Ce « repos de l'esprit » qu'il souhaite prodiguer à ceux qui regardent ses toiles, il le rapproche encore de ces antiques dont toutes les parties sont considérées au même titre et desquels se dégage une impression d'ensemble, d'unité. Il faut entendre là l'importance de la composition qui architecture l'œuvre et lui donne cette solidité finale en laquelle elle repose. Et c'est finalement de cela qu'il s'agit : élever la toile au milieu du chaos comme un repère ou comme un premier mot conquis sur le babil du monde. En ceci il s'agit d'un acte de compréhension et de clarification, ce sera essayer de mettre de l'ordre en lui-même, d'y voir clair et ainsi « devenir conscient de la qualité de (ses) désirs ». Une autre fois, il note après un entretien avec Rodin : « quand j'arriverais aux détails, j'aurais terminé mon œuvre : celle de me comprendre ». Car l'artiste est son propre trait d'union avec le monde dont il est et qu'il ne peut atteindre sans poser au préalable les rapports qu'il entretient avec lui.
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