Lu tard histoire du retable italien de Chastel. Avec plaisir. Sachant n’en retenir rien d’utile à une dissertation sur le sujet. Rien des dates ou des noms. Au fond, un polar didactique.
On n’a pas la décision de faire rentrer certaines choses dans les couches plus profondes.
Courses à Auchan, connexion internet. Griller des croques monsieur. Un quotidien s’installe. Bic jetable une lame. Mousse. Quelques boites. L’allure si spéciale des corned beaf. J’en prendrais une juste pour la forme, ces si judicieuses sculptures quotidiennes. Je m’afraîchi le menton, me coupe trois fois. J’aime dans ces façades de béton cet art sommaire de n’en pas faire. La bouteille de crème à récurer rivalise avec les vigoureux Carpeaux vu hier au musée et dans la lumière du néon le velouté amande de sa silhouette souple avec à la jointure du capuchon ce qu’il faut de débord, comme ces traces de colle dans quelques sculptures de Richard Deacon, pour une échappée dans la maîtrise, une latitude à la matière même.
Les effets de textures des immeubles modernes, les explorations sur la peau, les transparences sont intéressantes en architecture (Toyo Ito, Jean Nouvel…), les bâtiments blancs à peine animés de dessins orthogonaux de leurs structure –austères– me sont plus affectés au rêve.
Me renseigner sur les conditions d’inscription à la bibliothèque, je pense surtout aux DVD. Au final peu nombreux. Le 21 avril, dédicace humour avec l’auteur des Euphorismes de Grégoire. Petit livre de ma bibliothèque à l’époque où j’en finissais avec les « étiquettes ». Coïncidence aberrante.
Les papiers que je peins ont à la réflexion quelque chose de l’imagerie : ces affiches publicitaires exhibant dans les beaux jours des résidences à venir, des lotissements. Quelque chose s’est dévoyé. Je n’atteins pas ce que je veux. Ou s’en est que le chemin mauvais.
Pour ce film que j’ai en projet depuis l’Espagne, auquel je bute, the beautiful of the narative, je ne sais pourquoi tout à l’heure que les séquences comme parfois se montent dans la tête, j’entendais la voix de Bergounioux et le film en prenait épaisseur. Philippe, tu m’écriras un poème ? Envie de cinéma, je regarde Lords of Plenty de Wenders, mettre de la musique sur les images, mettre du temps au dedans, fascination d’une étendue qui défile, d’un volume qui par visées successives, juxtaposées, partielles, se constitue. Y aurait-il possibilité de mettre tout ça en peinture ? Je lis le Chastel, les retables polyptyques furent une réponse.
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