Paterson – William Carlos Williams

L’homme et la ville liés dans le cheminement de leur existence fragmentée d’éclats ordinaires. Imbrication vertigineuse d’aspects qui par un montage des plus fin, à l’allure des plus libres, atteint à cette impression de complétude dans le mouvement, de dépassement...

Sophie Ristelhueber

Sophie Ristelhueber s’attache aux désordres des lieux traversés par des événements, aux traces que laissent à la surface les conflits et les guerres. Et ce n’est pas tant de reportage qu’il s’agit, en terme de critique et politique, que d’une archéologie géopolitique...

Grenouillages

C’est un petit livre, pas bien plus qu’un cailloux qu’on distrait le temps d’un ricochet, une fantaisie qu’on échappe. Un petit livre qui, visitant nos intérêts et nos fantasmes batraciens, invite aux Grenouillages -Qu’est-ce, les grenouillages ? Avec l’enfantine et...

Tom Sachs

Par de nombreux aspects, avec plus ou moins de zèle, le matériel que l’homme fournit à l’homme est de médicaments dont les promesses occultent les effets secondaires. C’est à dire que toute amélioration, tout confort que l’on s’offre, tout artificiel soutien, porte en...

Le nuage Magellan

En inventant le premier outil, l’homme déléguais en un objet une partie de sa force physique et un peu de son intelligence. Comme la parole, l’outil était porteur de pensée et de puissance par delà le corps et en une région nouvelle. Si l’homme a changé et la pierre à...

Forme de l’inconfort

La vie moderne et tout son matériel semble n’être que la matérialisation simultanée de nos mouvements, ce vers quoi nos pulsions nous jettent, leur réification, comme un terrier prend la forme des gestes sous terre de son habitant. Un abri qui se matérialise sur un...

Avec l’espièglerie, l’encyclopédie et le radeau

L’enfant nous raconte sa pensée : « Dit moi un mot qui a de la force. –Le vent. –Pourquoi il a de la force « le vent » ? –Parce qu’il va vite. » « Et dis moi où il est le rêve quand tu rêves. -Pendant qu’on ne dort pas il est dans notre tête. Pendant qu’on dort il...

Et beaucoup de fatigue.

On a coutume pour évoquer la pléiade de nos désirs désordonnés de dire comme on s’éparpille, et l’on peut y voir littéralement comme on émiette un pain au vent, soustrayant l’objet à une dissolution dispersée. Dans cet intérêt volubile et négligeant pour le morceau...