dilatoire & amplique

26.10 On a roulés à la nuit et avalé ce qui se donnait de paysage dans les phares: une succession de bandes blanches au rythme lancinant. Comme à la fenêtre passager le clignotement lent de l’éclairage publique illumine régulièrement la vitre et partie de vous même....

D’écrire le réel

On a tissé le texte d’après ces quelques observations, difractées en quelques sorte, selon le continuum de la phrase et du récit qu’engendre la littérature. On a dissocié les aspects ; ils ne pouvaient nous apparaître distincts du tumulte que par ce que nous les...

les terrains vagues de JM Alberola

Chaque tableau est toujours pour moi un fragment je demande à ce que l’ on ne considère jamais un tableau seul, ce qui compte, c’ est l’ ensemble de l’ histoire qui avance. Un tableau est comme un mot et pour faire la phrase, il faut beaucoup de mots ou de tableaux....

Ici la langue se cherche

Et donc il s’agit toujours de saisir ce qui va, et dedans quoi on est pris de mouvant et confus, d’où sortent aussi parfois quelques éclats vifs, cinglants. Amusant de constater désormais avec l’usage blog comme la pratique de l’écriture ici est elle aussi prise dans...

Fragments reçus du monde comme il va

Tu as regardé les immeubles par gène De dévisager les gens. Mais dans les immeubles dressés tu les as -les gens- vus pareil. Projetée dans le vide de ne pas s’appartenir sous sous l’aplomb de l’horreur que c’est d’être négligé et plus encore alors se brûler sur place...

que le tableau impose

Il s’agissait tout intuitivement de distinguer, d’opposer à une certaine photogénie un lieu moins évident et qui retienne davantage. Que le tableau impose son antiquité mystique ou spirituelle d’icône : un point du monde où quelque chose advient qui retient à lui...

c’est folie ordinaire à la forêt criée

Alors tu t’en vas après ça hurler dehors ce qui s’emmêle en toi et comme t’en nettoyer de ces accumulations mauvaises tu m’as dit, oui, comme ça : je vais crier dans la forêt, et le cri lâché, la forêt d’apparaître en lieu d’une confusion et toi dedans maintenant...

La playlist infinie de nos routes

Un qui mime de conduire dans une décapotable. A l’arrière plan une affiche. Les rideaux qui dégueulent par une fenêtre ouverte flottés par le vent. Longuement vous absorbent. Les derniers étages affrontés au ciel que l’on bouge du regard. Gens qui passent devant un...

Fragments d’un livre cinéma

J’imagine la plage, une vague qui reflue. Peut-être une côte estompée. Le jeu d’oiseaux marins dans le ciel qui virent sur l’aile et qu’on échappe. Le rythme régulier et assourdissant d’un train qui passe le quai, une silhouette devinée par intermittence dans...

Café lecture

Carte blanche à Fabienne Swiatly au Café lecture Les Voraces de Lyon le samedi 27 septembre de 17 heures à 23 heures. Le programme propose des lectures, des projections vidéo et des Tentatives sonores autour des textes et des auteurs publiés sur remue.net. Lecteurs et...