Le livre de Martin, P. Blanchon

Le poème en partie s’écrit à l’insu du poète, les mots portent sans doute toujours un peu au-delà de ce que l’on entend. Des relations s’instaurent entre les mots que l’on entend parfois à les relire vingt ans plus tard, admettant : « tu ne savais pas ce que tu disais...

les échappées

On porte tous en nous des projets d’échappées ; qu’on irait traverser des paysages longuement et à chaque instant rencontrer le monde dans ses ondulations ordinaires, le sentir refléter en nous comme au passage d’un camion citerne poli comme un chrome. Du moins je...

une fable

Dimitri m’avait proposé ainsi qu’à Thomas et Guillaume d’écrire un peu pour un projet commun qui devait nous rassembler entant que « nouveaux imagistes ». Un mot comme ça peut vous faire raconter toute sorte d’histoires. Voilà: C’est du fait...

peau

Car enfin ces immeubles, à l’image de ces crânes qui hantent l’histoire de l’art, sont des boites dont la peinture (déjà bien avant les nabis, dès 1550, Vasari écrivait qu’une peinture « est une surface plane couverte de zones colorées, qui peut être un panneau de...

Les choses sous le regard

Il y a une sorte de dénuement des choses qui les fait apparaitre parfois comme suspendues, hors du monde, pures présences emplies de solitude. Alors Cézanne peut dire « sensations colorantes », « sensations confuses » comme à notre état naissant. Et Rilke peut dire...

Agostini chez Publie.net

Philippe Agostini/chaque oeuvre cherche après ce qui la fonde, 8eme livre de la collection Portfolio que nous coordonnons Arnaud Maïsetti et moi. Philippe fait parti de ces quelques-uns dont j’ai croisé le chemin sur Internet d’abord et qui quelque soit la...

dérives atelier

En fait je passe deux heures comme ça sur ma chaise à regarder les tableaux, les défaire mentalement et essayer des choses. Ça me bouffe les yeux, me fout des mots de crâne : faut voir l’effort que c’est essayer de faire venir une image. L’esprit qui part, qui lutte...

l’image qui manque

D’abord, j’avais surpris sur la route cette silhouette émergée des arbres (ou peut-être est-ce plus juste de dire que quelque chose en elle m’avait surpris) sans bien que je sache dire ce qui me retenait et a fait que je ressente ce désir contrarié de celui à qui une...

Quand la ville inventa la photographie*

Le peinture convenait au paysage : il y avait ce rapport ample qui joignait le temps et l’étendue, le geste d’embrasser le monde ou de le déployer en une vaste scène qui rapportait au théâtre. Jusqu’à pouvoir dire parfois que peindre était comme étaler un paysage. De...