Valenciennes 58

Ma tête, comme dedans la forêt, est une lumière en miettes. Ballotté au courant : Valenciennes/Amiens/Valenciennes. Hébergé coq en pâte, merci Alex et sa fée du logis. Epreuve du capes avec sa colonie de farfelus. Des moniteurs, des imprimantes, des scanners, des écrans plats 21 pouces, des réchauds, des moulages en paraffine, en plâtres monté sur du grillage, des planches et des tasseaux, des tentes sous lesquelles on s’agite, des rétro projecteurs, un pot d’échappement avec son silencieux, un tambour de machine, des carreaux de plexi, du chatterton, des scies sauteuses, des sèches cheveux, des caméras numériques, des tables de montage, un appareil à chambre, des tachistes, des matiéristes, des abris de planches derrière lesquels ses passent des choses, on bidouille, on gratouille. Comme un monde d’insectes affairés. Des chariots de supermarché pleins de caisses à outils, boites diverses, grands rouleaux de papiers, pochettes grand aigle ou raisin, des tasseaux, des structures préparées en kit, des pains de terre, des branches de bambous avec feuilles, une caisse de pommes de terre germées, des pots, des sceaux, des bidons, des lampes, des pistolets à colle thermique, des vernis, des colles, des enduits, caparol, vinylique, laque, acryliques, encres, un morceau de clôture de quatre mètres carrés de taule galvanisée avec ses deux piquets. Des ressorts, des bouts de ficelle, des élastiques, du tissu. Deux mini fours. Moi, arrivé par le train, quatre feuilles de cartons et mon sac de couchage.

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