’ébranle tout les quart d’heure, je l’ai débranché pour dormir. Nuit toute en glissements, sans trace. Réveillé tôt, déjeuner silencieux. Quelques courses. Travaillé à cette vue de briques toute la matinée. Mangé dans la casserole. Marché tout l’après midi. Pris des photos. Pensé à ce passage de la Recherche où par le mouvement de la voiture les clochers aperçus au loin semblent pivoter dans un mouvement stellaire. Peindre comme une manière de tourner autour des objets.
Seul et en silence je travaille encore un peu le soir. Dans le petit poste sans age que je branche en réchauffant dans la casserole le reste des raviolis, du bon rock, Buckley, Metallica, Elvis et maintenant Led Zep. Les guitares énergiques, les colonnes Marschall, des rêves de lycée. Le présentateur date « don’t water » de septante sept. Je me sens plus au nord que de coutume.
Parmi les quelques bouquins, je ramène de la main Calvaire des chiens de François Bon acheté d’occasion mais pas encore lu, j’attend son Dylan pour juin probablement. 88 F au dos du Calvère. Pour le frigo, j’ai acheté des boules Quies.
La musique, l’accent belge dans les mots de l’animateur, la pièce nue, ça vous déplace parfaitement.
« L’oeuvre n’est jamais qu’une bribe. Ne donne jamais qu’une idée de ce qu’il y aurait lieu de dire (ou de peindre)si nous étions capable de vivre ce dont le manque nous lancine. » Charles Juliet
Amusant clin d’oeil à une certaine ville…
Pour égayer ton quotidien, tu pourrais aussi lire « Le génie de la boîte de ravioli » de Germano Zullo et Albertine, tu n’ouvrirais plus jamais une boîte de ravioli sans y penser et sans espérer!
Je vous qu’au Nord ton esprit cherche la moindre petite allusion au sud ;), Marseille quand tu nous tiens!
S, merci pour le commentaire texto.