C’est l’expression du doute. Un billet pour demain. Il y en aura d’autres après, et vogue la galère ! Le linge est mis en tas, sorti de la machine, ce sont des lambeaux accumulés en couches,
accablants. J’en bourrerais mon dos.
La musique est coupée au ciseaux d’un claquement de porte
en bas dans la rue
et s’éloigne assourdie. J’irais à la borne demain retirer mon billet. Chargé je ne sais comment ! L’errance moderne c’est la carte bleue (d’autres l’ont déjà dit). 14h37, escale 30 minutes environ à Aulnoye où je me penserais sur un quai sur une île. Au large desquels on passe,
pour des destinations.
A 17h29 je reconnaîtrais les rues qui mènent au centre, l’angle par lequel on arrive au bord de la place d’arme, tous les rails du tramway. Je traînerais mon sac. Le 14 rendez-vous, présentation à l’atelier, le soir le train d’Amiens sans pieds à terre là-bas. Première épreuve capes et retour Valenciennes. A travers les fenêtres
Tes pas ne sont pas si perdus…
Au fond ils savent où ils te mennent…loin, ils te, ils vous mèneront loin…même ne train.
Pas à pas tu vogues vers l’inconnu, sans te perdre.
Capes heureux, bon courage