mallarmé

hasarder


« La science en voie de se faire à deux aspects. Ce qu’on pourrait appeler science de jour et science de nuit. La science de jour met en jeu des raisonnements qui s’articulent comme des engrenages, des résultats qui ont la force de la certitude. […] La science de nuit, au contraire, erre à l’aveugle. Elle hésite, trébuche, recule, transpire, se réveille en sursaut. Doutant de tout, elle se cherche, s’interroge, se reprend sans cesse. C’est une sorte d’atelier du possible où s’élabore ce qui deviendra le matériau de la science. »
François Jacob (prix Nobel de médecine en 1965) Lire la suite →

Parler-peau

Parler peau


L’amour désigne dans les métiers de l’impression la qualité du contact entre la matrice et la feuille qui déterminera la qualité du tirage. Lire la suite →

Greco-Espolio-Lyon

El Greco


On ne voit jamais bien d’où sortent les singuliers et par quel mouvement, pas de côté, par quel geste ils s’extraient, s’affranchissent d’une certaine manière de penser, de sentir ou d’agir qui fait le monde de leurs contemporains pour en susciter une alternative. Ce qu’il aura fallu qu’ils vivent ou qu’ils ignorent, ce à quoi ils auront dû se frotter, ce qu’ils auront dû fréquenter, entretenir, et la volonté alors qu’ils avaient à cœur contre l’évidence, contre la norme, contre le nombre, d’exercer, portés par une foi, un désir, une vision, un horizon qu’ils avaient à définir. A moins que ce soit inconsciemment, sans latitude, par une tournure involontaire, une nécessité presque mécanique, et malgré eux ou sans savoir. En souffrance parfois. Lire la suite →

zahn

Regard et autorité


« pan en panti» (Tout est dans tout )
Anaxagore

Si, à peine nous ouvrons les paupières, toute l’animation du visible nous pénètre, sollicitant notre rétine à la manière d’un bombardement lumineux à travers lequel se forment des espaces, des textures, des mouvements, le regard oppose à cette submersion subie, réception passive, un mouvement paradoxal de projection. Lire la suite →

'Les_Platanes_à_Céret'_by_Chaïm_Soutine,_c_1920

Lombes


« Chaque objet contemplé, chaque grand nom murmuré est le départ d’un rêve et d’un vers, c’est un mouvement linguistique créateur ».
G. Bachelard

« On collecte les mots dans un carnet telles des plantes dans un herbier ».
Gilles A. Tiberghien Lire la suite →

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Être prédestiné au labyrinthe


« Être prédestiné au labyrinthe »
F. Nietzsche

« Dans chaque musée, partout autour du monde, on a telle ou telle toile qui fait qu’on reviendrait ici uniquement pour la voir. Ce qui n’empêche pas le goût des grandes expos monographies, mais qu’importe d’avoir à attendre le temps qu’il faut pour revenir à Berlin ou Chicago, ça force à intérioriser, c’est comme les souvenirs des intensités liées à sa propre vie en fait. On les retrouve donc, ces toiles, comme un de ces vieux copains qu’on ne croise pas souvent, et on est tout surpris de la fixité de ce qui s’exprime dans le visage ou la relation même. »
F. Bon Lire la suite →

urdla

Raùl D à l’URDLA


Difficile de parler d’exposition. Et le mot d’installation semble encore trop étroit pour cerner un peu ce qui se joue ici. Dispositif, terme trop technique et désincarné assèche ce qu’il pourrait y avoir de poétique. On en restera alors faute de mieux à parler de proposition, accordant qu’il ne s’agit là ni d’un exercice de monstration ou de scénographie de pièces existantes, ni tout à fait du déploiement d’une seule œuvre, mais d’une sorte de récit composite, offrant à expérimenter un espace : la configuration suggestive d’un lieu singulier. Lire la suite →

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Aller voir Baboulène


Des barques sur un quai, au mouillage, des collines, champs de lavandes ou vignes, oliviers, un mas provençal ou une table de cuisine avec rouget et oursins, bouteille de vin, bouquet de fleurs dans un vase émaillé. Les sujets sont connus, épuisés par les marchés, les petites galeries de Provence qui proposent des tableaux comme des cartes postales, des bibelots de boutiques souvenir. Lire la suite →

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necro


Confession : à part une courte période, lycéen peut-être, un peu avant ou un peu après, sensibilité adolescente, romantisme, attrait pour les virtuosités graphiques, je suis toujours passé à côté des grandes toiles sombres de Velickovic, dessins vigoureux à la plume ou au pinceau, pleins de tensions et de torsions, familiers de cette beauté convulsive qu’annonçait Breton et que je voulais bien entendre pourtant. Lire la suite →

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Edouard, Peggy et l’énigme du puits


Qui sait quel homme, quelle femme, si c’était là une chose qui engageait d’être seul ou participait d’un rituel mobilisant un groupe, si un allait là en « mission » pour les autres ? Pourquoi il avait fallu aller si profond dans l’obscurité de la grotte, dans ce puits si compliqué, si périlleux d’accès et pourquoi ces figures ? L’animal, semble-t-il, éviscéré et cette figure humaine étrangement schématique, étrangement basculée, étrangement ithyphallique dont la tête comme d’oiseau en fait une sorte de dieu égyptien, de pictogramme presque en regard du soin réaliste appliqué aux animaux alentours ? Lire la suite →