Paris. Lessives, courses, divers. Vernissage Montrouge, sélectionnés pour le salon européen, les tableaux devraient voyager entre l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Autriche. Avec l’accrochage imposant dont je bénéficie, cela est une bonne nouvelle qui justifie les efforts engagés. Croisé quelques connaissances, des habitués. Interview pour le journal de TPM, les beaux-arts et après. Entretien avec Stéphane L. pour article sur le salon pour le site de la ville. RDV chez Gilian Gelzer pour retour Valenciennes avec ses tableaux pour l’expo à venir à l’H. Coup de fil du salon 2 jours après, qui compte annuler ma sélection en raison du fait que je sois suivi et soutenu par une galerie. Etonnement et déprime, puis rumination. Ascenseur émotionnel. Retour des doutes et des difficultés. Quitter Paris, la ville pratiquée par le réseau anxieux de ses bretelles et ceintures autoroute. Chris Rea, on the beatch. Poster le CD pour les éditions du flipbook. Arrivée Nico à Valenciennes. Je monte les châssis acheminés ; tendre, enduire. Vertige de la situation, vivre comme dans le tube aux éclats étoilés d’un kaléidoscope. Ces quelques mots de Baudelaire en regard de mes derniers papiers balnéaires ; images d’un monde antérieur comme voilé par les larmes de la nostalgie, domaine impalpable de l’imaginaire. Certainement en partie. Mais l’opposition historique photo/peinture (XIXème) remplacée par une combinaison, des influences réciproques. La vague qui lèche le sable se retire sur une zone apaisée, combinaison humide et sableuse. Dans ma pratique où la peinture réclame le regard photographique comme un conditionnement moderne se mêlent prélèvement et construction dans une impulsion à compresser le panorama et la carte. Par certains aspects effectivement l’image est toujours invisible derrière le référent auquel elle « adhère », (Barthes) elle appelle d’autres images en cascade et revient nourrir le phénomène dans les intervalles en proposant son inépuisable tremblement. Brûle de se dire dans son HTML à elle. Oscillation entre cette capacité évocatoire et une existence propre des ces images tendant à devenir elles même un monde autonome. Ce qui fait que l’art toujours fabrique un monde déjà là.
Commence deux tableaux. Souchon, foule sentimentale.
Courses, ménage. En bute toujours avec le paysage n°38. Avance jusque tard le soir le 39, 40 puis 41. Fatigue dans les yeux et les tempes.
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