On pense pas trop, ou bien timidement, de peur qu’à l’écoute s’amène le vertige. A la vérité c’est angoissant les boules Quies dans une pièce vide et qu’on ne connaît pas. La présence de l’atelier à l’étage, juste sur la tête, l’aplomb d’un vide, et la chaise qu’on imagine comme soutenant un fantôme. Qui sait bien qu’on l’imagine puisqu’il se retourne, que ses orbites nous percent dans un sourire énigmatique. Cauchemar de gamin. Parce que l’extrémité d’une pensée aurait toujours quelque chose d’effrayant. Et outre ça : (le lit au milieu de la pièce comme cerné par ces objets qui se penchent), la rupture d’avec son monde ordinaire et ce flottement qui s’insinue dans les rues que l’on marche, où tout ce que l’on frôle semble à énorme distance. Présence disproportionnée du vide entre les choses.
Réveil à 8h00. Il fait froid. A la radio, while my guitar gently weeps.
Me vient le mot sommaire à propos du travail de M.R. Moyens sommaires. Désir d’en ajouter alors qu’il faudrait réduire. De rien on ne fini.
Je travaille au papier avancé hier soir. Un Semaines est en préparation pour l’expo en cours ici. Antoine Perrot. J’étais venu en voir le vernissage. Je pense à un second article pour la revue, l’expo Fabien Verschere chez Michel Rein. Une phrase se coince en moi, qui sans doute servira de base au texte à venir : « Rien ne sera épargné ».
Pop up Antivir: ce programme tente de se connecter à Internet/l’autoriser ?/l’autoriser toujours ?/ -Avira GmbH-
Faire lien immédiatement à ces lignes du Calvère lues la veille: quand GmbH a rapproché de lui sa caméra, il n’a pas osé s’arrêter ou le repousser. GmbH à la majuscule terminale pour beschränkter Haftung, vraiment ?
Me revient depuis quelques semaines cette phrase de Van Rogger peu avant de mourir : Je peindrais des tableaux tout blancs, tu verras. Si ce n’est pas sa phrase exactement, c’est du moins celle qui s’obstine en moi. Je peins avec cette obsession, la lumière sur les volumes, et cette quiétude que je voudrais par ces pans de blanc. Cette suspension de tout dans un temps qui tient autant du deuil que du devenir.
Visites avec Pascal tout l’après midi dans sa wolksvagen éprouvée. Musée des Beaux-arts de Tourcoing, Stephane Benault et collections. Rachel Reupke au centre d’art Espace Croisé à Roubaix. Mohamed El Baz au centre d’art de Lille. La petite surface, galerie d’exposition à Faches Thumesnil vernie ce soir. Le musée des Beaux-arts de Valenciennes aussi. Je rentre au soir seul par les ruelles éteintes. Outre la brique, uniformément. Fatigué et diffus.
Vous etes dans la region de Matisse, ne manquez pas son musee…
Je n’y manquerais pas. Toujours en exil? J’espère que vous aurez bien reçu mon colis.
Une chaise, une table, un lit, un savon… marseille s’ex « île », oui pourquoi pas (!). Ratatouille ou raviolis ou ratatouille… ne pas oublier de prendre des laitages, des fruits, des « friandises », aussi !
Je distingue les premiers dessins, à côté, des briques, encore des briques…
Ne pas oublier de rêver… aussi !
Question : As-tu lu « Bachelard » La Poétique de l’espace ? et « L’Eloge de l’Ombre »?
Réponse souhaitée pour colis à envoyer.
Petit manuel de l’artiste en résidence :
Ne pas laisser le lit au milieu de la pièce, dormir la tête contre un mur, c’est mieux, et sortir le frigidaire sur le palier pour les nuits…
éloge de l’ombre de Tanizaki, passage obligé, lu en 1ere ou 2de année aux Beaux-arts. Bachelard dans la foulée, la flamme d’une chandelle, poétique de l’espace, poétique de la rêverie.
Wolkswagen ou Wokswagen ou Wolkenswagen, plus marrants que Volkswagen…
volkswagen autant pour moi. Je savais bien peuple+voiture mais ma dislexie…