L'ironie veut que ce soit à Calais où sa famille a émigré, accompagnant l'installation paternelle d'un atelier de dentelle, que le jeune Richard, à 15 ans, apprend auprès de François Louis Thomas Francia la peinture anglaise et l'aquarelle sur le motif. Peu après, à l'occasion d'un nouveau déménagement à Paris il rencontre et se lie d'amitié avec Eugène Delacroix qui dira de lui que « personne dans cette école moderne, et peut-être avant lui, n'a possédé cette légèreté dans l'exécution, qui, particulièrement dans l'aquarelle, fait de ses ouvrages des espèces de diamants dont l'œil est flatté et ravi, indépendamment de tout sujet et de toute imitation ». Est-ce lui qui lui a parlé de Dieppe, de Fécamp, d'Étretat ? Ou les côtes étaient pour un élève de Francia et cette génération d'aquarellistes une évidence ?