Une seconde conversation
Image: Jérémy Liron, Yann Eouzan et Oriane Déchery.
Une seconde conversation , moitié moins longue, a sur le même principe permis une intrusion au cœur des préoccupations que peuvent avoir étudiants en art ou jeunes artistes et apporte comme en complément rhizomatique quelques réponses à des commentaires récents. S'y dessine à peu de choses près les conversations actuelles où le serveur web remplace le décors ancien des brasseries mais où les anecdotes ne continuent pas moins de ricocher au caprice.

Jérémy Liron, Yann Eouzan et Oriane Déchery.

C'est cet homme, un militaire qui oeuvrait dans les années 50 ; une sorte de nettoyeur, missionné dans des pays « sales », et qui voyage avec sa famille, le temps d'accomplir ses missions. Un peintre de nature morte ; son fils dit ça de façon assez péjorative ; la nature morte comme ce rapport frontal au monde, que tu organises, avant de le fixer dans la pâte. Il avait par ailleurs un jardin, qu'il aménageait d'années en années ; ses amis l'admirait, et un jour, l'ont poussé à peindre ce jardin. Hoo vanié... Et le voila donc, en catastrophe dans ce jardin, à se demander où mettre son cadre... Et, suant, invoquant le seigneur, il recule, recule, et finit par se retrouver dehors, à la porte du paysage, mais réussit à cadrer finalement ; et il peint... Mais il y a cet arbre ; il ne va pas, il déséquilibre, il gêne ; ça ne va pas ; comment faire ? Il finit par l'évacuer, l'enlever, tricher. Ecart suprême pour ce militaire « judéo chrétien » nous rappelle son fils. Il n'arrive plus à dormir ; il a triché ; le pas de trop ; il ne peut le tolérer. « Sort de mon cadre ; sort de mon cadre » La famille, réveillée, se retrouve dans le jardin, ou le malheureux est en train de couper ce chêne envahissant « sort de mon cadre »

pop corn dit :
m'étonnes pas, la nuit ça t'arrives pas de convoquer en souvenir ta peinture en cour et d'y batailler, comme s'éloigner y revenir pour essayer d'y voir sortir qque chose?

cigale dit :
oué mais de la a abattre un arbre en invoquant le ciel pour que cet arbre disparaisse; quand même

pop corn dit :
des fois même en rêve je pousse un truc qui encombre et m'empêche de bien voir

cigale dit :
et le gars c'était un peintre du dimanche hein

pop corn dit :
oué l'était bien fada la gars!

cigale dit :
haha

tu fais la même !!

pop corn dit :
ché pas des fois y'a un dilemme et t'essaies en rêve juste par l'imagination que le truc du tableau il se change tout seul pour s'équilibrer et là tu sais pas si c'est le tableau qui change vraiment comme une métamorphose sous tes yeux ou si c'est juste ton regard qui change

oriane dit :
ah la perception ,le point de vue

voir et ensuite re voir

cigale dit :
bé j'espère que ça va relancer le débat sur Monet en tt cas

pop corn dit :
tu te rends compte que ton taf il n'est pas si figé et stricte que ça mais qu'il est mobile et changeant.. le tableau n'est pas le même que quand tu l'as quitté quand t'y reviens.. du coup des fois t'as l'impression qu'il y a même plus besoin de toucher juste tu restes des heures à regarder et le tableau change, se révèle devant tes yeux

cigale dit :
et c'est pour ça que tas besoin du regard des autres ; savoir quelle est la réalité de cette image...

oriane dit :
c'est un écrivain chinois qui parle de ça avec l'image d'une montagne

cigale dit :
vas y raconte

oriane dit :
tu la regarde, tu t'en détourne pour ensuite mieux la revoir

ou la voir différemment

philosophie orientale a laquelle je suis particulièrement attachée

cigale dit :
mais la nature, c'est différent de la peinture (?), et c'est dans cet écart que tout ce joue

la nature bouge, et dés lors que tu la fixes, comment tu te places face à ca...

oriane dit :
tout se transforme par la perception

c'est peut être facile...

ce que je dis

chaque oeuvre fait partie d'un processus

rien n'est figé

cigale dit :
tu crois ça toi ?

oriane dit :
je le sens comme ça

cigale dit :
malgré tt , la Joconde a pas beaucoup changé en quelques siècles

pop corn dit :
« le monde est une branloire prénenne » tu bouges sans cesse et nous y bougeons aussi

oriane dit :
oui oui

cigale dit :
(Montaigne ça non ??

oriane dit :
tout meurt et renaît sans cesse

pop corn dit :
impossible de regarder la Joconde comme elle était regardée à l'époque donc du coup la notre est différente de la leur)

oriane dit :
exact

le contexte du regardeur et du créateur

comme des strates qui peuvent se confondrent en certains points

cigale dit :
oué mais le problème se pose, parce que l'arbre que tu vois tes forcement contemporain, physiquement, je veux dire, chaque seconde est unique dans ce rapport entre deux choses vivantes ; ça n'est pas le cas dans ta relation a un tableau, là ou seul le spectateur change...

(si un de vous me parle que le tableau, lui aussi est vivant, je me déplace...)

oriane dit :
c'est pas parce qu'il ne bouge pas physiquement qu'il est fixé

ha

pop corn dit :
ce qui me gène souvent avec les orientaux c'est leur manière de poser le problème comme une solution mais faut avouer que c'est déjà ça, alors que nous on a tendance à partir de leur constat pour créer des pistes, trifouiller du coup créer un nouveau monde de spéculations..

cigale dit :
en tt cas, il ressemble plus a un mort, qu'a un vivant

oriane dit :
parce que tu l'as déjà fait. .tu passes déjà a autre chose dans la continuité

cigale dit :
hein ??

oriane dit :
c'est comme un point de repère potentiellement modulable (en 3D)

c'est pas linéaire quoi

pop corn dit :
suivant d'où tu regardes ce volume complexe, il change en apparence du tout au tout

oriane dit :
oui

cigale dit :
c'est sur, mais ça tient à quoi... le tableau n'est pas le motif ; mais il n'est pas l'objet non plus

pop corn dit :
certains diront que dans son essence (de manière abstraite) il reste semblable, d'autre que pour qu'il existe il faut que je le perçoive donc il est dépendant dans son existence même de mon mouvement

cigale dit :
es ce qu'il ne vaut pas mieux regarder directement la sainte victoire qu'une toile de Cézanne ?

pop corn dit :
tu y verras pas la même chose

oriane dit :
c'est pas pareil!

pop corn dit :
tu regardes la st victoire pour elle même et le tableau pour lui même, même s'il peut y avoir des chevauchements

cigale dit :
et bien je crois que ce qui participe de cette fascination qu'on a pour l'art, c'est qu'au fond, c'est un peu comme regarder un cadavre

oriane dit :
pourquoi tu vois les choses mortes alors qu'elles ne sont juste en train de changer

cigale dit :
cé moi qui change, pas elle

oriane dit :
changer c'est faire mourir une partie

pop corn dit :
par ailleurs on sait pertinemment que quand tu regardes la st victoire tu vois une partie de sa manifestation physique, une partie de ce que tu sais, une partie de ce que tu fantasme d'elle, une partie que ton oeil te fait voir mais qui n'est que dans lui.. etc.

oriane dit :
de toi, de ton regard et d'elle

pop corn dit :
la st victoire en tant qu'elle est soumise au tps et à l'espace, de toute façon elle change.. en plus toi aussi..

cigale dit :
en tt cas elle a une espèce de vie autonome ; quand je ne suis pas en train de la regarder, elle continue à changer ; pas la toile de Cézanne

pop corn dit :
donc vous changez tout les deux mais pas forcément en parallèle, votre relation est irrégulière,

oriane dit :
tout change autour de sa toile... alors elle change aussi

elle se place différemment

pop corn dit :
oui la toile ne peut être considérée seul, elle entre en rapport avec le monde

cigale dit :
je crois que l'installation de Monet ma fait l'effet d'une montagne ; je peux l'imaginer sans visiteurs ;

oriane dit :
elle existe par le regard qu'on lui porte, les regards

cigale dit :
comme une entité naturelle

même en temps que fabricant d'art, c'est bizarre, je trouve ce rapport a la nature ( a la réalité au sens large...)

pop corn dit :
c'est un paradoxe que tu dis : imaginer sans visiteur c'est déjà se poser soi même comme un visiteur à moment donné

(privilégié)

oriane dit :
sans interférence

pop corn dit :
un peu un dieu

cigale dit :
(j'ai l'impression qu'il a réussit a donner une sorte d'autonomie a ce truc, un peu comme la pièce de Kapoor, tas l'impression que c'est vivant, que ça a besoin de rien

oriane dit :
c'est aussi un but de toute oeuvre...non?

cigale dit :
que ça pense tout seul

oriane dit :
la sortir de soi

pop corn dit :
(si une conversation à des facettes tu viens de changer de plan.)

cigale dit :
comment ça ?

(cé beau ce que tu dis tu sais

changer de plan?

pop corn dit :
(c'est un détail, a un moment la discussion se place d'une certaine manière par rapport au sujet et hop d'un coup c'est comme un ajustement de ta part, réattaquer par un autre coté, )

oriane dit :
un autre coté!!!

cigale dit :
oué mais pour revenir au point

oriane dit :
ca nous glisse des mains

pop corn dit :
on a l'impression d'un absolu dans le relatif de notre propre conception

ça reste subjectif

oriane dit :
hoouu oui

cigale dit :
ça reste bizarre que de vouloir rajouter au monde, qui en a déjà trop... C'est sûrement ce qui nous fascine d'ailleurs dans une montagne, c'est de constater a quel point on ne peut la saisir ; tout ce qui change effectivement sous nos yeux, tout ce qu'on ne voit ^pas, mais qui bouge quand même

oriane dit :
on transforme

pop corn dit :
c'est pour ça cette impression de ne pouvoir que parcourir le monde, jamais l'embrasser dans son entier

oriane dit :
tout se transforme

il faut mourir pour ça

pop corn dit :
faut bien qu'on s'occupe

cigale dit :
mais entre parcourir le monde e vouloir l'arrêter dans un objet inanimé, tout en voulant absolument le penser animé

oriane dit :
tu l'arrêtes pas, c'est ton regard qui s'arrête

pop corn dit :
il est dit qu'on crée un peu pour comprendre, faire l'expérience d'un mécanisme, digérer ce que l'on appréhende..

oriane dit :
un moment , un endroit

cigale dit :
oui mais en ayant la prétention de créer quelque chose de l'ordre du vivant je crois non?

alors, si c'est pour comprendre, c'est autre chose

le tableau n'est alors pas comparable a la montagne..

pop corn dit :
on a ce besoin pour cerner une chose ; de se poser dessus et l'observer mais ce n'est pas possible ça bouge trop donc on s'y remet, on crée donc nous même du mouvement par la répétition

il y a plusieurs composantes à l'intérieur du geste, un peu pour comprendre un peu une pulsion de matérialiser soi même qque chose, engendrer, un peu pulsion de parure, d'ordonancement ..etc.

oriane dit :
on crée notre propre système en partant des systèmes déjà existant

on les regardent, les comprend, et on les transforme

cigale dit :
un peu comme une sorte de miroir

pop corn dit :
y'a de ça

cigale dit :
bien plus que comme nature

oriane dit :
pas aussi linéaire

cigale dit :
le miroir na rien de linéaire

pop corn dit :
mais un miroir qui reflèterai à la foi nous, le monde et notre façon de voir le monde

oriane dit :
alors a multi « facettes »

pop corn dit :
pas un simple face à face

oriane dit :
oui ok

c'est ce que je voulais dire

pop corn dit :
du coup nous vu qu'on essaie tout de comprendre, on est curieux et ben des ces multifacettes on essaierai de repérer des relations. .etc et ça ajoute encore des couches

cigale dit :
donc l'œuvre est trace

oriane dit :
oui ces relations

liens

pop corn dit :
trace pareille que miroir : trace de plusieurs chose à la fois

cigale dit :
elle na rien de vivant

oriane dit :
la trace?

cigale dit :
comme le cadavre est trace de la vie qui fut

presque encore la

pop corn dit :
elle a de vivant une mise en abîme du problème, la trace à nouveau on la regarde etc..

oriane dit :
ou un autre point de départ

pop corn dit :
elle est trace/question or la question c'est irrémédiablement vivant

oriane dit :
elle atteint un vide...apte a tout recevoir de nouveau

cigale dit :
mais alors une bouteille d'eau est oeuvre aussi

pop corn dit :
c'est pour ça qu'on est arrivé à dire tout est oeuvre donc retournable en : rien n'est particulièrement oeuvre.. donc conflit ceux qui se disent professionnels de l'art et déterminent un cadre où ça sera plus manifestement oeuvre

convention

un peu comme les enfants disent;: « on dirait que toi tu étais le méchant et moi je t'attrapais.. »

non, puisqu'on retrouve ce rapport naïf finalement, essentiel

oriane dit :
naïf?

pop corn dit :
bé de se créer un monde

oriane dit :
ah oui.. comme dans l'enfance

pop corn dit :
de vouloir y croire

oriane dit :
c'est beau je trouve

faut pas que ce soit une fuite c'est tout

cigale dit :
en tt cas tu te demandes des fois pourquoi tu fais ça... je veux dire ça serait pas moins simple que de rien faire, et c'est toujours tellement en deçà de l'expérience elle même, du vivant

pop corn dit :
vu que c'est un cercle la fuite t'emmène là d'où t'es parti

oriane dit :
tout est une question de choix de toute façon

pop corn dit :
d'un certain coté t'as pas le choix c'est dans ta nature humaine de te poser des question de les manifester sous forme de création et puis c'est une expérience de vie

de courir après ton ombre

oriane dit :
oui mais tu choisis qu'en faire et comment

cette notion de toujours devoir avancer

pop corn dit :
je sais pas si tu crois choisir plus que choisi vraiment

cigale dit :
oué bé des fois , tu te dis que ça serait pas plus mal que de le garder pour soi...

oui c'est vrai peut être qu'au fond tu fais ça parce que tu n'as pas le choix

(au fond...)

oriane dit :
ou alors c'est le meilleur choix

parmi ...

pop corn dit :
et puis t'es tellement dans le doute, comment viser le bon endroit dans le brouillard?

cigale dit :
le meilleur choix, faut voir... ça apporte plus de problème qu'autre chose...

oriane dit :
ah bah tu tâtonnes!

c'est bien les erreurs aussi

pop corn dit :
peut être que ça s'impose comme le meilleur choix effectiveme,nt

cigale dit :
(et ça tâtonner, ça t'connait... héhé)

oriane dit :
oui je pense

ah ah

cigale dit :
héhé

pop corn dit :
oué mais je veux dire erreur par rapport à quoi, choix par rapport à quoi tout est indistinct

cigale dit :
par rapport au tout petit temps que tas a passé par ici

oriane dit :
tu sais quand c'est une erreur ou pas tu apprends

pop corn dit :
ça changera sans doute au final pas grand chose

oriane dit :
ah ...

vous etes tristes les mecs

cigale dit :
a la liberté que tas avec ce temps, bé des fois ça limite l'art

oriane dit :
y a tellement de paramètres qui rentrent dans tout

pop corn dit :
t'as un temps que tu utilises, ça peut nourrir des générations suivantes, même tes contemporains, c'est déjà pas mal (sans parler que ça t'a nourri toi pendant le chemin)

oriane dit :
c'est déjà bien, non?

pop corn dit :
oué,

cigale dit :
mais personnellement et aussi pour tous, je veux dire simplement que si on était aussi ouvert dans la vie que dans les musées, ça serait peut être pas plus mal, et que des fois, se cacher dans un musée, c'est juste une façon de vouloir être ouvert sans faire trop d'efforts... de regarder une montagne tout en n'ayant pas l'inconvénient de pouvoir se faire attraper par une tempête, voir un ouragan

pop corn dit :
après face au monde et aux galaxies le jour ou plus rien on pourra pas dire que ça a changé qques chose à Pluton qu'on la considère comme une planète ou comme une veuve blanche

oriane dit :
on s'occupe

pop corn dit :
oué faut se débrouiller pour équilibrer ça

oriane dit :
a trouver des choses

mais quoi?

ça nous transcende

pop corn dit :
vous vous souvenez dans l'histoire sans fin? le gros rocher dans les marais qui est en fait une énorme tortue?

oriane dit :
ah oui

cigale dit :
??

pop corn dit :
l'autre il lui dit il faut faire qque chose c'est la fin du monde, mais elle elle répond;: à quoi bon

oriane dit :
c'est comme ça, ça tourne quand même

pop corn dit :
ça lui est égal

oriane dit :
que veut on sauver?

nous même?

pop corn dit :
parce qu'elle symbolise le monde qui n'a pas de sentiment ni de considérations, une planète en moins c'est égal

cigale dit :
bé des fois me demande si on devrait pas se concentrer un peu plus sur le vivant, tant qu'elle est encore la la planète

pop corn dit :
se sauver de quoi, de notre condition humaine?

oriane dit :
oui

peut être

cigale dit :
et ben pourquoi on veut absolument se sauver de cette condition???

pop corn dit :
le vivant c'est l'ensemble des choses, du milieu dans lequel tu vies, comme tu peux pas l'embrasser tout entier, tu te focalises suivant tes goûts..

oriane dit :
je sais pas justement

cigale dit :
on sait que c'est peine perdue, et on fait quand même...

oriane dit :
ton chemin quoi

pop corn dit :
on le vit mal d'être rien au fond, ça froisse l'ego, et puis la fin, c'est vertigineux

oriane dit :
faut bien avancer, construire transformer...être

et puis faut faire des Blagues surtout

cigale dit :
j'ai l'impression que faire de l'art, c'est un aveux d'échec avant l'échec... tu fais comme si tété déjà mort, et du coup t'essaies de rester vivant

pop corn dit :
ah très important les blagues!

oriane dit :
mais non, c'est pas la mort

pop corn dit :
tu sais que t'es bientôt déjà mort

oriane dit :
sans les blagues on serait mort

pop corn dit :
et comme dit Cyndi lopper: 'girls.. wohoho; oho girls just wana have fuhuun!

oriane dit :
elle a tout compris

cigale dit :
elle a surtout gagné plein de poignon!

oriane dit :
c'est la vie

pop corn dit :
c'est pour ça qu'elle a tt compris, s'exprimer et se débrouiller pour vendre ce qu'on dit

oriane dit :
oui exact

comme nous

pop corn dit :
après t'arrives + ou moins

oriane dit :
on s'adapte

pop corn dit :
quand c'est qu'on publie cette conversation et qu'on fait un best seller?!

oriane dit :
aujourd'hui, ne perdons pas de temps

on va mourir!!!

alors vite les gars

cigale dit :
bé sé pas ; y a mon pote Cri... la il est en Australie ; l'été serveur a Sidney ; et puis il a rencontré une hollandaise, qui partait dans le nord ; alors il est parti dans le nord ; il va peut être revenir deux mois cet été, pour faire du kayak dans les gorges du Verdon... Y a quarte mois, il vendait des sandwichs a Londres...

oriane dit :
profitons

pop corn dit :
bé il a choisi ça vie

cigale dit :
et ben y nique tout le monde ; comme vivant, tu fais pas mieux

oriane dit :
c'est la seule chose a dire

voila le choix

pop corn dit :
bé moi j'ai choisi d'être peintre, l'été je me ressource chez ma famille dans le sud, des fois j'économise pour faire un voyage.. j'ai rien à lui envier, pour personne ça va être facile tout les jours

cigale dit :
et nous on lit des bouquins, et on raconte des p'tites histoires qu'on sait même pas quel degré de réalité elles ont