On en avait déjà fait l'expérience avec son Tumulte , l'élaboration de l'Incendie du Hilton , puis Après le livre et enfin avec cette Autobiographie des objets : le texte s'écrit d'abord sur le blog où on le découvre jour après jour sous une forme séquencée et cette unité compacte que lui donne le format « livre » s'enrichie de cette expérience d'écriture par « entrée » qui n'est pas sans rappeler l'intertextualité du Web, l'accumulation verticale des blogs. Et là où le livre s'achève, à la publication, le texte continue puisqu'il ne s'agit jamais de conclure, mais seulement d'engager des manières qui révéleraient ce qui nous fait dans notre rapport au monde.
Autobiographie des objets, François Bon, Seuil.